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Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part V

Notre réflexion de départ

Notre saga touche à sa conclusion. Nous avons passé en revue une grande partie de la littérature scientifique disponible sur les propriétés antivirales des huiles essentielles. Part I; Part II; Part III; Part IV. Au départ notre interrogation était simple. Dans le contexte actuel marqué par une pandémie virale que nul n’avait prévu, les conseils d’utilisation d’huiles essentielles dont les propriétés anti-infectieuses sont bien connues paraissaient être logiques. Mais anti-infectieux est un terme bien large et nous avions affaire à un virus bien particulier ! Il était important d’y voir plus clair et de proposer une approche logique qui puisse aider chacun dans ses efforts pour contrecarrer cette épidémie.

Comme toujours des voix multiples d' »experts » mettaient en garde, dans les médias, contre l’inefficacité et le manque de preuve des approches naturelles et de même de multiples articles, sites et « thérapeutes » diffusaient des recettes et compositions « antivirales » ou de « protection par les huiles essentielles ». L’ensemble de ces réactions nous paraissaient exagéré par apport au corpus de connaissances disponibles et relever plus de positions doctrinales.

La formation médicale -surtout- et pharmaceutique -légèrement moins- méconnaissent totalement les produits naturels. Tout juste y apprend t’on l’origine naturelle de certains grands médicaments (notamment antibiotiques) mais l’utilisation de produits issus de la plante n’est plus, ni connue, ni étudiée, et considérée systématiquement comme désuète, dépourvue d’efficacité et surtout « sans résultats cliniques démontrés ». Nous reviendrons sur ce dernier point qui est probablement le nœud de crispation, de défiance et d’incompréhension. La réaction négative sur les approches naturelles, du corps médical hospitalier, très présente dans les instances de santé, de conseils et de régulation n’est donc pas surprenante. Souvent, de bonne foi, par méconnaissance de la littérature existante – peu médiatisée et répondant souvent faiblement à leur critères de jugement – , des avis négatifs ont été rendus.

Pour les tenants des approches naturelles, l’intérêt antiviral des huiles essentielles ne fait pas débat. Mais leurs arguments sont souvent faiblement scientifiquement étayés. Les références citées étant régulièrement des livres ou des sites internet, qui se copient les uns les autres, sans que les données originales soient consultées. De bonne foi, des affirmations sont posées sans forcément en avoir les arguments. Par contre, l’usage traditionnel, parfois séculaire (voir millénaire !!), et la grande expérience personnelle de certains, constituent des « études cliniques dans un monde réel » souvent sur de larges populations qui mériteraient d’être considérées mais échappent aux critères réglementaires actuels.

Sans doute est-il présomptueux de vouloir réconcilier ces mondes qui peuvent paraître antagonistes ! Pourtant si on y regarde de près la piste des huiles essentielles comme antiviraux naturels mérite que l’on s’y penche sérieusement.

  • Le potentiel anti-infectieux des huiles essentielles repose sur un rationnel scientifique fort pour les bactéries et les champignons microscopiques; des données existent aussi pour certains virus
  • Une utilisation chez l’homme est courante dans des pathologies infectieuses depuis plusieurs millénaires
  • Leur utilisation, si les règles de sécurité sont appliquées ne pose pas de problème majeur
  • Ces produits sont peu onéreux et peuvent constituer une solution abordable pour des populations pour lesquelles les médicaments seront économiquement hors de portée

Ce que nous avons appris

Il y a peu de littérature sur les effets antiviraux des huiles essentielles. Ils sont, clairement , moins bien explorés que les effets antibactériens. La difficulté méthodologique des essais sur les virus est sans doute la principale raison de ce manque de données.
Part I; Part II

Néanmoins, plusieurs études tant in vitro sur culture cellulaires que in vivo chez l’animal ont montré des potentialités antivirales pour certaines huiles essentielles. Quelques virus (notamment les virus de l’herpes et les virus grippaux) ont été étudiés ainsi que quelques huiles essentielles, de nature variée. Les conclusions de ces études sont très délicates à tirer sauf peut- être pour les virus de l’herpes type 1 et 2 pour lesquels le faisceau d’arguments est solide au regard de certaines huiles essentielles. Pour les autres pathologies virales, les données disponibles sont trop parcellaires pour pouvoir affirmer un intérêt scientifiquement validé ; pour le SRAS-CoV1, une seule publication très incomplète, et aucune pour le moment sur le SRAS-CoV2.
Part III; Part IV

Sur les huiles essentielles qui sont le plus testées positivement sur des souches virales, sont retrouvées ; les cannelles ou leur composant principal le cinnamaldéhyde; le thym, la sarriette et l’origan à thymol/carvacrol. Ceci n’est pas surprenant car ce sont les huiles qui ont un caractère anti-infectieux fort, principalement en altérant les membranes bactériennes. Un effet analogue est souvent revendiqué sur l’enveloppe ou la capside de certains virus.
Nous avons été surpris de ne pas voir dans la littérature l’huile essentielle de ravintsara Cinnamomum camphora à 1,8-cinéole pourtant très largement citée dans les ouvrages d’aromathérapie comme antivirale. Parmi les huiles aux composants moins habituels nous avons noté notamment le manuka et la mélisse.

