Article mis en avant

Covid-19: Une nouvelle organisation du Blog Herbéo pour vous conseiller et vous aider durant cette période particulière

Notre dernier billet sur une prévention naturelle raisonnée contre l’épidémie avait été écrit avant la grave extension des infections par le coronavirus et avant les mesures de confinement. Il reste d’actualité. Pour vous accompagner durant cette période nous avons remanier notre blog, avec trois onglets nouveaux.

Actus Scientifiques

Dans un premier onglet « Actus Scientifiques » vous trouverez différentes informations générales et avis sur des produits naturels d’intérêts pour stimuler l’immunité ou aux potentialités antivirales. Nous allons démarrer par une grande étude sur les huiles essentielles et leur propriétés antivirales éventuelles. Ce sujet nous occupera sans doute sur plusieurs semaines et sera remis à jour régulièrement.

Nous souhaitons nous inscrire dans la droite ligne des déclarations du 16 mars 2020 du président de la République: « évitez l’esprit de panique, de croire dans toutes les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux-sachants «  Nous apporterons des informations scientifiquement étayées en toute humilité car l’immensité de ce que nous ne savons pas est bien plus grande que nos maigres certitudes !

Recettes et Astuces

La période est propice au rangement de sa maison et à la découverte de trésors oubliés dans nos tiroirs ! Nous vous invitons via nos réseaux sociaux à redécouvrir vos richesses en plantes et/ou huiles essentielles. Vous avez peu être aussi un petit jardin plein de promesses en ce début du printemps. Envoyer nous un message avec vos trouvailles et nous vous suggérerons sur nos réseau et sur ce blog mille et une façon de vous en servir utilement !

Fiches de Phyto-aromathérapie

Nous vous proposons de regrouper sous cet onglet des fiches didactiques sur des plantes ou des huiles essentielles, mettant ainsi une bibliothèque virtuelle à disposition de ceux qui souhaitent en savoir plus sur les plantes qui nous entourent.

Prenez soin de vous et de vos proches en restant chez vous !

Pour rappel Herbéo tient une permanence téléphonique du mardi au vendredi de 11h à 18h n’hésitez pas à laisser votre message si nous ne pouvons vous répondre dans l’immédiateté.

Respectez les consignes et ne cédez pas à la panique !

  • Suivez et respectez scrupuleusement les consignes de confinement
  • Restez chez vous et ne sortez que pour les motifs justifiés et valides
  • Laver vous les mains au savon souvent au cours de la journée
  • Eviter les contacts physiques et tenez vous autant que possible à distance de vos proches
  • Ne tousser pas en mettant vos mains devant la bouche mais tousser plutôt en mettant vos coudes devant la bouche cela évite de contaminer vos mains
  • Si vous pensez avoir des signes évocateurs d’une infection virale pulmonaire (toux, oppression respiratoire, température) ne vous rendez pas aux urgences ni chez votre généraliste utilisez le site
    https://maladiecoronavirus.fr/ et si nécessaire appelez le 15
  • N’appelez pas le 15 pour des renseignements, le bon numéro est le 0 800 130 000
    https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13894
  • Suivez les indications données par les médecins.

La Fumeterre

Par Benjamin Delfaut

Nul besoin d’aller très loin pour mettre le nez sur des plantes médicinales ! Nous vous présentons aujourd’hui la fumeterre. Au fond du jardin, sur un talus, un tas de pierre ou contre un mur, vous y trouverez certainement de beaux spécimens de cette plante bienfaitrice. Alors, ne la piétinez plus et préservez-la ! Elle a tant de vertus.

Zoom sur la Fumeterre :

Fumaria sp.

Fumaria officinalis L. est désormais incluse dans la famille des Papavéracées (dont font partie le coquelicot et la chélidoine). Le nom du genre Fumaria dérive de l’allemand « Edraute » qui signifie « Rue des champs » et par glissement a donné « Edrauch » qui signifie « Fumée de terre ». Il s’agit d’une petite plante herbacée annuelle (30 à 80cm), cosmopolite des décombres. En France, elle apparaît au mois de février. Sa racine est pivotante et de taille bien inférieure aux parties aériennes ; sa tige, dressée ou rampante, est frêle et délicate : on a vite fait d’arracher la fumeterre par mégarde ! Les feuilles sont alternes et divisées, de couleur vert glauque.  On constate deux saisons de floraison : une au printemps (mars à mai), la seconde à l’automne si les conditions le permettent. Les fleurs sont regroupées en grappes à l’extrémité des tiges : elles sont rose clair, marqué de pourpre foncé voire de brun au sommet. Les fruits sont de minuscules capsules ovoïdes. Toute la plante dégage une légère odeur âcre. La fumeterre a une saveur amère qui a tendance à s’accroître au séchage.

Que renferme la fumeterre ?

En médecine, on emploie l’ensemble des parties aériennes fleuries.

La fumeterre renferme une forte teneur en sels minéraux (potassium) lui conférant une action diurétique. Elle contient aussi des tanins (astringence), des flavonoïdes (rutoside, isoquercétine), de l’acide fumarique et des acides-phénols qui vont participer à l’amertume de la plante. On retrouve de très nombreux alcaloïdes (près d’une centaine décrits au travers des différentes espèces de fumeterre) qui sont titrées à près de 0,3% du totum de la plante ; l’alcaloïde principal étant la protopine.

Protopine

À quoi peut-elle bien servir ?

