Les huiles essentielles Bio peu communes : Le Bois de Hô

« B » comme bois ou « H » comme Hô ? Optons pour le B, c’est en effet dans le bois et l’écorce que la concentration d’huile essentielles est particulièrement intéressante et extractible par distillation à la vapeur d’eau. Botaniquement l’espèce d’origine de cette huile essentielle est le camphrier, Cinnamomum camphora de la famille des Lauracées. Originaire de Chine, du Japon et de Taiwan la distillation des organes de cet arbres va aussi donner une huile essentielle très riche en camphre d’ou son nom de camphrier. Naturalisé à Madagascar les feuilles de ce même arbre vont donné une huile essentielle bien connue, l’huile essentielle de Ravintsara.

Cinnamomum camphora, le camphrier, bois de Hô ou ravintsara

 Que contient l’huile essentielle de Bois de Hô ?

La composition de l’huile essentielle de feuille de Bois de Hô est très atypique puisque contrairement a de nombreuses huiles essentielles à la composition très complexe, l’huile de bois de Hô est composé à 98% environ d’une même substance le linalol, la petite fraction restante étant des oxydes de linalol !  L’odeur délicate de l’huile essentielle de Bois de Hô est donc celle du linalol quasi pur. Le linalol est un alcool à 10 atomes de carbone du groupe des monoterpénols.

Un point botanico-chimique !

La même espèce Cinnamomum camphora est donc capable de donner plusieurs huiles essentielles en fonction de l’origine géographique de l’arbre, de la partie de l’arbre utilisée (feuilles, bois, racines) et du profil biochimique des organes distillés (particularité appelé chémotype ou type chimique). Pour faire simple:

Le Camphrier du Japon (Hon-sho) produit une huile contenant plus de 50% de camphre
A Madagascar le chemotype dominant est caractérisé par un fort taux de 1,8 cinéole (environ 70%)
En Chine et à Taiwan le chémotype linalol est prédominant, c’est le bois de Hô ou Bois de Shiu
Plus rarement un chémotype à nérolidol ou safrole peut être rencontré

Quelles sont les activités connues du linalol et de ses oxydes ?

Le linalol est un alcool à pouvoir antiseptique avéré mais doux. Il est donc naturel d’utiliser l’huile essentielle de Bois de Hô comme antibactérienne de façon générale et particulièrement cutanée cette huile essentielles est souvent notée comme « assainissante ». Le linalol est aussi un stimulant de l’immunité et un tonique général !

Pourquoi employer l’huile essentielle de Bois de Hô ?

Pour ses propriétés antiseptiques notamment en diffusion atmosphérique ou en application transcutanée par exemple dans les dermatoses infectées. L’huile essentielle de bois de Hô est aussi légèrement antifongique ce qui est très utile pour « purifier » la peau. Cette huile essentielle est aussi utilisée en complément d’autres huiles antiseptiques pour les infections de la sphère ORL, gynécologique et urinaire. Comme tonique dans les cas de surmenage ou de fatigue nerveuse, on la recommande aussi comme tonique sexuelle ! Régénérante tissulaire c’est une excellente huile a ajouter dans une crème cosmétique.

Comment prendre l’huile essentielle de de Bois de Hô ?

En diffusion atmosphérique seul ou dans des mélanges appropriés pour des synergies assainissantes. En spray désinfectant ou en application locale, diluée dans une huile végétale à 5 % d’huiles essentielles maximum pour des massages thérapeutiques, le bois de Hô étant que l’un des éléments de la synergie. Utilisée seule, dans des crèmes ou laits cosmétiques, cette huile essentielle sera ajouté dans une proportion de 1%. C’est une huile douce et en général sans problème, mais des allergies peuvent exister, un test cutané préalable est conseillé. Votre pharmacien-herboriste ou médecin phytothérapeute pourra vous guider dans le choix des huiles essentielles à mettre en synergie pour des préparations à diffuser ou à appliquer sur la peau.

Des conseils de professionnels sont nécessaires, les personnes les mieux formées à l’aromathérapie sont les pharmaciens ayant développé un savoir faire spécifique et suivi des formations validés en la matière.

Choisissez des huiles essentielles de qualité, personnels compétents et conseils avisés, bulletin d’analyse non factice… et sentez les… Tests et conseils étant difficiles sur le web faites confiance à des pros !

 Que contient cette huile essentielle ?

La composition de l’huile essentielle de feuille de Bois de Hô est très atypique puisque contrairement a de nombreuses huiles essentielles à la composition très complexe, l’huile de bois de Hô est composé à 98% environ d’une même substance le linalol, la petite fraction restante étant des oxydes de linalol !  L’odeur délicate de l’huile essentielle de Bois de Hô est donc celle du linalol quasi pur. Le linalol est un alcool à 10 atomes de carbone du groupe des monoterpénols.

Un point botanico-chimique !

La même espèce Cinnamomum camphora est donc capable de donner plusieurs huiles essentielles en fonction de l’origine géographique de l’arbre, de la partie de l’arbre utilisée (feuilles, bois, racines) et du profil biochimique des organes distillés (particularité appelé chémotype ou type chimique). Pour faire simple:

Le Camphrier du Japon (Hon-sho) produit une huile contenant plus de 50% de camphre
A Madagascar le chemotype dominant est caractérisé par un fort taux de 1,8 cinéole (environ 70%)
En Chine et à Taiwan le chémotype linalol est prédominant, c’est le bois de Hô ou Bois de Shiu
Plus rarement un chémotype à nérolidol ou safrole peut être rencontré

Quelles sont les activités connues du linalol et de ses oxydes ?

Le linalol est un alcool à pouvoir antiseptique avéré mais doux. Il est donc naturel d’utiliser l’huile essentielle de Bois de Hô comme antibactérienne de façon générale et particulièrement cutanée cette huile essentielles est souvent notée comme « assainissante ». Le linalol est aussi un stimulant de l’immunité et un tonique général !

Pourquoi employer l’huile essentielle de Bois de Hô ?

Pour ses propriétés antiseptiques notamment en diffusion atmosphérique ou en application transcutanée par exemple dans les dermatoses infectées. L’huile essentielle de bois de Hô est aussi légèrement antifongique ce qui est très utile pour « purifier » la peau. Cette huile essentielle est aussi utilisée en complément d’autres huiles antiseptiques pour les infections de la sphère ORL, gynécologique et urinaire. Comme tonique dans les cas de surmenage ou de fatigue nerveuse, on la recommande aussi comme tonique sexuelle ! Régénérante tissulaire c’est une excellente huile a ajouter dans une crème cosmétique.

Comment prendre l’huile essentielle de de Bois de Hô ?