Nos souhaits pour l’avenir

Compte tenu des informations disponibles dans la littérature qui, bien qu’encore insuffisantes, sont porteuses d’espoir,

Compte tenu de l’expérience très étendue d’usage dans des diverses pathologies virales, notamment respiratoires avec des retours positifs et des effets nocifs essentiellement dus à de mauvaises pratiques d’utilisation, de dosages et de non respect des contres-indications,

Compte tenu du faible prix de ces solutions, de leur disponibilité notamment dans des pays à faible revenu,

Il nous semble important que des études in vitro plus approfondies soient menées sur différents virus et démarrées urgemment sur le SARS-CoV2. Il n’est ni justifié ni bénéfique de rester dans un tel niveau d’inconnu et de pré-supposé.

Des études cliniques sont indispensables, elles doivent être pensées de façon raisonnable sans vouloir absolument calquer les standards d’études du médicament, peu adaptés aux produits naturels, mais en gardant une rigueur scientifique et statistique indispensable. Nous voulons croire que cela est possible et sommes disponibles pour participer à établir les critères de telles études.

De telles études pourraient être financées sur fonds public via des appels d’offres ciblés, les sommes nécessaires sont minimes en regard des efforts consacrés à des approches par des médicaments allopathiques.

Manuka – Leptospermum scoparium

Un baume aux huiles essentielles pour l’herpes labial

Maintenant que nous avons bien étudié la littérature scientifique du domaine autant en profiter pour composer de manière rationnelle un baume contre le virus HSV-1 responsable de l’herpes labial. Voir notre article sur l’étude des huiles essentielles sur les virus de l’herpes.

Choisissons dans le panel des huiles essentielles démontrées comme antiherpétiques sur le virus HSV-1 des huiles dont les mécanismes d’action sont différents avec des effets virucides (sur l’enveloppe et la capside du virus) et des actions sur l’entrée du virus dans la cellule ou sa réplication. Attention aussi de sélectionner des huiles essentielles composées de familles chimiques variées pour avoir une action aussi multifactorielle que possible.

Nous pourrions choisir une synergie composée d’huile essentielle de cèdre de l’atlas, de matricaire, de manuka et de bois de santal blanc. Un bon véhicule pourrait être le beurre de karité pour faire un baume qui puisse être apposé directement sur la peau au niveau de la lésion herpétique.

En terme de proportions; pour 20g de beurre de Karité vous pouvez incorporer par trituration avec une petite spatule préalablement désinfectée à l’alcool à 70°, 5% d’huiles essentielles soit environ 25 gouttes d’huiles essentielles au total. Une répartition pourrait être 6 à 7 gouttes de chacune des 4 huiles essentielles choisies.

Votre baume peut alors mis dans un petit pot bien propre (désinfection à l’alcool préalable) et ne pose pas de problème de conservation particulier. L’application se fera localement sur les lésions avec la possibilité de renouveler l’application jusqu’à 3 fois par jour.

Fabriquer une solution antiseptique avec des huiles essentielles antivirales

Sur la base de l’analyse effectuée dans notre article précédent sur les huiles essentielles antivirales nous vous proposons des recettes simples pour faire des solutions antiseptiques.

Attention ! Il faut en tout état de cause privilégier les solutions hydro-alcoolique validées suivant la recette préconisée par l’organisation mondiale de la santé à base d’alcool, d’eau oxygénée et de glycérine. Notamment dans des contextes de soins professionnels. Par contre, vous pouvez aussi avoir à la maison des solutions complémentaires avec peu d’ingrédients judicieusement choisis et dosés. C’est le but de cet article.

De nombreux tutoriels sont actuellement disponibles sur internet avec parfois des erreurs en terme de solubilité surtout lorsque des huiles essentielles sont ajoutées. Rappelons que les huiles essentielles sont solubles uniquement dans les corps gras et l’alcool à très fort degré alcoolique et pas dans l’eau. Le gel d’aloé qui est composé à 98% d’eau ne peut contenir qu’un faible pourcentage d’huile essentielle qui seront dispersées dans le gel.

Pour faciliter la réflexion nous avons résumé les caractéristiques de solubilité de différents produits facilement disponibles et souvent évoqués dans les articles actuels dédiés à ce sujet. Gel d’aloé, alcool à 90°, eau, huiles essentielles et un dispersant comme le cétiol. Il est, bien sur, possible de remplacer l’eau par un hydrolat antiseptique.