L’amertume de la fumeterre (notamment en infusion des parties aériennes séchées) permet de stimuler l’appétit chez les convalescents (plante apéritive). Elle stimule l’ensemble des sécrétions digestives, principalement lorsque celles-ci font défaut : salivation, sucs gastriques, bile. Dans ce cas, prendre une tasse concentrée d’infusion 20 à 30 minutes avant de se mettre à table.

La fumeterre est amphocholérétique : cela signifie qu’elle est régulatrice du flux biliaire. Elle permet de stimuler les sécrétions biliaires par les hépatocytes lorsque le flux est insuffisant, a contrario elle diminuera cette fonction sécrétrice pour s’opposer à un débit trop important ; et elle facilite l’élimination de la bile (cholagogue). Elle exerce une action antispasmodique, en particulier au niveau du sphincter d’Oddi qui contrôle l’évacuation tant de la bile que des enzymes pancréatiques dans la lumière intestinale qui permettra une bonne digestion. Elle est indiquée dans les troubles hépato-biliaires (spécialité Oddibil® disponible en pharmacie): boue biliaire, dyskinésie biliaire, insuffisance de sécrétion hépato-biliaire, troubles digestifs liés à la prise de psychotropes. Aussi, elle améliore cliniquement les migraines d’origine digestive. En cas de lithiase, la prudence s’impose pour ne pas risquer d’aggraver la situation. L’action de la fumeterre est relativement douce et harmonieuse sur le plan vésiculaire, elle ne sera pas aussi drastique que l’artichaut ou le radis noir. Toutefois, on évitera de la prendre en automédication dans le cadre d’une indication décrite ci-dessus, mais seulement après un avis médical favorable.

La fumeterre est aussi un bon diurétique, elle sera indiquée dans les problèmes de rétention d’eau, ou en adjuvant d’un traitement contre l’hypertension (aubépine, olivier).

La fumeterre est une excellente plante pour réaliser une cure de drainage saisonnière !

L’expérience de l’usage traditionnel nous apprend que la durée de prise de la fumeterre en fera varier ses effets. En effet, si on la prend sur une dizaine de jours tout au plus, alors elle agira comme un tonique (sur les troubles digestifs et sur l’état général). Dans ces indications, on se limitera à des cures courtes, et on imposera des pauses thérapeutiques d’au moins 15 jours entre deux fenêtres de travail.

Si on poursuit la prise au-delà de 10 jours, alors la plante devient calmante (cela est dû principalement à ses alcaloïdes). À ce stade, elle devient tout indiquée pour les tempéraments agités, hypertendus (avec +/- une répercussion cardiaque de cette agitation : arythmie, tachycardie). Elle conviendra particulièrement lorsque le sujet sera pléthorique.

Sur une prise prolongée (minimum 1 mois) par voie interne et/ou externe (compresses imbibées de l’infusion qu’on boit), elle soutiendra la fonction d’élimination de l’émonctoire peau, qui est interdépendant du foie. Traditionnellement, on la recommande pour traiter les prurits, le psoriasis, l’eczéma suintant et les dartres.

Comment l’employer ?

On peut employer la fumeterre à l’état frais comme à l’état sec. Fraîches, les parties aériennes fleuries devront être utilisées sans attendre. Une fois séchées rapidement au soleil par temps sec ou sur des claies à l’ombre dans une enceinte contrôlée, les parties aériennes fleuries peuvent se conserver à l’abri de l’humidité et de la lumière durant au moins 2 ans. On infusera pendant 15 minutes, 5g de plante sèche ou 10g de plante fraîche pour 500mL d’eau frémissante. À boire en 3 fois avant les repas. Si l’amertume est un frein, usez d’ingéniosité et combinez-là à la menthe, la mélisse ou encore la matricaire.

On peut aussi réaliser une teinture-mère de fumeterre (bonne extraction des alcaloïdes en milieu alcoolique). On prendra l’équivalent de 30 gouttes 20 à 30 minutes avant les principaux repas, d’une teinture-mère au D1 (dilution au 1/10ème dynamisée après une macération de 3 semaines des plantes fraîches dans un alcool à 80° minimum, 1 part de plante fraîche pour 2 parts d’alcool).

Le Lamier Blanc

Par Benjamin Delfaut

Quelle est donc cette plante dont la tige et les feuilles ressemblent tant à l’ortie piquante ? Il s’agit du lamier blanc, on l’appelle aussi ortie blanche. Son nom botanique : Lamium album. Très commune en France, elle affectionne les sols riches et bien drainés et on la retrouve souvent dans les mêmes coins que l’ortie piquante (Urtica dioica, Urticacées). Nous allons voir comment les distinguer assez facilement dans cet article.

Botanique du Lamier blanc :

Lamium album

Il s’agit d’une plante herbacée vivace qui a donné son nom à sa famille botanique : les Lamiacées. [Critères d’identification des Lamiacées : une tige quadrangulaire, des feuilles opposées et décussées, des fleurs en gueule de loup, le fruit est un tétrakène (4 petites loges, chacune comportant un akène, c’est-à-dire un fruit sec indéhiscent)].