En diffusion atmosphérique seul ou dans des mélanges appropriés pour des synergies assainissantes. En spray désinfectant ou en application locale, diluée dans une huile végétale à 5 % d’huiles essentielles maximum pour des massages thérapeutiques, le bois de Hô étant que l’un des éléments de la synergie. Utilisée seule, dans des crèmes ou laits cosmétiques, cette huile essentielle sera ajouté dans une proportion de 1%. C’est une huile douce et en général sans problème, mais des allergies peuvent exister, un test cutané préalable est conseillé. Votre pharmacien-herboriste ou médecin phytothérapeute pourra vous guider dans le choix des huiles essentielles à mettre en synergie pour des préparations à diffuser ou à appliquer sur la peau.

Des conseils de professionnels sont nécessaires, les personnes les mieux formées à l’aromathérapie sont les pharmaciens ayant développé un savoir faire spécifique et suivi des formations validés en la matière.

Choisissez des huiles essentielles de qualité, personnels compétents et conseils avisés, bulletin d’analyse non factice… et sentez les… Tests et conseils étant difficiles sur le web faites confiance à des pros !

Le CBD

Le chanvre ou cannabis Cannabis sativa est une plante passionnante par ses utilisations très diverses et ses principes actifs uniques.

Depuis peu, l’huile dite de CBD est popularisée et à en croire certains médias, bonne pour tout type de maux… La recherche ou la croyance en une panacée est toujours très attractive mais que sait-on exactement des vertus de « l’huile de CBD » ?

Le cannabis produit des substances très originales parmi lesquelles le fameux tetrahydrocannabinol ou THC connu pour ses propriétés psychoactives et dont l’utilisation reste illégale en France.

A côté du THC coexistent de nombreuses substances dont le cannabidiol ou CBD. Des variétés de plantes de cannabis ne produisant plus de THC mais produisant principalement du CBD sont maintenant disponibles. Les produits à base de CBD et ne contenant pas de THC sont autorisés à la vente.

Parmi les multiples potentiels du CBD certains effets sont maintenant bien documentés et prouvés, notamment son utilisation pour calmer le stress, l’anxiété, faciliter le sommeil et combattre les états dépressifs léger. Le CBD peut également trouver son utilité chez les personnes épileptiques ou atteintes de neuropathie. D’autres indications sont encore à l’étude mais restent largement hypothétiques.

Nous avons chez Herbéo de l’huile de chanvre contenant 5% de CBD, l’ensemble est issu d’une culture biologique dans les Landes.

Conseil d’utilisation du CBD :

En cas de stress modéré accompagné de troubles du sommeil pourquoi ne pas essayer de l’huile de CBD à raison de 2 à 3 gouttes sous la langue, 2 à 3 fois par jour ?

Le CBD est dénué de toute toxicité et on ne lui connait pas d’interactions avec d’autres plantes ou des médicaments.

Covid-19

Il était une fois..

Il s’agit d’une maladie provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 qui a fait son apparition en Décembre 2019 à Wuhan en Chine. Il a été alors signalé pour la 1ère fois par le biais d’apparition d’un cluster de cas de pneumonie virale là-bas.

Coronavirus? Déjà entendu parler de lui..

En 2002/2003: en 6 mois, l’épidémie de SRAS provoque quelques 800 décès appx sur près de 8000 personnes notamment en Chine.

En 2015: une épidémie de syndrome respiratoire du Moyen Orient causé par le MERS-CoV reste contenue dans la péninsule arabique.

En 2020: le nouveau SARS-Cov-2 touche plus de 2,4millions de personnes dans le monde (appx 193 pays) et cause 165000 morts avec un moindre taux de mortalité (0,25-5% pour SARS-CoV-2 vs 10% pour SARS.

Les symptômes de la maladie

Les symptômes les plus fréquents sont: fièvre, toux sèche, fatigue, maux de tête. Un peu moins fréquents: la perte d’odorat et du goût, mal de gorge, congestion nasale, des conjonctivites, douleurs musculaires et articulaires, eczéma, diarrhée, frissons, vertiges

mais aussi, pertes d‘appétit, essoufflement, douleurs thoraciques.

De manière rare: convulsions, anxiété, dépression, irritabilité, troubles du sommeil et quelques autres complications neurologiques graves.

Qui peut tomber malade du covid-19 ?

Pour résumer n’importe qui peut être infecté par le virus et avoir une forme grave de la maladie. Pour autant, les populations les plus fragiles (>60 ans et ceux avec des antécédents médicaux comme hypertension artérielle, problèmes cardiaques ou respiratoires, diabète, obésité ou cancer) ont un risque plus important de developper une forme grave de cette maladie.

Et pour combien de temps?

Certaines personnes qui ont eu ce virus (ayant été ou pas hospitalises) ont continué à ressentir les symptômes de cette maladie (notamment la fatigue et l’essoufflement) pendant des périodes longues, après leur « guérison ». Des recherches continuent pour comprendre/expliquer la raison, la fréquence de ces cas et et la durée à laquelle peuvent persister les symptômes prolongés de la maladie.

Quel test?

VACCINS anticovid-19

La majorité des vaccins en développement ciblent la protéine Spike du virus (aussi appelée « protéine spicule » ou « protéine S »). Cette protéine est située à la surface de l’enveloppe du SARS-CoV-2 et lui permet de se fixer à un récepteur cellulaire pour pénétrer dans les cellules. Son rôle dans l’infection est donc central: développer des anticorps contre cette protéine permettait de se protéger contre l’infection, ce qui en fait la cible de la plupart des vaccins développés en 2020.

Différentes technologies vaccinales sont utilisées comme vaccins contre la Covid-19.

– Les « nouvelles » technologies, basées sur :

– l’utilisation d’acide nucléique « pur » (ADN ou ARN), c’est à dire la séquence génétique d’une protéine-cible, ici la protéine S (ex : vaccins à ARN développés par Moderna-NIH et par Pfizer-BioNTech, et vaccins à ADN)

– l’utilisation d’un vecteur viral dans le génome duquel a été inséré le gène de la protéine-cible, ici la protéine S du SARS-CoV-2 (ex : vaccins développés par l’Université d’Oxford-AstraZeneca, Johnson & Johnson/Janssen, les vaccins de Merck-Institut Pasteur, le vaccin Spoutnik V de Gamaleya développé en Russie, le vaccin de CanSinoBio développé en Chine …).

Les essais cliniques (extrait du 27/12)

En France, à date, il court 6 essais cliniques en partenariat avec d’autres pays.

LA REACTION IMMUNITAIRE face à l’infection virale

En bref… (pour ceux qui n’ont pas envie de parcourir l’image 🙂

Lors d’une infection virale, le virus s’intègre dans nos cellules et utilise leur « machinerie » pour se multiplier. Les symptômes de la maladie sont visibles à cette étape. Notre corps dispose de plusieurs « outils » pour combattre la maladie dans le sang.

Les macrophages, qui phagocytent et digèrent les germes et les cellules qui meurent et présentent des parties des virus qui servent à les reconnaitre, les antigènes, aux lymphocytes T auxiliaires. Ceux-là sécrètent des interleukines qui activent les lymphocytes B et d’autres lymphocytes T.