Tableau des solubilités

Il est donc possible de concevoir des gels en utilisant des bases du commerce spécialement formulés pour y ajouter des huiles essentielles ou du gel d’aloé plus courant dans nos placards maison. Par contre l’alcool va provoquer une coagulation de certains composés présents dans le gel et le pourcentage d’huiles essentielles incorporable dans le gel d’aloé doit être modéré.
Il est aussi possible de concevoir des solutions à base d’alcool et d’huiles essentielles, attention à leur caractère rapidement desséchant pour la peau et préférer donc leur utilisation pour la désinfection des surfaces. Attention également au caractère très inflammable de ces solutions. Enfin, un mélange, alcool, eau et huiles essentielles est tout à fait possible à condition de pré-diluer les huiles essentielles dans un dispersant solubol, cétiol etc…

Pour votre choix des huiles essentielles reportez vous aux tableaux publiés dans nos articles précédents:

Les Huiles essentielles sont elles antivirales ? Part I

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part II

Nous avons opté ici avec une démonstration avec trois huiles essentielles inspirées par les expériences menées in vitro et choisi une huile essentielle de chacun des chemotype typique. L’orange douce riche en limonène, l’eucalyptus de Smith riche en cinéole et l’huile essentielle d’écorce de cannelle de Ceylan riche en cinnamaldéhyde.
En faisant un mélange à 40% d’HE d’eucalyptus de Smith, 40% d’essence d’orange douce et 20% d’HE de cannelle écorce nous optenon un mélange équilibré avec la présence préférentielle de trois molécules aux propriétés antiseptiques virale démontrées.

Diversité chimique des huiles essentielles considérées (chaque couleur correspond à une molécule différente, présente en proportion variable d’une HE à une autre) et modélisation de la composition chimique de la synergie proposée.

Une solution pour les mains desséchées par le gel hydroalcoolique

Chloé et Laura nous demandent comment venir en mians aux personnels des Ehpad ou elles travaillent et dont les mains sont desséchées et abîmées par l’emploi fréquent de gel hyrdoalcoolique.

L’alcool et les composés gélifiants ont tendances à dessécher la peau. Avec l’utilisation fréquente qui est faite de ces solutions par le personnel soignant il faut aussi penser à des baumes réparateurs. Les corps gras sont indispensables pour refaire la couche protectrice cutanée. on dit souvent qu’ils vont « hydrater la peau », c’est un peu un abus de langage car les huiles et beurres végétaux ne vont pas hydrater (ce qui signifie littéralement apporter de l’eau) mais plutôt protéger de la déshydratation. Leur action consiste plutôt a rétablir un film protecteur, nourrir la couche superficielle dite « cornée » de l’épiderme permettant, ainsi, d’assouplir la peau et de favoriser la cicatrisation.

Fabriquer un baume pour les mains avec juste deux ingrédients

Vous pouvez fabriquer rapidement un baume efficace en combinant un beurre et une huile végétale. Eviter les huiles minérales comme la paraffine ou la vaseline, préférez le beurre de karité Butyrospermum parkii et une bonne huile végétale : abricot, amande douce, chanvre, avocat, argan, germe de blé, rose musquée ou un macérât huileux de calendula ou centella.
Les macérât huileux sont des macérations de plantes dans l’huile souvent l’huile de tournesol, cela permet d’apporter une propriété particulière à l’huile végétale, adoucissante et cicatrisante par exemple pour le calendula ou la centella.

Faites un mélange en poids de 70% de beurre de karité et 30% d’huile. Par exemple, approximativement, une cuillère à soupe bombée de beurre de karité et trois-quart de cuillère à soupe d’huile végétale.

Nettoyer un bol et une spatule et si possible désinfecter les à l’alcool à 70°
Peser le beurre de karité dans le bol et l’écraser à l’aide de la spatule afin d’obtenir une pâte homogène.
Rajouter petit à petit l’huile végétale jusqu’à l’obtention d’une « pommade-chantilly »

Et une version plus élaborée si cela vous tente !

A la pommade précédente vous pouvez ajouter des huiles essentielles aux propriétés cicatrisantes et antiseptiques. Nous vous proposons l’huile essentielle de lavande vraie (encore appelée fine ou officinale) Lavandula angustifolia et de ciste ladanifère Cistus ladaniferus. Pour ce type de produit il ne faut pas mettre plus de 1% d’huile essentielle ce qui correspond pour les proportions données ci dessus à 8 gouttes au total d’huile essentielle; par exemple 4 de lavande vraie et 4 de ciste.

Bien mélanger la pommade et les huiles essentielles en triturant la préparation.
Étiqueter la préparation en notant la date de fabrication.
Conservation à l’abri de la lumière 3  à 6 mois.

Attention aux huiles essentielles, elles sont contre-indiquées aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes et peuvent être allergisantes. Effectuer un test de tolérance dermique
au niveau du plis du coude avec la préparation avant une utilisation plus large.

Fabriquer sa crème à récurer avec de l’argile blanche

Marie nous demande par mail quoi faire avec son Argile blanche. Sylvie que vous pouvez croiser chez Herbéo souvent le jeudi nous propose sa recette de crème à récurer

Fabriquer sa crème à récurer

  • Un verre de blanc de Meudon ou d’argile blanche et une cuillère à soupe de savon noir.
  • Mélanger jusqu’à obtenir une pâte crémeuse dans un pot opaque.
  • Ajouter 6 gouttes d’huiles essentielles : tea tree, ylang ylang, citron, pin au choix ou en mélange.

On peut facilement doubler les proportions !

  • Laisser sécher sur le radiateur ou au soleil jusqu’à durcissement.