Elle n’est pas aromatique lorsqu’on froisse ses feuilles, contrairement à ses cousines (menthe, thym, sarriette, lavande, etc.). Avant le début du printemps, pour distinguer l’ortie du lamier, il suffira d’observer l’insertion des feuilles sur la tige : l’ortie possède pour chaque feuille deux stipules à l’aisselle de la tige, sorte de petite feuille non développée en forme de languette. Le lamier quant à lui n’en possède pas. Pour les plus courageux, vous pouvez aussi tenter de froisser les feuilles : si rien ne se passe, vous êtes en présence du lamier (dont la feuille est duveteuse). Si à l’inverse cela vous irrite, c’est que vous avez devant vous l’ortie piquante : ses feuilles possèdent des petits poils urticants, de véritables aiguillons gorgés de molécules pro-inflammatoires.

Ensuite, du printemps jusqu’au début de l’été, le lamier blanc développe régulièrement le long des tiges de belles fleurs blanches. Elles se disposent à l’aisselle des feuilles en verticilles (au même niveau, en cercle autour de l’axe de la tige) par 6 à 15 fleurs. À ce stade, la plante peut mesurer de 30 à 90cm. L’inflorescence de l’ortie piquante est morphologiquement bien différente, vous ne pourrez pas vous tromper (grappe de minuscules fleurs).

Que contient le lamier blanc ?

Intérêt gustatif du lamier blanc :

Une omelette au champignons ou au lamier ?

Les feuilles du lamier blanc sont bonnes comestibles, un véritable légume-feuille à consommer sans modération ! Elles présentent une saveur subtile de champignon. Deux fois moins riche en protéines que l’ortie, le lamier en contient tout de même près de 20g pour 100g de plante sèche. On privilégiera les jeunes pousses printanières car elles seront plus tendres et savoureuses, d’autant plus si on les dégustera crues en salade. On les cuisinera volontiers en beignet ou en omelette ; également elles pourront aromatiser une soupe. Les fleurs sont un peu sucrées puisque riches en nectar.

Les parties aériennes fleuries du lamier blanc renferment 0,3 à 0,5% de flavonoïdes (rutoside, tiliroside, quercétine), des tanins, des hétérosides d’iridoïdes et séco-iridoïdes (lamalbide, alboside A et B, caryoptoside), des saponosides triterpéniques, des acides phénols (acide chlorogénique, lamalboside, verbascoside, acide coumarique) et des alcaloïdes (2%, stachydrine).

Propriétés et indications du lamier blanc :

En application locale, il permet de lutter contre les desquamations, les pellicules ainsi que les démangeaisons du cuir chevelu (plante sèche réduite en poudre dans un shampoing solide fait maison, ou faire une infusion concentrée à appliquer en lotion de rinçage).

En bain de siège, il permet de traiter la leucorrhée (rôle antibactérien des flavonoïdes). Pour cela, on comptera 100g de lamier à macérer toute la nuit dans 3L d’eau. Le lendemain, réchauffer et procéder au bain du siège. L’eau du bain doit recouvrir les reins. Cette eau pourra être réchauffée et utilisée encore deux fois.

Par voie interne, il facilite les fonctions digestives, soulage les douleurs hépatiques et vésicales (anti-inflammatoire, eupeptique, antidiarrhéique). Diurétique, il favorise l’élimination urinaire. On l’utilise aussi en tant qu’adjuvant dans les inflammations de la prostate.

Par ailleurs, les flavonoïdes et les saponosides du lamier blanc en font un excellent expectorant. Il sera un bon remède des encombrements bronchiques en fluidifiant les mucosités et permettant une meilleure respiration.

On pourra préparer une teinture-mère à partir des plantes fraîches du jardin. On prendra dans ce cas 30 gouttes 3 fois par jour à diluer dans un peu d’eau à prendre à distance des repas.

On pourra tout aussi bien préparer des tisanes de lamier blanc : compter au moins 30g de plante fraîche pour 750ml d’eau frémissante et infuser 15 minutes avant de filtrer.

Lamier pourpre

N.B. : Seul le lamier blanc (Lamium album) a été vraiment étudié et bénéficie d’une monographie de contrôle et d’indications officielles. Toutefois, les constituants des autres lamiers étant plutôt proches de ce dernier, on pourra tout aussi bien substituer le lamier blanc par un autre lamier : lamier pourpre (Lamium purpureum), lamier jaune (Lamium galeobdolon), etc. De même, tous les lamiers sont comestibles.

Lamier jaune

Une solution pour les mains desséchées par le gel hydroalcoolique

Chloé et Laura nous demandent comment venir en mians aux personnels des Ehpad ou elles travaillent et dont les mains sont desséchées et abîmées par l’emploi fréquent de gel hyrdoalcoolique.

L’alcool et les composés gélifiants ont tendances à dessécher la peau. Avec l’utilisation fréquente qui est faite de ces solutions par le personnel soignant il faut aussi penser à des baumes réparateurs. Les corps gras sont indispensables pour refaire la couche protectrice cutanée. on dit souvent qu’ils vont « hydrater la peau », c’est un peu un abus de langage car les huiles et beurres végétaux ne vont pas hydrater (ce qui signifie littéralement apporter de l’eau) mais plutôt protéger de la déshydratation. Leur action consiste plutôt a rétablir un film protecteur, nourrir la couche superficielle dite « cornée » de l’épiderme permettant, ainsi, d’assouplir la peau et de favoriser la cicatrisation.