Les lymphocytes B sont des globules blancs défensifs: ils vont produire des anticorps qui reconnaissent les antigènes viraux (peptides) et vont s’attaquer donc aux virus.

Les lymphocytes-T cytotoxiques sont des globules blancs défensifs qui s’attaquent aux cellules déjà infectées par le virus pour les lyser.

Le temps d’incubation du virus dans le corps humain avant la primo-réaction immunitaire (apparition des premiers symptômes) est de 5 à 7 jours. En cas d’exposition ultérieure, notre système immunitaire se souviendra comment reconnaitre le même virus, grâce aux lymphocytes T (cellules mémoire) et les lymphocytes B vont produire des anticorps pour l’attaquer.

Le but de la vaccination est d’apprendre au système immunitaire à reconnaître, mémoriser et bloquer de la même manière, mais en toute sécurité, un micro-organisme à l’origine de la maladie visée. Dans ce cas, la réponse immunitaire induite permettra d’éviter la survenue de la maladie ou d’en atténuer les manifestations cliniques. L’apprentissage du système immunitaire consiste à lui présenter un ou plusieurs antigènes propres au micro-organisme (comme la protéine virale S de surface) pour obtenir l’activation de lymphocytes B qui produisent des anticorps capables de reconnaitre cette protéine et des lymphocytes T.

Nouveau!

Comment fonctionne le vaccin à ARNm?

Le vaccin à ARNm comprend notamment la séquence de la protéine virale qui permettra sa fabrication par la machinerie cellulaire. Lors de l’injection dans un muscle du vaccin à ARNm, l’ARNm vaccinal pénètre dans les cellules du muscle et est traduit dans le cytoplasme en protéines (ici la protéine S). La protéine S ainsi produite prend la conformation (la forme) qu’elle a habituellement. Elle est présentée à la surface cellulaire, pour être détectée par notre système immunitaire et déclencher:

C’est un avantage par rapport aux vaccins inactivés ou sous-unitaires, qui induisent une réponse immunitaire uniquement de type anticorps. Ainsi, en cas de rencontre ultérieure avec le coronavirus, ces cellules pourront reconnaître et combattre efficacement le SARS-CoV-2 avant qu’il ne développe une infection.

Sachez que…

La durée de vie des ARN est courte. Ils seront détruits par les enzymes cellulaires au bout de quelques heures à qq jours. Les vaccins ARNm ne peuvent pas modifier nos gènes (qui eux sont sous forme d’ADN). ll n’y a pas de possibilité que l’ARN des vaccins donne naissance à de séquences d’ADN et soit intégré dans le génome de la cellule hôte.

Dans les vaccins à ADN, l’acide nucléique est sous une forme circulaire fermée qui ne peut pas s’intégrer à l’ADN chromosomique. Par ailleurs, le vaccin ne contient pas l’enzyme qui permettrait cette intégration.

Le recul ..?

Il n’existait jusqu’à aujourd’hui aucun vaccin à ARNm homologué. Cependant, les chercheurs y travaillent depuis plus de 20 ans …grâce à la persistance de Katalin Kariko. Cette technologie a fait l’objet d’améliorations continues.

Quelle est l’efficacité des vaccins à ARNm de Pfizer-BioNTech et de Moderna ? .

Les preuves d’efficacité de ces vaccins proviennent de deux vastes essais cliniques de phase 3 randomisés, en double aveugle et avec un groupe placebo. Ces deux essais (l’un de 43000 participants environ, l’autre de 30000 participants environs) montrent une efficacité de 90% appx ce qui veut dire que ceux qui l’ont reçu sont 9 fois moins infectés que les autres. Par comparaison, le vaccin de la grippe est efficace en moyenne qu’à 30% à 60% en fonction des années.

Concrètement, pour le vaccin Pfizer-BioNTech, les résultats ont porté sur 170 cas de Covid-19 symptomatiques : 8 cas sont survenus dans le groupe des volontaires vaccinés contre 162 cas dans le groupe placebo ; pour le vaccin Moderna, sur 196 cas de Covid-19 symptomatiques, 11 sont survenus dans le groupe des volontaires vaccinés contre 185 cas dans le groupe placebo. Cette efficacité ne variait pas dans différentes les catégories d’âge et de sexe, et chez les personnes souffrant de problèmes médicaux sous-jacents, ainsi que chez les participants ayant eu une infection antérieure par le SARS-CoV-2 (ceux qui avaient une sérologie positive à l’inclusion).

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents des vaccins à ARNm?

La grande majorité des effets secondaires observés lors des essais cliniques se manifestent le lendemain de la vaccination et durent habituellement moins de 3 jours. Ils sont classiques et relativement attendus et fréquents : rougeur au point d’injection, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, frissons ou fièvre. Les effets généraux sont plus fréquents après la 2ème dose de vaccin et chez les personnes plus jeunes. Ils sont le plus souvent légers à modérés et durent en moyenne 2 à 3 jours. Dans le groupe placebo, 23 % des sujets ayant reçu le placebo (une solution d’eau salée) ont rapporté des maux de tête (contre 59 % dans le groupe vacciné) et 23 % ont rapporté une fatigue (contre 65 % dans le groupe vacciné) dans les 7 jours suivant la 2ème dose dans l’essai clinique de Moderna.

Autre effet indésirable, la survenue d’adénopathie(s) axillaire(s) plus fréquente(s) dans le groupe des volontaires vaccinés (0,3 et 1,1 % dans les essais de Pfizer-BioNTech et Moderna respectivement) que parmi ceux ayant reçu le placebo.

Dans l’essai de phase 2/3 du vaccin de Pfizer-BioNTech, la fréquence des événements indésirables graves n’est pas supérieure dans le groupe « vaccin » par rapport au groupe « placebo » (0,6 % dans le groupe des vaccinés, 0,5 % dans le groupe ayant reçu le placebo). C’est la même chose dans l’essai Moderna (1 % dans les deux groupes). La plupart de ces événements ont été considérés par les investigateurs comme non liés au vaccin.

Les vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca n’ont pas été testés en population pédiatrique. La vaccination n’est donc pas indiquée dans cette population.

Les essais cliniques de phase 2/3 des vaccins à ARN n’ont pas montré d’effets indésirables dans les populations des sujets présentant des facteurs de risque de Covid grave (diabète, obésité, âge élevé). Ils n’ont cependant pas inclus de personnes très âgées (plus de 85 ans).

L’HAS recommande d’éviter le vaccin de Pfizer-BioNTech chez les personnes présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique (réaction rapide et grave avec atteinte respiratoire ou digestive), dans l’attente de données complémentaires.

Par ailleurs, la vaccination est contre-indiquée aux personnes ayant des antécédents d’allergie sévère à l’un des composants du vaccin.