Elle convient pour toutes les surfaces 😉

Compléments alimentaires – Les conseils d’Herbéo, l’herboristerie de Bordeaux : La Vitamine C

Avoir du tonus et combattre la fatigue… prenez des plantes à vitamines C !

L’histoire de la Vitamine C est aujourd’hui bien connue du grand public. Sa déficience chez les marins au temps des long voyages à la voile provoquait une maladie mortelle, le scorbut, qui pouvait être évitée lorsque l’on ajoutait au régime des fruits et des légumes et notamment des jus de citron et/ou d’orange. Les signes principaux constaté lors de la déficience en vitamine C nous aident à comprendre le rôle exact de cette substance :

  • Fatigue intense
  • Œdèmes des membres
  • Saignements des muqueuses et sous cutanées
  • Complications infectieuses

Résistance à la fatigue et aux infections, maintien des fonctions vasculaires et de l’intégrité des muqueuses mais aussi d’autres fonctions importantes comme la cicatrisation et la réparation des altérations du collagènes (affections rhumatismales, consolidation des fractures…).

Chimiquement la vitamine C s’appelle acide l-ascorbique et provient directement du métabolisme du glucose. Il existe un équilibre entre la forme oxydée et la forme réduite l’acide déhydroascorbique. La plupart des animaux sont capables de synthétiser la vitamine C mais le singe et l’homme dépendent totalement d’un apport extérieur (c’est la définition d’une vitamine) qu’ils trouvent en général dans les fruits et légumes. La vitamine C est hydrosoluble (dissoute facilement dans l’eau). Lors de la cuisson des aliments c’est plus l’élimination dans l’eau de cuisson que la température qui fera baisser le taux de vitamine C. Les plantes à vitamine C sont donc tout à fait indiquée pour la réalisation de tisanes.

Pour un adulte les besoins journaliers en vitamine C vont de 50 à 150 mg en fonction du degré d’activité physique, du niveau de stress ou de pathologies associées. Prise par voie orale la vitamine C va rapidement être absorbée au niveau de l’intestin grêle et se répartir dans l’organisme, foie, corticosurrénales et hypophyse sont particulièrement riche en vitamine C. L’élimination de la vitamine C se fait principalement dans les urines et dans la sueur.

Du fait de la richesse et de la variété de notre alimentation, le scorbut est, heureusement, aujourd’hui une maladie disparue. Une supplémentation en vitamine C pourra être utile dans les cas suivants.

Adaptation au stress et à l’effort. La vitamine C intervient dans la synthèse du cortisol, hormone de l’adaptation au stress et de la régulation des inflammations d’où la richesse des glandes corticosurrénales à l’origine du cortisol en vitamine C.

Métabolisme du collagène. La vitamine C permet la synthèse d’hydroxyproline, composant principal du collagène. Aide à la cicatrisation, réparation des tendons et prévention des pathologies des articulations font partie des bienfaits d’une supplémentation en vitamine C.

Résistance aux infections. Importante pour la fabrication des anticorps et la défense contre bactéries et virus, la vitamine C est l’alliée des enrhumés !

Métabolisme du fer et des neurotransmetteurs aminergiques. La vitamine C est nécessaire à l’absorption et la fixation du fer et également à la synthèse de la dopamine, de la noradrénaline et de l’adrénaline. Tout ces métabolismes font intervenir des réactions d’oxydo-réductions ou la vitamine C intervient comme cofacteur.

Détoxification. Les réactions hépatiques de détoxification impliquent des enzymes d’oxydation. Des facteurs comme la vitamine C permettant la régénération des systèmes enzymatiques sont indispensables.

Stress oxydatif. Plus généralement la vitamine C est un excellent antioxydant pour la prévention du stress oxydatif et du vieillissement cellulaire.

Vitamine C avec bioflavonoïdes; action retard

Quelles sont les plantes à vitamine C ?

Champion le fruit du camu camu, Myrciaria dubia, Myrtacées avec 2,5g de vitamine C pour 100g de fruit puis l’acérola, Malpighia punicifolia, Malpighiacée avec 1,6g. Le camu camu vient d’Amazonie et l’acérola des Antilles. Nous trouvons plus près de nous également des fruits très riche en vitamine C, le cynorrhodon, fruit de l’églantier sauvage, Rosa canina, Rosacées, est sur le podium avec une médaille de bronze et 1g de vitamine C pour 100g de fruit. De bonnes sources de vitamines C vont pouvoir être retrouvées dans la baie d’argousier, le fruit de cassis, le calice de la fleur d’hibiscus, le persil, le kiwi, l’ortie, le brocolis…. Finalement l’orange et le citron si célèbres ont des quantités modérées avec seulement 55 à 60 mg pour 100g de fruit.

Une supplémentation en vitamine C pour qui ?

Sportif en période d’activité intense notamment durant l’hiver ou en climat frais, pour augmenter l’adaptation de l’organisme et la résistance aux infections.

Etudiant en révision, pour une meilleure résistance au stress et l’optimisation des performances.

Après un traumatisme, blessures, tendinite, entorse, fractures pour aider à la cicatrisation et à la reconstruction ligamentaire et osseuse.