Fabriquer un baume pour les mains avec juste deux ingrédients

Vous pouvez fabriquer rapidement un baume efficace en combinant un beurre et une huile végétale. Eviter les huiles minérales comme la paraffine ou la vaseline, préférez le beurre de karité Butyrospermum parkii et une bonne huile végétale : abricot, amande douce, chanvre, avocat, argan, germe de blé, rose musquée ou un macérât huileux de calendula ou centella.
Les macérât huileux sont des macérations de plantes dans l’huile souvent l’huile de tournesol, cela permet d’apporter une propriété particulière à l’huile végétale, adoucissante et cicatrisante par exemple pour le calendula ou la centella.

Faites un mélange en poids de 70% de beurre de karité et 30% d’huile. Par exemple, approximativement, une cuillère à soupe bombée de beurre de karité et trois-quart de cuillère à soupe d’huile végétale.

Nettoyer un bol et une spatule et si possible désinfecter les à l’alcool à 70°
Peser le beurre de karité dans le bol et l’écraser à l’aide de la spatule afin d’obtenir une pâte homogène.
Rajouter petit à petit l’huile végétale jusqu’à l’obtention d’une « pommade-chantilly »

Et une version plus élaborée si cela vous tente !

A la pommade précédente vous pouvez ajouter des huiles essentielles aux propriétés cicatrisantes et antiseptiques. Nous vous proposons l’huile essentielle de lavande vraie (encore appelée fine ou officinale) Lavandula angustifolia et de ciste ladanifère Cistus ladaniferus. Pour ce type de produit il ne faut pas mettre plus de 1% d’huile essentielle ce qui correspond pour les proportions données ci dessus à 8 gouttes au total d’huile essentielle; par exemple 4 de lavande vraie et 4 de ciste.

Bien mélanger la pommade et les huiles essentielles en triturant la préparation.
Étiqueter la préparation en notant la date de fabrication.
Conservation à l’abri de la lumière 3  à 6 mois.

Attention aux huiles essentielles, elles sont contre-indiquées aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes et peuvent être allergisantes. Effectuer un test de tolérance dermique
au niveau du plis du coude avec la préparation avant une utilisation plus large.

Les huiles essentielles ont elles des activités antivirales ? Part II

Que sait-on de l’activité antiseptique des huiles essentielles et notamment de leur activité sur les virus. (Pour rappel antiseptique désigne un effet sur des surfaces ou tissus)

Parmi les premières recommandations les plus importantes pour lutter contre l’épidémie actuelle figure la désinfection des mains et des surfaces. Pour cela il faut de bons antiseptiques (voir notre article précédent Part 1) avec des composants virucides. C’est le rôle du gel hydroalcoolique mais aussi du savon qui par ses composés tensioactifs va désagréger l’enveloppe et l’acide nucléique du virus. Il faut aussi veiller à désinfecter les surfaces que nous touchons et qui peuvent être des vecteurs de transmission et si l’on y pense leur nombre est impressionnant : poignées de portes, tables, téléphone portable, souris d’ordinateurs, claviers d’ordinateur, robinets etc et si vous allez faire vos courses ; volant de voiture, guidon de vélo, levier de vitesse, sac à main, terminaux de carte bleues etc etc…. !

La persistance d’un virus sur différents types de surface va dépendre de la nature du virus, du type de surface et des conditions de température, d’humidité… Pour le coronavirus Sars-CoV-2 la question est discutée et en fonction des conditions la persistance de la présence et du caractère infectieux semble pouvoir aller de quelques heures à une semaine [1 – 3]. Il n’y a pas encore eu d’étude publiée sur l’effet désinfectant de surface avec des huiles essentielles sur le Sars-CoV-2, en revanche il existe des études concernant l’effet antiseptique de plusieurs huiles essentielles sur différents virus.

Même si ces études sont peu nombreuses il est possible d’en tirer quelques conclusions. Ces expériences concernent surtout le virus de l’hépatite A et un modèle murin de virus assez homologue à celui de l’hépatite A. Les auteurs qui ont réalisés ces expérimentations cherchaient en effet des moyens de protection de denrées alimentaire potentiellement contaminés par des virus du type hépatite A. Ce virus se transmet, en effet, majoritairement de manière oro-fécale par des légumes ou de l’eau contaminée et est très fréquent dans des pays ou les conditions d’hygiène sont précaires.

Sur ce virus et dans ces conditions les huiles essentielles d’agrumes riches en limonène sont efficaces. Les plus puissantes semblent être celles riches en cinéole (romarin par exemple) et cinnamaldéhyde (cannelle écorce). Paradoxalement le thymol et le carvacrol semble moins efficace dans ces conditions.

Nous verrons dans un prochain chapitre quelles sont huiles essentielles qui ont démontré une activité antivirale dans des tests cellulaires d’infection (ceux-ci mesurant une véritable activité d’inhibition de l’activité du virus dans un système in vitro). Mais il semble raisonnable de préconiser l’utilisation d’une combinaison d’huiles essentielle en désinfection de surface.

Rappelons que les huiles essentielles sont insolubles dans l’eau mais solubles dans l’alcool à fort degré alcoolique, cela renforce bien évidemment leur activité comme antiseptique de surface.

Pour une application rationnelle des données précédentes il est possible de confectionner une synergie en choisissant une huile essentielle dans les trois groupes représentés dans le tableau suivant.

Des recettes typiques de solutions antiseptique pour les surfaces ou les mains sont données dans la rubrique « Recettes et Astuces » de ce blog

A suivre pour une nouvelle synthèse des données publiées sur ce sujet !