En ce qui concerne le risque d’une vaccination d’une personne ayant déjà eu une infection par le SARS-CoV-2, les essais cliniques de phase 3 de Pfizer-BioNTech et Moderna ne comportent pas de données suffisantes à ce sujet (des personnes dont la sérologie témoignaient d‘une infection antérieure ont été incluses, mais elles étaient peu nombreuses).

Les vaccins à acides nucléiques peuvent-ils induire des poussées de maladies auto- immunes ?

Il existe l’hypothèse selon laquelle cette réponse inflammatoire pourrait être délétère chez certains individus ayant un terrain les prédisposant aux réactions inflammatoires, voire aux maladies auto-immunes.

Dans l’essai clinique de phase 2/3 de Pfizer/BioNTech, un antécédent de maladie dysimmunitaire n’était pas un critère d’exclusion, à la condition qu’elle ne fût pas instable. Avec un suivi médian de 2 mois après la 2ème dose vaccinale, il n’y a pas eu de signal de poussées de maladie dysimmunitaire.

Le vaccin à vecteur viral de l’Université d’Oxford-AstraZeneca

Le vaccin d’AstraZeneca utilise un adenovirus du chimpanzé comme vecteur viral. Du fait de leur construction, quand les vecteurs adenoviraux non replicatifs infectent les cellules, aucun autre virus n’est produit.

Quand ils sont replicatifs, après l’infection de la cellule, celle-ci fabrique la protéine virale d’intérêt pour stimuler notre système immunitaire et le virus est répliqué pour infecter davantage de cellules. Cette situation imite en quelque sorte plus fidèlement l’infection virale.

Quel recul avec ce type de vaccins?

Le vaccin contre la dengue, le vaccin de Merck contre le virus Ebola (celui-ci à base d’un virus replicatif) qui a permis de vacciner des dizaines de milliers de personnes.

Sur près de 24000 volontaires qui ont participé à ces essais, seul un patient à qui ce vaccin a été administré a connu un « effet indésirable grave susceptible d’être lié » à cette injection (un cas de myélite transverse, une atteinte neurologique rare) qui avait motivé l’interruption temporaire de l’essai début septembre. L’efficacité du vaccin tous schémas posologiques confondus est de 70% (90% pour la demi-dose suivie de la dose complète et 62% pour le schéma à 2 doses complètes). Le paradoxe de ce résultat à confirmer pourrait être un artefact et fera l’objet d’un nouvel essai, sachant que le bras comportant la demi-dose n’incluait pas des personnes >55 ans, une population plus vulnérable au virus. Toutefois, chez cette même population, l’efficacité du vaccin reste supérieure pour le schéma avec la faible dose.

La nouvelle variante du Covid

Une variante du Sars-Cov-2 est à l’origine d’une nouvelle vague épidemique en Angleterre. Elle représente 70-90% des nouveaux cas dans une région.

La variante anglaise comporte 17 mutations par rapport au coronavirus original, un vrai « exploit » car les mutations ne se font pas par « paquets » aussi importants.. chez le mutant B1.1.7 cinq mutations affectent la protéine Spike qui sert au coronavirus à pénétrer dans les cellules pour les infecter. Ce variant est 70% plus transmissible par rapport au virus original parce que ces mutations augmentent sa capacité de s’arrimer aux cellules (changement de la conformation spatiale de la protéine spike) et parce qu’ils le rendent plus invisible par l’organisme et augmentent sa capacité d’augmenter la charge virale chez les patients.

Le virus masque sa présence au système immunitaire: la replication de ce virus dans les cellules entraîne une plus faible inflammation et production d’interférons, des cytokines qui participent à l’efficacité de la réponse immunitaire. Alors que le SARS-CoV active 11 marqueurs de gènes pro-inflammatoires sur les 13 types possibles, le SARS-CoV-2 en active seulement 5. Cette faible réponse immunitaire explique pourquoi le virus parvient à se développer si rapidement et aussi la légèreté voire l’absence de symptômes chez de nombreux patients, qui possèdent sans le savoir une très forte charge virale et sont donc susceptibles de propager la maladie insidieusement.

La recrudescence peut être aussi due aux supercontaminateurs ou superpropagateurs (Superspreaders). Il s’agit des individus qui contaminent un nombre d’individus supérieur à la moyenne: alors que chaque malade contamine en moyenne entre 0,73 et 2,28 personnes, un superspreader peut contaminer plusieurs dizaines!! Ce qui rejoint le principe de Pareto: 80% des effets sont dus seulement à 20% des causes.

C’est ce qu’il s’est passé aux Contamines-Montjoie, à une station de ski en Autriche, au rassemblement religieux à Mulhouse ou avec la chorale à Washington au début de la pandémie..

On ne sait pas s’il provoque des formes plus graves et le vaccin devrait être efficace contre cette nouvelle mutation car notre organisme produit plusieurs anticorps contre des cibles bien différentes. Des mutations identiques à cette variante ont été détectées déjà en afrique du sud et en Europe (Danemark, Italie, Pays-Bas) et en France.

Aujourd’hui près de 80 essais cliniques avec des vaccins antiCovid 19 recrutent des patients dont 7 en France (https://covid-nma.com/vaccines/mapping/).

Les vaccins mis sur le marché répondent à des standards très élevés puisque la priorité des autorités de santé est de fournir des vaccins sûrs et efficaces. Dans ce contexte, les effets graves de la vaccination restent rares (<1 cas/100 000 personnes vaccinées). Le vaccin seul ne peut pas résoudre l’épidémie à lui tout seul car il faudrait couvrir au moins 70% de la population mondiale pour obtenir une immunité suffisante pour arrêter la propagation du virus avant que celui-ci ne mute suffisamment pour rendre le vaccin inefficace..

En attendant, se vacciner permettra de transformer l’épidémie en maladie bénigne un peu comme la grippe, ce qui nous permettrait de nous côtoyer à nouveau en courant moins de risques.

Rédigé par une amie d'Herbéo, ingénieure en biotechnologie.

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part V

Notre réflexion de départ

Notre saga touche à sa conclusion. Nous avons passé en revue une grande partie de la littérature scientifique disponible sur les propriétés antivirales des huiles essentielles. Part I; Part II; Part III; Part IV. Au départ notre interrogation était simple. Dans le contexte actuel marqué par une pandémie virale que nul n’avait prévu, les conseils d’utilisation d’huiles essentielles dont les propriétés anti-infectieuses sont bien connues paraissaient être logiques. Mais anti-infectieux est un terme bien large et nous avions affaire à un virus bien particulier ! Il était important d’y voir plus clair et de proposer une approche logique qui puisse aider chacun dans ses efforts pour contrecarrer cette épidémie.

Comme toujours des voix multiples d' »experts » mettaient en garde, dans les médias, contre l’inefficacité et le manque de preuve des approches naturelles et de même de multiples articles, sites et « thérapeutes » diffusaient des recettes et compositions « antivirales » ou de « protection par les huiles essentielles ». L’ensemble de ces réactions nous paraissaient exagéré par apport au corpus de connaissances disponibles et relever plus de positions doctrinales.