Lors d’une infection bactérienne ou virale pour stimuler les défenses de l’organisme

Chez les personnes anémiées pour favoriser l’absorption du fer.

Comment prendre de la vitamine C ?

Préférez la vitamine C naturelle issue des plantes car les plantes fabriquent uniquement la forme active de la vitamine C. En gélules ou comprimés et pourquoi pas en tisane, le vitamine C étant très soluble dans l’eau.

Une tisane tonifiante riche en vitamine C :

La tisane Tonique d’Herbéo:
Eleuthérocoque, cynorrhodons, eucalyptus, hibiscus, ortie, menthe 100% Bio

Compléments alimentaires – Les conseils d’Herbéo, l’herboristerie de Bordeaux : La Vitamine B12

L’histoire de la vitamine B12 est liée à celle de la maladie de Biermer encore appelée anémie pernicieuse. Cette anémie d’installation progressive est dû à une atteinte auto-immune empêchant par altération des parois gastro-intestinales l’absorption de la vitamine B12.

L’action antianémique du foie de veau mise en évidence dans les années 1920 oriente les recherches vers l’identification des substances actives. En 1948 est décrit la vitamine B12 ou cyanocobalamine qui, à doses infimes, permet de corriger les troubles hématologiques de la maladie de Biermer. En fait plusieurs substances de structure chimique proches possèdent une activité vitaminique de type B12.

Moléculairement la vitamine B12 a une structure complexe formée d’un noyau tetrapyrrolique au centre duquel figure un atome de cobalt, un groupe nucléotidique et un groupement variable qui va permettre de distinguer la cyanocobalamine (groupe cyano CN), l’hydroxocobalamine (groupe hydroxyl OH) ou la méthylcobalamine (groupe méthyle CH3). La vitamine B12 est soluble dans l’eau.

Les vitamine B12 sont synthétisées par les bactéries intestinales et principalement chez les ruminants. Elle est ensuite présente dans la chair des animaux et stockée principalement dans le foie. L’homme ne peut compter que sur un apport extérieur par la consommation de viande de ruminant et/ou de lait ou produits dérivés. Les végétaux sont dépourvus de vitamine B12. Malheureusement l’absorption intestinale de cette vitamine est faible et ne dépasse pas 50%.

La vitamine B12 absorbée est stockée dans notre foie et nous avons normalement de 2 à 3 mg « en stock » soit environ 3 ans de réserve. En effet les quantités nécessaires par jour sont infimes : environ 2,5 à 5 µg. Dans un régime végétarien une carence peut s’installer très progressivement car les apports sont réduits uniquement aux micro-quantités présente dans des microorganismes présents sur les légumes absorbés.

L’absorption de la vitamine B12 par le tube digestif est faible par un mécanisme passif lorsque les quantités de vitamine sont importantes dans la lumière intestinale (cela ne concerne toutefois pas plus de 1% de cette quantité !), et par un mécanisme actif intervenant pour les doses plus faibles de vitamine B12 en combinant deux molécules de vitamine B12 à une protéine de protection et de transport synthétisée par la paroi stomacale appelée « facteur intrinsèque ». Ce complexe est protégé de la dégradation enzymatique intestinale et va être absorbé par les entérocytes de l’iléon via des récepteurs spécifiques. D’autres protéines de transport plasmatique prendront alors en charge la vitamine B12 pour l’emporter sur son lieu de stockage (le foie) ou d’utilisation.

Il faut retenir qu’une bonne intégrité de la paroi digestive et une acidité suffisante dans l’estomac sont indispensable à la bonne absorption de la vitamine B12 et faire le lien avec l’augmentation des syndromes de perméabilité et des dysbioses intestinales ainsi que le recours a des traitements antiacides par inhibiteurs de la pompe à proton au long cours.

Cyano- et hydroxy-cobalamine sont des formes de transition menant à la méthyl- ou 5-deoxyadénosyl-cobalamine seules forment biologiquement actives comme co-facteur de plusieurs réactions physiologiques d’importance :

  • La transformation de l’homocystéine en méthionine
  • Le métabolisme des folates qui est capital pour la synthèse de l’ADN
  • Le métabolisme de certains acides gras et acides aminés

Les conséquences d’une carence chez l’homme se caractérise par les signes suivants :

  • Une fatigue intense
  • Des signes digestifs avec anorexie et diarrhées
  • Des troubles neurologiques : douleurs et engourdissement des extrémités, troubles de la marche de la mémoire et de l’humeur. La carence en vitamine B12 affecte notamment la synthèse de myéline qui gaine les prolongements nerveux et permet la conduction de l’influx nerveux.
  • Une anémie avec pâleur, difficultés respiratoires à l’effort, l’anémie concerne les trois lignées sanguines (globules rouges, blancs et plaquettes) et est dite « mégaloblastique » caractérisée par la présence de grandes cellules aux caractéristiques immatures dans la moelle osseuse.

La carence en vitamine B12 peut être attestée en cas de suspicion par un dosage sanguin.

Les carences proviennent de déficits alimentaires et/ou de troubles liés au processus d’absorption. Régime végétarien strict ou les apports en vitamine B12 sont réduits uniquement aux microquantités présentes dans des microorganisme présent sur les végétaux absorbés.