  1. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/26/coronavirus-combien-de-temps-le-sars-cov-2-reste-t-il-infectieux-sur-des-surfaces_6034549_4355770.html
  2. https://www.lepoint.fr/sante/comment-eliminer-le-coronavirus-sur-sa-peau-26-03-2020-2368911_40.php#
  3. https://www.nih.gov/news-events/news-releases/new-coronavirus-stable-hours-surfaces
  4. Battistini R et al. Food Environ. Virol. 2019 ; 11, 90.
  5. Fabra MJ et al. Food Environ. Virol. 2016 ; 8, 125.
  6. Sanchez G, Aznar R. Food Environ. Virol. 2015 ; 7, 183.

Le Lierre Terrestre

Par Benjamin Delfaut

Le lierre terrestre (Glechoma hederacea) est aussi appelé « rondette » ou « couronne de terre ». Cette plante, bien qu’abondante et commune, demeure méconnue.

Pour la connaître un peu mieux, et surtout la reconnaître…

Petite plante vivace herbacée affectionnant les milieux humides et ombragés (sous-bois frais), elle appartient à la famille des Lamiacées (comme la menthe, la mélisse, la sauge, etc.). Il s’agit d’une plante rampante, tapissante, facilement envahissante. En effet, la plante assure son développement au sol au moyen de « stolons », tiges rampantes aériennes lui permettant de parcourir de grandes distances. C’est à cette caractéristique qu’on lui attribue son nom « hederacea », lui-même dérivant de « Hedera » qui désigne le lierre. Mais ces deux plantes demeurent botaniquement bien différentes. Au printemps, des rameaux dressés se développent : ils ne dépassent pas 30 à 40 cm de hauteur. La tige quasiment glabre est à section carrée, les feuilles pétiolées sont opposées par paire et décussées. Les feuilles à la base sont en forme de rein, les feuilles plus hautes sont en forme de cœur. Elles sont vert foncé luisant, légèrement duveteuses et aromatiques lorsqu’on les froisse. Cette odeur agréable rappelle la menthe, le citron, le cassissier et l’humus. Le bord des feuilles est régulièrement crénelé arrondi. Des fleurs apparaissent par 2 ou 3 au niveau des nœuds : elles sont dites en gueule de loup, à deux lèvres d’un beau bleu violacé, la lèvre supérieure est tachetée de pourpre. La floraison est abondante du printemps jusqu’en juin, mais peut s’étendre jusqu’à l’automne si le climat le permet. Plante riche en nectar et peu en pollen, elle est très prisée des abeilles.

Fleurs de lierre terrestre Glechoma hederacea

Que contient-il ?

Au moment de la floraison, on récolte les parties aériennes. Elles renferment des sesquiterpènes (glechomafurane), des triterpènes (acide ursolique et dérivés) des flavonoïdes (hétérosides d’apigénine, de lutéoline, de chrysoériol), du β-sitostérol, de l’acide octadécadiénoïque ainsi qu’une huile essentielle (pinocamphone). Le totum possède des propriétés anti-inflammatoires, expectorantes, astringentes et asséchantes des muqueuses notamment ORL.

Que traite-t-il ?

Lorsque les muqueuses ORL sont inflammées, congestionnées et surtout engorgées de sécrétions de mucus, alors le lierre terrestre sera pleinement indiqué. En combinaison au plantain (Plantago lanceolata ou Plantago major), ce duo de choc pris par voie interne asséchera le trop de sécrétion notamment en cas de rhinite/sinusite allergique, ou encore en cas d’otite séreuse.

Par ailleurs, il soulagera la toux, aussi bien une toux quinteuse d’irritation (en association par exemple avec de la mauve ou Malva sylvestris et du coquelicot ou Papaver rhoeas) qu’une toux productive avec difficulté à expectorer (en association par exemple avec du bouillon blanc ou Verbascum thapsus et du marrube blanc ou Marrubium vulgare).

Son pouvoir astringent et asséchant lui permet de traiter les leucorrhées chez la femme, souvent en association au lamier (Lamium album est le plus étudié, mais Lamium purpureum ou Lamium galeobdolon conviennent aussi).

Enfin, comme la plupart des plantes de la famille des Lamiacées, elle est une plante qui facilite la digestion (antispasmodique, anti-inflammatoire).

Par voie externe, on l’emploie traditionnellement en cataplasme comme vulnéraire pour traiter les contusions non ouvertes.

Comment le préparer à la maison ?

C’est une plante idéale à employer à l’état frais, car ses bienfaits s’effacent rapidement au séchage. Une fois les parties aériennes en fleurs cueillies, vous pouvez :

  • Préparer une teinture-mère de plantes fraîches (50g de plante fraîche à recouvrir de 100 ml d’un alcool à 80°, macérer 3 semaines en agitant tous les jours, filtrer, diluer au 1/10ème la préparation obtenue). Prendre 3 fois 50 gouttes par jour à distance des repas.
  • Préparer une infusion de plantes fraîches (infuser 15 minutes environ 20g de plante dans 750 ml d’eau, à boire sur la journée entre les repas).

Dans l’assiette ou dans le verre…miam miam!

Crues dans les salades, cuites dans les soupes ou les sauces, ou encore pour aromatiser un dessert, les jeunes feuilles du lierre terrestre sont comestibles ! Idéalement, à récolter avant la floraison.