La formation médicale -surtout- et pharmaceutique -légèrement moins- méconnaissent totalement les produits naturels. Tout juste y apprend t’on l’origine naturelle de certains grands médicaments (notamment antibiotiques) mais l’utilisation de produits issus de la plante n’est plus, ni connue, ni étudiée, et considérée systématiquement comme désuète, dépourvue d’efficacité et surtout « sans résultats cliniques démontrés ». Nous reviendrons sur ce dernier point qui est probablement le nœud de crispation, de défiance et d’incompréhension. La réaction négative sur les approches naturelles, du corps médical hospitalier, très présente dans les instances de santé, de conseils et de régulation n’est donc pas surprenante. Souvent, de bonne foi, par méconnaissance de la littérature existante – peu médiatisée et répondant souvent faiblement à leur critères de jugement – , des avis négatifs ont été rendus.

Pour les tenants des approches naturelles, l’intérêt antiviral des huiles essentielles ne fait pas débat. Mais leurs arguments sont souvent faiblement scientifiquement étayés. Les références citées étant régulièrement des livres ou des sites internet, qui se copient les uns les autres, sans que les données originales soient consultées. De bonne foi, des affirmations sont posées sans forcément en avoir les arguments. Par contre, l’usage traditionnel, parfois séculaire (voir millénaire !!), et la grande expérience personnelle de certains, constituent des « études cliniques dans un monde réel » souvent sur de larges populations qui mériteraient d’être considérées mais échappent aux critères réglementaires actuels.

Sans doute est-il présomptueux de vouloir réconcilier ces mondes qui peuvent paraître antagonistes ! Pourtant si on y regarde de près la piste des huiles essentielles comme antiviraux naturels mérite que l’on s’y penche sérieusement.

Ce que nous avons appris

Il y a peu de littérature sur les effets antiviraux des huiles essentielles. Ils sont, clairement , moins bien explorés que les effets antibactériens. La difficulté méthodologique des essais sur les virus est sans doute la principale raison de ce manque de données.
Part I; Part II

Néanmoins, plusieurs études tant in vitro sur culture cellulaires que in vivo chez l’animal ont montré des potentialités antivirales pour certaines huiles essentielles. Quelques virus (notamment les virus de l’herpes et les virus grippaux) ont été étudiés ainsi que quelques huiles essentielles, de nature variée. Les conclusions de ces études sont très délicates à tirer sauf peut- être pour les virus de l’herpes type 1 et 2 pour lesquels le faisceau d’arguments est solide au regard de certaines huiles essentielles. Pour les autres pathologies virales, les données disponibles sont trop parcellaires pour pouvoir affirmer un intérêt scientifiquement validé ; pour le SRAS-CoV1, une seule publication très incomplète, et aucune pour le moment sur le SRAS-CoV2.
Part III; Part IV

Sur les huiles essentielles qui sont le plus testées positivement sur des souches virales, sont retrouvées ; les cannelles ou leur composant principal le cinnamaldéhyde; le thym, la sarriette et l’origan à thymol/carvacrol. Ceci n’est pas surprenant car ce sont les huiles qui ont un caractère anti-infectieux fort, principalement en altérant les membranes bactériennes. Un effet analogue est souvent revendiqué sur l’enveloppe ou la capside de certains virus.
Nous avons été surpris de ne pas voir dans la littérature l’huile essentielle de ravintsara Cinnamomum camphora à 1,8-cinéole pourtant très largement citée dans les ouvrages d’aromathérapie comme antivirale. Parmi les huiles aux composants moins habituels nous avons noté notamment le manuka et la mélisse.

Nos souhaits pour l’avenir

Compte tenu des informations disponibles dans la littérature qui, bien qu’encore insuffisantes, sont porteuses d’espoir,

Compte tenu de l’expérience très étendue d’usage dans des diverses pathologies virales, notamment respiratoires avec des retours positifs et des effets nocifs essentiellement dus à de mauvaises pratiques d’utilisation, de dosages et de non respect des contres-indications,

Compte tenu du faible prix de ces solutions, de leur disponibilité notamment dans des pays à faible revenu,

Il nous semble important que des études in vitro plus approfondies soient menées sur différents virus et démarrées urgemment sur le SARS-CoV2. Il n’est ni justifié ni bénéfique de rester dans un tel niveau d’inconnu et de pré-supposé.

Des études cliniques sont indispensables, elles doivent être pensées de façon raisonnable sans vouloir absolument calquer les standards d’études du médicament, peu adaptés aux produits naturels, mais en gardant une rigueur scientifique et statistique indispensable. Nous voulons croire que cela est possible et sommes disponibles pour participer à établir les critères de telles études.

De telles études pourraient être financées sur fonds public via des appels d’offres ciblés, les sommes nécessaires sont minimes en regard des efforts consacrés à des approches par des médicaments allopathiques.

Manuka – Leptospermum scoparium

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part IV

Nous avons déjà discuté dans les précédents articles des connaissances acquises notamment in vitro sur des tests cellulaires. Comme nous l’avons vu, une grande diversité d’huiles et donc de principes actifs, peuvent manifester une activité. Les virus de l’herpes ont été principalement étudiés et souvent une activité directe sur les enveloppes virales est responsable de l’action antivirale. Dans quelques cas une action sur la réplication a pu être démontrée.

Part I; Part II; Part III

L’activité d’une huile essentielle sur un type viral donné ne préjuge en rien de l’activité sur un autre virus.

Nous allons voir dans cet article ce qui a été démontré dans la littérature au delà des virus herpétique, déjà évoqués, sur des virus à tropisme respiratoire.

La figure 1 présente les virus responsables d’affections respiratoires les plus communes et une idée approximative de leur implication. Pour chaque type viral il existe, parfois, plusieurs virus entraînant des pathologies de la plus asymptomatique à la plus sévère. Il y a, par exemple, plusieurs types de virus influenza chacun avec de multiples variants. De même, pour les coronavirus dont plusieurs centaines voire milliers existent.

Figure 1: Principaux virus respiratoires et leur importance supposée dans les infections ORL et bronchique
La partie gauche de l’image est empruntée à une présentation de Manuel Schibler, Laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève

Il existe quelques études sur l’intérêt des huiles essentielles comme antiviral sur les virus Influenza et des résultats très parcellaires sur d’autres virus respiratoires. Un seul article, que nous discuterons porte sur un coronavirus.

Le tableau 1 résume les principales études disponibles.

Tableau 1: Synthèse des principales études concernant des virus à tropisme respiratoire et l’effet d’huiles essentielles ou leur composants.
En violet l’huile essentielle ou la substance testé dans l’étude

Action des huiles essentielles sur un coronavirus

A notre connaissance, un seul article mentionne une étude de l’action de différentes huiles essentielles sur un coronavirus.