Déficit d’absorption par manque congénital d’une protéine de transport (cas génétique rares), par atteinte auto-immune (maladie de Biermer) ou suite de chirurgie intestinale (obésité, cancers, maladies inflammatoires). Des déséquilibres importants de la flore, l’atteinte des muqueuses intestinale notamment due à des intolérances alimentaires peut aussi entrainer après épuisement des stocks hépatiques (cf ci-dessus) une carence en vitamine B12. Hypoacidité gastrique fréquente notamment chez les personnes âgées et les personnes traitées par les inhibiteurs de la pompe à protons (-prazole)

La complémentation en vitamine B12 en cas de carence peut être fait par injection intramusculaire qui permet de refaire rapidement les stocks de l’organisme mais aussi par voie orale. Malgré la faible absorption de cette vitamine les quantités journalières nécessaires étant très faibles la voie orale pourra donner satisfaction.

En dehors des pathologies carentielles évoquées plus haut une supplémentation en vitamine B12 pourra être envisagée chez les personnes fatiguées, en convalescence, chez les personnes âgées, les éthyliques et les personnes atteinte de polynévrites. La femme enceinte végétarienne doit être vigilante et se complémenter en vitamine B12 pour éviter toute carence pour le fœtus.

Les personnes traitées par des médications antiacides, la metformine ou la colchicine peuvent nécessiter une supplémentation, ces médicaments diminuant l’absorption de la vitamine B12.

Il n’y a pas de risque de surdosage et d’hypervitaminose avec la vitamine B12 et sa tolérance est excellente.

Vitamine B12 (méthylcobalamine) et vitamine B9

En bref :

Ou trouver de la vitamine B12

Pour 100 g d’aliment :

Foie de mouton ou de veau       60 -65 µg

Crustacés            15 – 30 µg

Sardines              10 – 12 µg

Saumon, Thon   4 µg

Charcuterie        1 – 2 µg

Qui doit se poser la question d’une supplémentation ?

  • Personnes souffrant d’anémie de Biermer ou d’un affection congénitale touchant l’absorption de la vitamine B12
  • En cas de fatigue ou convalescence après une chirurgie digestive
  • En cas de névrites périphériques avec engourdissement des extrémités
  • Chez les personnes traitées au long cours par des inhibiteurs de la pompe à proton (–prazole), la metformine ou la colchicine
  • Chez les végétariens stricts particulièrement chez les femmes enceintes

Comment prendre de la vitamine B12

  • En consommant des aliments riches en vitamine B12
  • En prenant une complémentation sous forme liquide ou solide
    • La spiruline et la Klamath contiennent de la vitamine B12 mais cette fraction vitaminique est semble-t-il peu active et peu disponible
    • L’intérêt de la cyanocobalamine (plus stable) par apport à la méthylcobalamine (directement active et potentiellement plus biodisponible) est discuté

Quelques idées fausses

  • Notre flore intestinale fabrique suffisamment de B12       FAUX !
  • Les aliments fermentés apportent suffisamment de B12      FAUX !

Dans un prochain article tout sur la vitamine B9 et pourquoi l’associer à la B12 !

Les conseils d’Herbéo, l’herboristerie de Bordeaux : La Cicatrisation / 2

Les Plantes de la Cicatrisation

Par Laurène Vallet, étudiante à l’Ecole Bretonne d’Herboristerie, en stage chez Herbéo

Plusieurs extraits de plantes peuvent aider au processus de cicatrisation nous vous présentons certaines solutions en fonction des formes galéniques utilisées

Huiles

Une huile est un corps gras. Elle est composée de triglycérides (ensemble d’acides gras et de glycérine) et de molécules insaponifiables tels que des vitamines, des terpènes, des alcools…

  • Macérât huileux de millepertuis, Hypericum perforatum, Hypericaceae

Pour obtenir une huile de millepertuis, la fleur est macérée dans de l’huile, généralement de huile d’olive, plusieurs semaines au soleil  pour en extraire les principes actifs. Elle contient de l’hypéricine qui possède des propriétés cicatrisantes. L’hyperforine est anti-inflammatoire et antibactérienne.

Le macérât s’utilise par voie externe notamment sur les coups de soleil ou sur des plaies. Cette huile est aussi utilisée en prévention  ou comme traitement des brûlures de radiothérapie.

Le millepertuis est photo-sensibilisant, ne pas l’utiliser avant une exposition au soleil.

  • Huile de rose musquée, Rosa rubiginosa, Rosaceae

Cette huile est obtenue par la pression des graines de la plante. Elle est riche en vitamines A et E, et également en acides gras polyinsaturés tel que l’acide linoléique, l’acide alpha-linolénique et l’acide trans-rétinoïque. Ce dernier acide gras augmente la capacité de régénération cellulaire en accélérant la différenciation kératocytaire, ce qui permet la synthèse de collagène. Elle favorise la souplesse des parois cellulaires et la micro-vascularisation.