Jadis, on utilisa le lierre terrestre lors de la clarification de la bière pour l’aromatiser, avant d’employer le houblon. Avis aux brasseurs amateurs, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

Le Trèfle des près

Par Benjamin Delfaut

Trifolium pratense

Vous reconnaissez très certainement cette plante, très commune partout en France et dans l’ensemble de l’hémisphère Nord. On la croise aussi bien dans les bois, en lisière, dans les prairies, que dans les zones cultivées, en plaine comme en altitude. Plante vivace dont la feuille est trifoliée (composée de 3 folioles), chaque foliole étant en forme d’ellipse, de couleur verte avec parfois une sorte de tâche blanchâtre caractéristique sur le dessus. Les fleurs sont regroupées au sommet de la tige en une inflorescence globuleuse. Les pétales sont soudés, rosés/violacés au sommet et blancs à la base. L’inflorescence est entourée de stipules en pointe élargies des feuilles supérieures. N’avez-vous jamais goûté au nectar sucré de ces fleurs ? Souvenir d’un subtil plaisir enfantin pour certains…

On l’appelle trèfle commun, trèfle rouge, trèfle des près, trèfle violet, miel des près ou encore herbe à vache. Les botanistes, quant à eux, l’appellent Trifolium pratense L. Elle appartient à la famille des Fabacées (légumineuses).

Un concentré de nutriments et d’anti-oxydants!

Utilisée largement comme plante fourragère, elle demeure peu exploitée pour l’alimentation humaine. Et pourtant ! Elle renferme 12 à 15% de protéines, dont des acides aminés essentiels. À cela, on ajoute un cocktail de vitamines : provitamine A, B1, B3, C, E, K. Cette plante est une excellente reminéralisante : on y retrouve du potassium, du calcium, du magnésium, du phosphore ainsi qu’un large éventail d’oligo-éléments (zinc, fer, chrome, cuivre, sélénium, cobalt, bore, manganèse). Enfin, des polyphénols antioxydants puissants viennent compléter le tableau (quercétine, isoflavones). On peut manger l’ensemble de la sommité fleurie ainsi que les jeunes feuilles, aussi bien fraîches que séchées et pulvérisées, à saupoudrer dans les plats. Rien de tel pour recharger les batteries ! À combiner pourquoi pas à l’ortie piquante ou encore la prêle.

Du côté médicinal, qu’en dit-on ?

Cette plante trouvera toute son utilité chez les organismes épuisés et déminéralisés. À la fois diurétique et décongestionnante de l’ensemble du réseau lymphatique (vaisseaux lymphatiques et ganglions, grâce à la présence de dérivés coumariniques), elle permettra de stimuler le drainage en profondeur des diverses toxines qui peuvent engorger l’organisme : déchets cellulaires, médiateurs de l’inflammation, toxines bactériennes, etc. C’est sur le long terme qu’elle se révèlera la plus efficace. On pourra la préconiser en traitement de fond notamment en cas de terrain inflammatoire chronique (maladie auto-immune, sujet sédentaire avec alimentation trop riche, etc.).

Bien qu’absent des Pharmacopées Européenne et Française, le trèfle des près renferme des flavonoïdes originaux : des isoflavones (biochanine A, trifoside et formononétine, qui sont eux-mêmes des précurseurs de la génistéine et la daidzéine). Ces molécules sont des phyto-œstrogènes, c’est-à-dire qu’elles miment l’effet des œstrogènes dans l’organisme en se fixant sur leurs récepteurs. Le trèfle est recommandé notamment lors de la ménopause chez la femme, afin d’en atténuer les symptômes au moyen du rééquilibrage de la balance hormonale, ainsi que pour prévenir l’ostéoporose. En l’absence de données cliniques fiables (preuve de l’efficacité non démontrée car essais contradictoires), cette indication ne repose que sur l’usage traditionnel.

On contre-indique le trèfle rouge chez la femme enceinte ou allaitante, en cas d’hyperœstrogénie ainsi que chez les femmes ayant eu des antécédents de cancer hormono-dépendant (de même que pour le soja).  De par la présence en faible quantité d’une huile essentielle contenant du salicylate de méthyle (effet aspirine-like), on évitera par mesure large de précaution d’employer le trèfle rouge en même temps que des anticoagulants ou de l’aspirine.

Comment l’utiliser ?

On pourra préparer simplement des infusions à partir des sommités fleuries : on comptera 2 c. à soupe de plante sèche (ou 4 c. à soupe de la plante fraîche) par tasse de 200 ml, infuser 10 minutes dans une eau frémissante, boire à raison de 3 tasses par jour, entre les repas.

On pourra également préparer une teinture-mère de trèfle rouge et en consommer 100 à 150 gouttes par jour, entre les repas.

Point sur la recherche :

Bien que placées au centre de préoccupations de sécurité concernant leur potentiel à promouvoir la croissance des cellules cancéreuses hormono-dépendantes, les isoflavones du trèfle rouge et du soja ne font pas l’unanimité parmi les équipes de recherche. Testées en laboratoire sur des lignées cancéreuses humaines (1), les isoflavones du trèfle rouge et du soja ne semblent non seulement pas favoriser la croissance tumorale, mais en plus elles induiraient une diminution de la prolifération cellulaire, une augmentation de l’apoptose (= processus de mort cellulaire) ainsi qu’un arrêt du cycle cellulaire. La nature est pleine de surprise!

Chez l’homme, il semblerait que les isoflavones du trèfle rouge puissent avoir un rôle bénéfique dans la prévention et le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Cependant, le niveau de preuve demeure faible à l’heure actuelle, puisque les seuls essais conduits étaient des tests in vitro ou in vivo chez la souris.