Une publication, en 2008, de Monica Loizzo de la faculté de Pharmacie de Calabre (Italie) en association avec des chercheurs de la faculté des Sciences de Beyrouth d’autres chercheurs italiens et allemands décrit dans le journal Chemistry and Biodiversity la composition de plusieurs huiles essentielles extraites de plantes originaires du Liban et l’activité in vitre de ces huiles essentielles sur les virus de l’herpès type 1 et le coronavirus SARS-CoV (virus responsable de l’épidémie de SARS en 2002-2004).

Loizzo et al. Chemistry & Biodiversity 2008, 5:461

Les huiles essentielles étudiées sont extraites des plantes suivantes: Laurus nobilis, Juniperus oxycedrus ssp. oxycedrus, Thuja orientalis, Cupressus sempervirens ssp. pyramidalis, Pistacia palaestina, Salvia officinalis, and Satureja thymbra. Pour le Laurier et le Thuja les huiles essentielles sont extraites des baies et des fruits.

Les principaux résultats antiviraux sont décrits dans un tableau de la publication. Les huiles de Laurier et de Thuja montrent une activité modérée sur le virus du SRAS avec des concentrations inhibitrices les plus faibles.


Table de résultats de la publication de Loizzo et al. 2008

Ces résultats ont permis à plusieurs auteurs et sites internets de faire la promotion de l’huile essentielle de Laurier noble dans le cadre de la prévention du Covid-19; le virus SARS-CoV1 étant relativement proche. Si il est possible, éventuellement, d’évoquer la proximité des deux virus l’huile essentielle décrite dans la publication est issue de la distillation de baies alors que l’huile essentielle commerciale classiquement disponible est issue de feuilles et la comparaison de leur composition montre de larges différences.

Comparaison de l’huile de baies utilisée dans la publication de Loizzo et al. et la composition de l’huile essentielle de feuilles de laurier traditionnellement trouvée dans le commerce.

L’huile essentielle de Laurier noble commerciale est caractérisée par un taux important de 1,8-cinéole et d’a- et b- pinène, ces substances sont présentes en quantité beaucoup plus faibles dans l’huile essentielle de baies. Trois molécules sont présente en quantité importante dans l’huile essentielle utilisée dans la publication et absente dans l’huile de laurier feuille: le b-ocimène, l’érémenthine et la déhydrocostulactone. Enfin, l’huile essentielle de baie renferme de nombreuses substances non identifiées (plus de 45%) et mériterait une caractérisation plus poussée.

Si certaines huiles essentielles sont clairement actives sur des virus à tropisme respiratoire les données sont encore peu nombreuses. Sur les coronavirus l’unique étude disponible pose de nombreuses questions. D’autres données sont nécessaires et des études mériteraient d’être engagées sans délai.

L’Alliaire

Le printemps est là, bon nombre de plantes sauvages pointent le bout de leurs tiges ça-et-là. Le confinement est propice à l’observation de la nature généreuse qui nous entoure. De véritables trésors se trouvent juste sous nos yeux, encore faut-il être capable de les reconnaître. Nous allons vous présenter l’alliaire, couramment appelée « l’herbe à l’ail ».

On la rencontre dans toute l’Europe, jusqu’à 800m d’altitude. Elle affectionne les sols plutôt calcaires. Rudérale, on la retrouve le long des haies, au pied des murs, dans les clairières et les endroits frais et ombragés. Elle partage souvent l’espace avec des plantes comme l’ortie ou le gratteron. Elle peut développer de véritables stations et devenir envahissante.

Pour la reconnaître : des feuilles cordiformes (en forme de cœur). Risque de confusion possible avec la feuille de violette, qui présente un bord régulièrement crénelé. Les bords des feuilles de l’alliaire officinale sont quant à eux irrégulièrement ondulés. Et surtout, elles dégagent une odeur subtile d’ail une fois qu’on les froisse bien entre les doigts, ce qui lui vaut son nom !

Botaniquement, l’alliaire n’a aucun rapport avec l’ail. Elle n’appartient pas à la famille des Amaryllidacées (famille de l’ail, la ciboulette, l’oignon) mais bien aux Brassicacées (la famille des choux, du radis et de la moutarde). L’alliaire est une plante bisannuelle, c’est-à-dire qu’elle effectue son cycle de vie sur deux années : la première année, la graine germe et les premières feuilles (à long pétiole) apparaissent et se développent tout l’été jusqu’à l’hiver. La deuxième année, au printemps (avril-mai) apparaissent des tiges (20 à 90 cm), portant aux extrémités de petites fleurs blanches à 4 pétales en croix. Les feuilles portées par les tiges voient leurs bouts plus pointus que les feuilles basales, et sont presque sessiles (sans pétiole). Rapidement, les premiers fruits apparaissent, il s’agit de siliques (sorte de gousses qui renferment de minuscules graines disposées de part et d’autre d’une membrane). Les fruits demeureront sur la plante toute l’année et au-delà, jusqu’à dessèchement complet de celle-ci.

L’alliaire…quand tout se mange !

L’alliaire est une plante comestible, on peut goûter à toutes ses parties ! Commençons par ses racines : on les récolte à l’automne de sa première année de vie, c’est-à-dire avant que la plante ne développe ses tiges portant les fleurs et fruits. La racine blanche de l’alliaire à l’instar du raifort ou du wasabi formera un excellent condiment à la saveur piquante (finement râpée ou mixée à tartiner).

Les feuilles sont riches en vitamine C. Elles possèdent une odeur volatile proche de l’ail (présence d’huile essentielle). Leur saveur se rapproche de l’ail et du chou, avec une légère amertume. On peut les consommer tout au long de la vie de la plante. Les jeunes feuilles sont les plus tendres, et cueillies au pic du soleil elles seront plus aromatiques. Les fleurs printanières sont comestibles et peuvent être mêlées à la cueillette. Feuilles et fleurs pourront être finement hachées et consommées crues pour relever une salade, préparées en pesto, ou simplement pour parfumer du beurre. On peut aussi blanchir les feuilles quelques instants pour limiter l’amertume et l’incorporer à un plat.

Les tiges sont aussi un régal à croquer, leur saveur est plus douce et sucrée que celle des feuilles.

Enfin, on utilise les graines (récoltées sur les plantes sèchées sur pieds, en général au printemps qui suit son cycle de vie) pour faire une sorte de moutarde. Elles ont une saveur âcre et légèrement piquante. On peut aussi frire les siliques pour les servir en amuse-bouche pour l’apéritif.

La saveur piquante caractéristique est due à la présence de glucosinolates tels que la sinigrine (généralement sous forme de sel de potassium). Au contact d’une enzyme (myrosinase), les glucosinolates s’hydrolysent pour donner des composés volatils soufrés responsables du goût piquant (idem pour la moutarde et le raifort).

L’alliaire, aussi une médicinale !

L’alliaire est antiseptique et vulnéraire, c’est-à-dire propre à la guérison des blessures et des plaies. Pour cela, on cueille l’ensemble des parties aériennes au printemps, on les écrase en boule entre les doigts et on la frotte sur la plaie de manière à mettre en contact direct le suc frais et la lésion.