L’huile de rose musquée est utilisée pour limiter la progression de rides et atténuer celles en place, sur des cicatrices hypertrophiées, en post-opératoire dès l’ablation des points de suture, sur des brûlures ou encore en prévention des escarres et des vergetures.

  • Macérât huileux de souci, Calendula officialis, Asteraceae

Cette huile se fabrique en laissant macérer les fleurs de souci dans de l’huile de tournesol ou de sésame.

L’huile de calendula est composée de fariadol, ce qui lui confère ses propriétés anti-inflammatoire, anti-œdémateuse et cicatrisante. Elle permet le renforcement de l’épiderme, elle régénère les tissus, prévient le dessèchement cutané. Elle est aussi calmante.

Elle peut s’utiliser sur des peaux et muqueuses irritées, enflammées, sur des plaies, des brûlures ou des coups de soleil.

  • Macérât huileux de consoude, Symphytum officinalis, Boraginaceae

Dans le macérât de consoude, la racine est utilisée.

Cette plante a des propriétés émolliente, adoucissante, vulnéraire, anti inflammatoire. Elle possède des tanins qui lui confèrent ses propriétés astringentes. Elle est composée aussi d’acide rosmarinique, qui est anti-inflammatoire.

Le macérât huileux est utilisée traditionnellement pour ces mêmes propriétés malgré que sa composition diffère de la plante entière. Il contient néanmoins de l’allantoïne, qui permet la détersion de la plaie, la régénération cellulaire et donc la cicatrisation.

Il est utilisé dans le cas de crevasses, de gerçures, de fractures récentes, d’entorses, de plaies.

Le macérât huileux de consoude s’utile par voie externe.

  • Macérât huileux d’Hydrocotyle asiatique, Centella asiatica,  Apiaceae

La plante d’Hydrocotyle asiatique est constituée de d’acide asiatique, d’acide madécassique, d’asiaticoside qui ont des propriétés cicatrisantes et une action sur la synthèse du collagène. Elle s’utilise traditionnellement sous forme de macérât huileux comme cicatrisante.

Elle est utilisée pour la régénération cellulaire sur toutes sortes de plaies tel que des ulcères, des brûlures ou des escarres.

Huiles essentielles:

Une huile essentielle est « un produit odorant, généralement de composition complexe, obtenu à partir d’une matière première végétale botaniquement définie généralement par entraînement à la vapeur[1]« .

Certaines huiles essentielles peuvent être utilisées pures, d’autres diluées dans un solvant tel qu’un macérât huileux.

  • Lavande vraie, Lavandula angustifolia, Lamiaceae

L’huile essentielle de lavande vraie à un effet cicatrisant, régénérant cellulaire et un effet sur le système nerveux central.

Elle est anti-inflammatoire par les esters monoterpénique et les carbures sesquiterpénique qu’elle contient. Le linalol à un effet apaisant, calmant mais aussi régénérant cutané et anti-infectieux. 

Cette huile est indiquée sur les affections cutanées par voie externe, même chez les enfants car elle n’est pas toxique.

Elle est indiquée sur des plaies, des infections cutanées, suite à des coups et agit contre les démangeaisons (piqûre d’insecte).

Elle peut être utilisée par voie externe pure même chez l’enfant car elle n’est pas toxique.

  • Hélichryse italienne, Helichrysum italicum, Asteraceae

Cette huile essentielle est utilisée traditionnellement comme cicatrisante. Elle accélère et améliore la cicatrisation. Elle limite l’inflammation et est anti-œdémateuse grâce aux carbures sesquiterpéniques.

Son indication principale est d’agir contre les hématomes suite à des traumatismes, des chocs ou sur des brûlures, des piqûres.

  • Géranium bourbon, Pelargonium graveolens, Geraniaceae

L’huile essentielle de géranium bourbon est cicatrisante, mais aussi anti-infectieuse grâce aux alcools monoterpéniques qu’elle contient, et anti-inflammatoire par ses aldéhydes et esters monoterpéniques. Elle est également intéressante pour son action hémostatique.

Elle est utilisée par voie externe, diluée, sur des plaies, des saignements, des inflammations cutanées, des piqûres d’insectes, des brûlures.

  • Ciste Ladanifère, Citus ladaniferus, Cistaceae

L’huile essentielle de ciste a un fort pouvoir coagulant, hémostatique. Elle arrête les saignements grâce à ses molécules astringentes. Elle est ainsi anti-hémorragique. Elle est utilisée en cas de coupure.

Elle exerce une action anti-dégénérative. Elle se retrouve dans les cosmétiques comme anti-rides, pour éviter le vieillissement cutané. Elle favorise la circulation, le renouvellement cellulaire.

La ciste est immunostimulante et anti-inflammatoire.

ATTENTION :

Ce document est une liste non exhaustive. Chaque traitement mis en place doit être adapté au type de problème rencontré et adapté à la personne dans sa globalité. Il ne remplace pas un avis médical.