Par ailleurs, des études préliminaires dans le domaine de l’oncologie semblent mettre en évidence un effet préventif (non pas curatif) du développement de cancer de la prostate chez l’homme. Là encore, les recherches n’ont pas dépassé le stade in vitro, le chemin est encore long avant d’escompter valider une quelconque indication dans ce domaine.

(1) Reiter, E., Gerster P., Jungbauer A. Red clover and soy isoflavones – an in vitro safety assessment. Gynecological Endocrinology : the official journal of the International Society of Gynecological Endocrinology. 2011, 12, pp.1037-42. PMID : 21801124

L’Eschscholtzia

Par Benjamin Delfaut

Reconnaissez-vous cette plante qui arbore des fleurs d’un jaune orangé resplendissant ?

Quelques indices façon jeu télévisé : je suis une plante herbacée annuelle (sous nos latitudes, mais bisannuelle si climat plus doux) au feuillage finement découpé et au teint léger vert bleuté. J’appartiens à la famille des Papavéracées, je suis donc une cousine du coquelicot ou encore de la chélidoine. Originaire des plaines et zones côtières de la Californie, j’affectionne les terrains secs, arides et sablonneux ainsi que…le soleil ! Désormais largement cultivée dans les parcs et jardins comme plante ornementale, je suis plutôt facile à vivre et d’entretien. Et si je m’y plais, j’ai même tendance à devenir envahissante. Dès le printemps et ce jusqu’au mois d’octobre, je vous présente mes fleurs au teint orangé vif, chacune comportant 4 pétales en coupe évasée. Mais celles-ci demeureront obstinément fermées en l’absence de soleil.

Mon petit nom ? Je suis le pavot de Californie ! On m’appelle aussi l’eschscholtzia (Eschscholzia californica Cham.) en hommage au botaniste russe Eschscholtz (1793 -1831) qui m’a décrit au XIXème siècle lors d’une expédition dans l’Ouest américain. Mais saviez-vous que je suis également une plante médicinale ? Usage traditionnel : Dans la médecine traditionnelle amérindienne, on employait la racine du pavot de Californie par voie locale ou ses parties aériennes par voie orale pour traiter localement les douleurs dentaires ainsi que les maux de tête.

Propriétés et indication de la plante :

Eschscholtzia californica

De nos jours, le pavot de Californie est utilisé par voie orale pour traiter l’anxiété et les états de nervosité. Administré en fin de journée et le soir, il est indiqué comme sédatif dans le traitement des difficultés d’endormissement de l’adulte et de l’enfant (à partir de 6-7 ans généralement).

Composition chimique de la plante :

L’eschscholtzia renferme de nombreux alcaloïdes (californidine, eschscholtzine, protopine, sanguinarine, etc.). Ces molécules sont vraisemblablement responsables de la majeure partie de son activité. Néanmoins, lorsqu’on les administre de manière isolée, ces molécules s’avèrent peu actives voire inactives. Il faut prendre l’ensemble de l’extrait végétal pour obtenir un effet significatif. Elle renferme aussi des phytostérols ainsi que des flavonoïdes et des caroténoïdes qui lui confèrent la couleur caractéristique de ses fleurs.

Représentation chimique de la californidine

On récoltera les parties aériennes fleuries, si possible au début de la saison de floraison (avril/mai/juin) car la plante exprimera le plus de principes actifs durant cette période.

Comment préparer ce remède ?

La meilleure manière de préparer l’eschscholtzia est sans doute de réaliser un extrait hydro-alcoolique (meilleure extraction des alcaloïdes). Prélevez pour cela les parties aériennes (fleurs, feuilles et tiges), coupez-les finement, versez-les dans un bocal et recouvrez d’alcool.

Option n°1, à privilégier : On prépare la teinture à partir de plantes fraîchement cueillies. Dans ce cas, Comptez 200 mL d’un alcool à 80° minimum (une bonne eau de vie, pas de l’alcool modifié pour désinfection!) pour 100g de plante fraîche.

Option n°2, si pas d’alcool à 80° minimum à la maison: On commencera par faire sécher les plantes. On comptera ensuite 250 mL d’un alcool à 50° (du rhum par exemple) à verser sur 50g de plante sèche finement coupées.

Macérez 3 à 4 semaines au bord de la fenêtre, en agitant tous les jours énergétiquement pour dynamiser la préparation. Au terme de la macération, filtrez et pressez la matière végétale pour en extraire le jus. Diluez au 1/10ème la solution obtenue (pour cela comptez 1 part de la solution filtrée pour 9 parts d’eau, pensez à dynamiser la solution ainsi diluée). Conditionnez dans un flacon en verre brun et consommez cet extrait dans les 2 ans.

Pour la teinture-mère, prévoir une dose de 30 à 100 gouttes par 24h pour un adulte, et adapter la dose selon le poids de l’enfant. On répartira la dose journalière selon les besoins : au fil de la journée pour traiter l’anxiété ou toute la dose en prise unique environ 1 heure avant le coucher pour traiter les troubles du sommeil.

Enfin, si vous n’avez pas d’alcool à disposition, vous pouvez choisir de réaliser des infusions. On comptera environ 8g de plante sèche (ou le double si on infuse les plantes fraîches) à infuser 10 à 15 minutes dans ½ L d’eau. On boira la préparation au fil de la journée pour traiter l’anxiété et toute la quantité en fin de journée pour traiter l’insomnie.