La plante renferme des glucosinolates (hétérosides azotés et soufrés), une huile essentielle, des enzymes et de la vitamine C. Mais attention : seule la plante fraîche sera digne d’intérêt, les bienfaits de l’alliaire disparaissant au séchage !

L’alliaire possède les mêmes propriétés qu’une autre brassicacée : le sisymbre officinal (Sisymbrium officinale, communément appelé Vélar, Erysimum ou Herbe aux chantres), qui pousse sur les mêmes types de sol mais plus tardivement.

On emploie le suc frais en tant qu’anti-inflammatoire des muqueuses buccales, pharyngées et laryngées. Pour traiter une mucite, on pourra mâcher directement la plante puis la recracher, et répéter cette opération à volonté sur la journée. On pourra aussi faire des bains de bouche d’une infusion de plante fraîche (voir le mode de préparation ci-après).

Par voie interne, on traitera l’enrouement, l’extinction de voix, la laryngite, la pharyngite. Et si l’infection se localise au niveau de bronches, avec production de mucosités et une toux sifflante, ses propriétés expectorante et mucolytique en feront une bonne alliée qu’on combinera au bouillon blanc, au lierre terrestre, à l’eucalyptus ou encore à l’aunée.

Une forme sirupeuse de plante fraîche est intéressante pour traiter les troubles ORL précités. En pratique, on recouvre la plante fraîchement cueillie et broyée avec du sucre, du sirop simple ou du miel. On patiente 24 heures, on filtre la préparation et on utilise directement la solution sucrée gorgée du suc de la plante, à raison d’une cuillère à café 3 à 4 fois par jour (cette solution ne convient pas aux personnes diabétiques).

Pour les bronches encombrées spécifiquement, on pourra réaliser un sinapisme : il s’agit d’une forme de cataplasme à partir d’un broyat des graines. Les glucosinolates qu’elles contiennent, après hydrolyse enzymatique, libèrent des composés soufrés volatils aux propriétés rubéfiantes et expectorantes.

Sinon, on pourra réaliser une infusion de plante fraîches : on verse 1L d’eau frémissante non bouillante sur 30g de plante, on laisse infuser 10 à 15 minutes avant de filtrer. On boira la préparation en 3 fois, entre les repas.

Si on veut préparer un remède qu’on puisse conserver et utiliser tout au long de l’année, on privilégiera dans ce cas la forme teinture-mère de la plante fraîche : pour cela on cueille au printemps les parties aériennes, on les place dans un bocal (plantes bien tassées), et on recouvre d’un alcool à 70° au minimum. On laisse au moins 15 jours en macération en agitant quotidiennement le bocal. On comptera ensuite l’équivalent de 30 gouttes 3 fois par jours jusqu’à amélioration des symptômes. Cette forme ne convient pas aux personnes pour lesquels l’alcool est contre-indiqué.

Par ailleurs, l’alliaire est diurétique (adjuvante des traitements des œdèmes et de la rétention liquidienne tissulaire). Enfin, ses propriétés antiseptiques permettent à cette plante-aliment au même titre que le thym, le serpolet, l’origan d’affaiblir la flore intestinale pathogène au profit d’une flore commensale saine.

Par Benjamin Delfaut

Un baume aux huiles essentielles pour l’herpes labial

Maintenant que nous avons bien étudié la littérature scientifique du domaine autant en profiter pour composer de manière rationnelle un baume contre le virus HSV-1 responsable de l’herpes labial. Voir notre article sur l’étude des huiles essentielles sur les virus de l’herpes.

Choisissons dans le panel des huiles essentielles démontrées comme antiherpétiques sur le virus HSV-1 des huiles dont les mécanismes d’action sont différents avec des effets virucides (sur l’enveloppe et la capside du virus) et des actions sur l’entrée du virus dans la cellule ou sa réplication. Attention aussi de sélectionner des huiles essentielles composées de familles chimiques variées pour avoir une action aussi multifactorielle que possible.

Nous pourrions choisir une synergie composée d’huile essentielle de cèdre de l’atlas, de matricaire, de manuka et de bois de santal blanc. Un bon véhicule pourrait être le beurre de karité pour faire un baume qui puisse être apposé directement sur la peau au niveau de la lésion herpétique.

En terme de proportions; pour 20g de beurre de Karité vous pouvez incorporer par trituration avec une petite spatule préalablement désinfectée à l’alcool à 70°, 5% d’huiles essentielles soit environ 25 gouttes d’huiles essentielles au total. Une répartition pourrait être 6 à 7 gouttes de chacune des 4 huiles essentielles choisies.

Votre baume peut alors mis dans un petit pot bien propre (désinfection à l’alcool préalable) et ne pose pas de problème de conservation particulier. L’application se fera localement sur les lésions avec la possibilité de renouveler l’application jusqu’à 3 fois par jour.

Les huiles essentielles sont elles antivirales Part III

Nous verrons dans cette article les connaissances essentiellement tirées d’expérience in vitro
sur les activités antiherpétiques des huiles essentielles.

huiles essentielles

Quelques rappels sur les tests in vitro d’activité antivirales.

Affirmer une activité antivirale est particulièrement délicat et il convient de prendre en compte plusieurs spécificités des virus. 1) Les virus ne peuvent se multiplier sans le support de leur hôte. Il n’ont pas, en effet, la machinerie complète permettant une réplication et ne possèdent que une information génétique minimale. Ils vont donc « emprunter » à leur hôte l’ensemble de la machinerie cellulaire nécessaire pour traduire leur information génétique afin de fabriquer de nouvelle particules virales. Plus qu’un simple emprunt, une fois la machine cellulaire utilisée elle est souvent détruite par le virus. 2) Les virus sont très petit de 10 à 400 nm (100 nm = 0,0001 millimètre) et ceux qui nous intéressent pour les pathologies humaines parfois très dangereux à manipuler.

Ces éléments entraînent des contraintes importantes pour la réalisation d’essais pour tester d’éventuels antiviraux. D’abord au niveau des locaux et des équipements. Certaines expérimentations ne peuvent être réalisées que dans des laboratoires hautement spécialisés avec des conditions de sécurité extrêmes. De plus, les tests ne sont jamais simple à mettre en oeuvre et demande d’avoir recours à des cultures cellulaires adéquates. L’identification du type de cellules et des conditions de culture qui permettront une réplication du virus étant, déjà, un défi de recherche important. Enfin, la mise au point d’un protocole fiable pour identifier a quel stade de l’infection ou de la réplication virale les composés vont êtres actifs est une complexité de plus de ce type de tests.