BIBLIOGRAPHIE

Livres :

-Ross et Wilson Anatomie et physiologie normales et pathologiques, Anne Waugh et Allison Grant, p381-384

-Les bienfaits des huiles végétales, apprendre à les connaître et à les utiliser, pour la santé et la beauté, Michel Pobeda, p195, 232

-Traité d’aromathérapie scientifique et médicale, Fondements & aide à la prescription, Michel Faucon, p429-432, 511-512, 556-558, 630-632, 779-780, 813-815

-Le grand guide des huiles essentielles, Dr Fabienne MILLET, p292-294, 270-271, 278-279, 407

Documents :

-Monographie de Consoude, École Bretonne d’Herboristerie, octobre 2018

-Monographie de Calendula, École Bretonne d’Herboristerie, octobre 2018

-Monographie de Millepertuis, École Bretonne d’Herboristerie, avril 2019

-Thèse, Etude de quinze plantes a renommée vulnéraire, Marjorie Tchakmichian, 26 juin 2003

Site internet :

-image : https://www.roche.fr/fr/patients/info-patients-cancer/comprendre-cancer/cancer-carcinome-basocellulaire.html

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01919474/document

http://docnum.univ-lorraine.fr/public/BUPHA_T_2016_PIERRE_ALEXIS_ANDRE_DANIEL.pdf

https://www.laboratoires-roig.com/content/28-la-centella-asiatica-une-plante-exceptionnelle


Les conseils d’Herbéo, l’herboristerie de Bordeaux : La Cicatrisation / I

Définition et bref rappel physiologique

Par Laurène Vallet, étudiante à l’Ecole Bretonne d’Herboristerie, en stage chez Herbéo

La peau est constituée de trois couches :

            –l’épiderme : couche superficielle qui protège les autres couches les plus profondes

            –le derme : couche intermédiaire où se trouvent les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les terminaisons nerveuses, les glandes sudoripares, les poils et les glandes sébacées.

            –l’hypoderme : couche la plus profonde qui permet l’isolement thermique et l’amortissement des chocs.

La cicatrisation peut être définie comme étant un « processus complexe au cours duquel l’organisme tente de reconstituer le ou les tissus endommagés par une blessure et d’en restaurer la fonctionnalité [1]».

Processus :

Il existe deux types de processus différents :

  • Cicatrisation primaire : se met en place face à une altération tissulaire minime
  • Cicatrisation secondaire : se met en place face quand les berges de la plaie ne peuvent pas être mis en apposition.

Ils se déroule selon trois phases quelque soit le type de processus :

1/ Vasculaire et inflammatoire

  • remplissage de la brèche par des caillots de sang et des débris cellulaires.
  • migration de phagocytes pour ôter les débris cellulaires et le caillot. Ils stimulent l’activité des fibroblastes.
  • ces fibroblastes sécrètent des fibres de collagène pour relier les tissus de la brèche.

2/ Prolifération ou réparation tissulaire :

  • prolifération de cellules épithéliales pour permettre à l’épiderme de retrouver son épaisseur. Le caillot formé au départ se retrouve à la surface, il correspond à la croûte qui tombe spontanément au bout de quelques jours.
  • développement du tissu de granulation vers la surface qui fabrique des bourgeons capillaires ainsi que des nouveaux phagocytes et des fibroblastes dans le caillot. La plaie est ainsi vascularisée. les phagocytes continuent d’enlever le caillot et les bactéries, les fibroblastes sécrètent toujours des fibres de collagène.

3/ Maturation :

  • remplacement du tissu cicatriciel fibreux par le tissu de granulation.
  • réarrangement des fibres de collagène, ce qui augmente la solidité de la plaie.
  • vascularisation de la plaie diminue et devient une mince ligne au bout de quelques mois;

4/ Facteurs influençant la cicatrisation :

  • état de santé général de l’individu
  • état nutritionnel
  • état de vascularisation : permet d’apporter les nutriments et l’oxygène mais également d’enlever les déchets, les microbes ou autres contaminants. Le tabac et le diabète altèrent la micro-circulation.
  • vieillissement : ralentit les phases de la cicatrisation
  • obésité : augmente l’épaisseur des tissus adipeux et le tension de la plaie
  • stress : augmente le taux de cortisol qui diminue le nombre de lymphocytes

5/ Quelques complications possibles :

  • adhérence : tissu fibreux qui se fixe sur les tissus adjacents et pouvant limiter les mouvements.
  • infection : contamination microbienne sous forme de pus. Il est formé de phagocytes et cellules mortes, de débris cellulaire, de fibrine, d’exsudat inflammatoire et de microbes. Il peut se trouver sous forme de furoncle, d’abcès.
  • hypertrophie de la cicatrice : due à une prolifération excessive du tissu de granulation.

A bientôt pour le deuxième épisode: Les plantes de la cicatrisation !


[1]Plaies et cicatrisations, de Sylvie Meanne, éditions Masson, Paris, 2005.

Les recettes Herbéo de cosmétiques 100% naturels

Baume à lèvre ‘Basic et Costaud’

Il vous faut:

  • 1 c. à café d’huile d’Abricot
  • 2 c. à café rase de Beurre de Karité
  • 1 c. à café rase de pastilles de Cire d’abeille

Laisser fondre le tout au bain marie.

Remplir des petits pots à baume.

C’est simple, efficace et très protecteur pour les lèvres !

Préparation d’un baume à lèvres