N.B. : Le pavot de Californie possède une saveur plutôt amère. Pour une préparation plus agréable, pensez à l’associer à des plantes aromatiques calmantes telles que la mélisse, la verveine ou encore la matricaire (que vous avez déjà peut-être au jardin).

Masque purifiant vite fait et surtout efficace !

Comment faire un masque purifiant avec peu d’ingrédients ? C’est la question de @biotipful !

Avec juste deux ingrédients ! De l’argile, verte si possible et à défaut blanche ou rose et un peu de thym, romarin ou sarriette, de votre jardin ou terrasse.

Faire une infusion de plante assez concentrée la laisser tiédir; humecter votre argile (2 c à soupe devraient suffire pour faire un masque) avec cette infusion afin d’obtenir une pâte facile à apposer sur votre visage. Laisser poser une dizaine de minutes et rincer à l’eau claire.

Avec quelques ingrédients supplémentaire vous pouvez ajouter à votre pâte d’argile 1/2 c à café d’huile de noisette ou de jojoba dans laquelle vous aurez mis 2 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé OU de petit grain bigarade OU de bois de Ho.

Si vous utilisez des huiles essentielles faites attention à vos yeux; ne pas mettre ce masque sur des zones proche des yeux et vérifier auparavant que vous n’êtes pas allergique en testant la préparation au plis du coude avant de la déposer sur votre visage.

Si vous utilisez des huiles végétales en fluide visage et si votre peau a tendance a créer de petites imperfections, privilégiez des huiles non comédogènes: noisette, macadamia, jojoba. Plus fluide elles ne bouchent pas les pores de la peau.

Anti-stress, résistance et endurance.

Géraldine nous a envoyé le contenu de son placard à plantes et huiles essentielles sur facebook…. elle a plein de ressources utiles pour passer ce moment difficile !

Avec vos belles réserves nous vous proposons un programme de tisanes qui vont tout à la fois renforcer vos défenses et tonifier votre organisme et vous relaxer !

Tisane tonique

Tisane du matin avec vos racines d’eleuthérocoque et les feuilles d’ortie. L’éleuthérocoque est une plante dite « adaptogène » elle renforce la résistance au stress environnementaux, stimule l’immunité est tonifiante sans être excitante. L’ortie est riche en minéraux, acides aminés et vitamines. Pratiquement vous pouvez faire une décoction de racine: faire bouillir 3 à 4 minutes vos racines d’éleuthécoque – 1 c à soupe pour 500 ml -; couper la source de chaleur et ajouter 1c à soupe d’ortie; laisser infuser 10 min; ajouter du miel si vous souhaitez et boire chaud ou froid dans la journée !

Précaution avec l’éleuthérocoque si vous souffrez d’hypertension ou si vous avez un antécédent de cancer hormonaux dépendant.

Tisane relaxante

Géraldine vous avez les ingrédients parfait pour composer une infusion relaxante ! Je vous propose de faire un mélange avec 2 part de feuilles d’oranger, 1 part de fleurs de lavande et 1 part de fleurs de camomille romaine. Laisser infuser 5 min dans une eau à 80° environ. Parfait pour calmer anxiété et stress et passer une bonne nuit !

Vous avez aussi de l’huile essentielle de lavande vraie. Une ou deux gouttes sur l’oreiller faciliteront votre entrée dans le sommeil.

Un gel antiseptique pour les mains

Vous avez aussi des ingrédients qui peuvent vous permettre de réaliser un gel antiseptique pour les mains avec votre huile essentielle de Bois de Ho et votre essence de citron. Auriez vous du gel d’aloe vera ? Si ajouter 1 à 2 % d’huiles essentielles dans votre gel d’Aloe ! Nous vous apprendrons dans un prochain post comment fabriquer votre solution désinfectante sans gel d’Aloé mais avec de l’alcool à 70° ou 90°.


Une mélange parfumé pour vos placards

Maintenant que tout est rangé vous pouvez parfumer vos placard en mettant sur un petit support poreux (petit galet d’argile, tampon de coton…) un mélange d’huile essentielle Bois de Ho, Litsée et Citron cela doit être super agréable

Nous avons presque tout utilisé !

Il reste dans votre collection deux huiles essentielles, la sauge sclarée aux usages vraiment spécifique nous pourrons en reparler et la gaulthérie que je vous recommande de mettre de côté en ce moment.

L’huile essentielle de gaulthérie est composée à plus de 95% d’une substance appelée salicylate de méthyle proche dans ses actions des dérivés « salicylés » (l’aspirine en est un) qui sont anti-inflammatoires par nature peut recommandés en période infectieuse.

Fabriquer sa crème à récurer avec de l’argile blanche

Marie nous demande par mail quoi faire avec son Argile blanche. Sylvie que vous pouvez croiser chez Herbéo souvent le jeudi nous propose sa recette de crème à récurer

Fabriquer sa crème à récurer

  • Un verre de blanc de Meudon ou d’argile blanche et une cuillère à soupe de savon noir.
  • Mélanger jusqu’à obtenir une pâte crémeuse dans un pot opaque.
  • Ajouter 6 gouttes d’huiles essentielles : tea tree, ylang ylang, citron, pin au choix ou en mélange.

On peut facilement doubler les proportions !

  • Laisser sécher sur le radiateur ou au soleil jusqu’à durcissement.

Elle convient pour toutes les surfaces 😉