La mise au point et la réalisation de tests antiviraux sont donc affaire de laboratoires et de chercheurs très spécialisés et sont rarement des routines très simples. La littérature dans le domaine des huiles essentielles antivirales est donc beaucoup moins importante que celle sur des bactéries, organismes plus faciles à cultiver et étudier. Seules quelques souches virales parmi les plus simples à manipuler ont été étudiées. Par exemple, l’effet des huiles essentielles sur les virus de l’herpes (cet article) et les virus respiratoires dont ceux de la grippe (prochain article) ont donné lieu à une littérature relativement abondante.

Rappelons qu’il est impossible d’affirmer qu’un produit actif sur un type viral sera actif sur un autre type de virus même si ces virus appartiennent à une famille ou un groupe similaire. Pour être plus précis, même si les virus herpétiques et les coronavirus sont des virus enveloppés, le fait qu’une huile essentielle ait été démontrée active sur les virus herpétiques en détruisant son enveloppe ne permet pas de conclure qu’elle l’est aussi sur les coronavirus et en particulier le SARS-CoV2.

Les huiles essentielles actives sur les virus de l’herpes

Il existe deux types de virus herpétique HSV-1 (herpes simplex virus 1) et HSV-2, le premier est responsable de l’herpes labial le second de l’herpes génital. Les test in vitro sont validés depuis longtemps est relativement simple à mettre en route, c’est donc naturellement sur ce type de virus que la littérature sur les huiles essentielles est la plus abondante. Quelques publications rapportent également l’activité du composé majoritaire d’une huile essentielle donnée.

Nous proposons ci-dessous une synthèse des principaux résultats publiés (Tableau 1 et 2). Les protocoles mis en oeuvre sont tous issus d’infection virale sur des cultures cellulaires. En fonction du protocole expérimental (temps d’introduction des différents éléments sur la culture et temps de contact entre virus/cellules et antiviraux) il est possible de distinguer un effet sur le virus lui même avant pénétration cellulaire, sur la pénétration du virus dans la cellule ou sur le processus de réplication virale intracellulaire. Dans beaucoup de cas les huiles essentielles agissent sur la structure du virus -enveloppe ou capside- en l’altérant avant même la pénétration cellulaire (effet sur « l’infectivité » ou virucide). Pour quelques cas une action sur la réplication à pu être démontrée.

Tableau 1
Tableau 2

Outre ces huiles essentielles ou composés majoritaire dans une huile essentielles données de nombreuses autres huiles essentielles ont été testées positivement sur HSV-1 et/ou HSV-2. Une synthèse de ces résultats est fournie ci dessous (Tableau 3).

Tableau 3

Discussion et Conclusion

La littérature in vitro est abondante, trop, peut être, si l’on considère le nombre d’huile essentielles qui montrent une activité sur ces types de virus. Il est possible de penser à un effet complètement aspécifique ou toute huile essentielles testée serait active ! Pourtant à y regarder de plus près les huiules ayant démontrées une activité sur les virus herpétiques 1 et 2 font apparaître plusieurs « clusters » de molécules communes.

Les monoterpènes et monoterpénols sont absents ou peu représentés ainsi que les esters ou les oxydes. Il n’est pas fait mention dans la littérature in vitro des huiles essentielles de ravintsara ou niaouli (huiles riche en 1,8-cinéole) pourtant largement recommandées dans cette indication dans les livres d’aromathérapie. Ceci ne préjuge en rien de l’activité possible de ces huiles, elle n’ont juste pas encore donné lieu à des études in vitro sur ces virus.
Certaines publication font état également de résultats négatifs avec certaines autres huiles (non mentionnées dans cette revue) ou sur certaines autres souches virales. Il est donc possible, dans bien des cas, de s’assurer de la spécificité de l’action d’autant plus qu’en fonction des conditions expérimentales, différents mécanismes d’actions semblent possibles. Ces derniers éléments permettent d’envisager la réalisation de synergies intéressantes combinant une action à différents niveaux de l’infection virale.

Vous ne verrez dans cette revue aucune mention d’article rapportant les résultats d’une d’étude clinique. Il n’y a, en effet, pas de publication clinique et c’est bien regrettable. Il est de notre point de vue urgent de promouvoir une recherche clinique de qualité sur ces sujets.

Fabriquer une solution antiseptique avec des huiles essentielles antivirales

Sur la base de l’analyse effectuée dans notre article précédent sur les huiles essentielles antivirales nous vous proposons des recettes simples pour faire des solutions antiseptiques.

Attention ! Il faut en tout état de cause privilégier les solutions hydro-alcoolique validées suivant la recette préconisée par l’organisation mondiale de la santé à base d’alcool, d’eau oxygénée et de glycérine. Notamment dans des contextes de soins professionnels. Par contre, vous pouvez aussi avoir à la maison des solutions complémentaires avec peu d’ingrédients judicieusement choisis et dosés. C’est le but de cet article.

De nombreux tutoriels sont actuellement disponibles sur internet avec parfois des erreurs en terme de solubilité surtout lorsque des huiles essentielles sont ajoutées. Rappelons que les huiles essentielles sont solubles uniquement dans les corps gras et l’alcool à très fort degré alcoolique et pas dans l’eau. Le gel d’aloé qui est composé à 98% d’eau ne peut contenir qu’un faible pourcentage d’huile essentielle qui seront dispersées dans le gel.

Pour faciliter la réflexion nous avons résumé les caractéristiques de solubilité de différents produits facilement disponibles et souvent évoqués dans les articles actuels dédiés à ce sujet. Gel d’aloé, alcool à 90°, eau, huiles essentielles et un dispersant comme le cétiol. Il est, bien sur, possible de remplacer l’eau par un hydrolat antiseptique.

Tableau des solubilités

Il est donc possible de concevoir des gels en utilisant des bases du commerce spécialement formulés pour y ajouter des huiles essentielles ou du gel d’aloé plus courant dans nos placards maison. Par contre l’alcool va provoquer une coagulation de certains composés présents dans le gel et le pourcentage d’huiles essentielles incorporable dans le gel d’aloé doit être modéré.
Il est aussi possible de concevoir des solutions à base d’alcool et d’huiles essentielles, attention à leur caractère rapidement desséchant pour la peau et préférer donc leur utilisation pour la désinfection des surfaces. Attention également au caractère très inflammable de ces solutions. Enfin, un mélange, alcool, eau et huiles essentielles est tout à fait possible à condition de pré-diluer les huiles essentielles dans un dispersant solubol, cétiol etc…

Pour votre choix des huiles essentielles reportez vous aux tableaux publiés dans nos articles précédents:

Les Huiles essentielles sont elles antivirales ? Part I

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part II

Nous avons opté ici avec une démonstration avec trois huiles essentielles inspirées par les expériences menées in vitro et choisi une huile essentielle de chacun des chemotype typique. L’orange douce riche en limonène, l’eucalyptus de Smith riche en cinéole et l’huile essentielle d’écorce de cannelle de Ceylan riche en cinnamaldéhyde.
En faisant un mélange à 40% d’HE d’eucalyptus de Smith, 40% d’essence d’orange douce et 20% d’HE de cannelle écorce nous optenon un mélange équilibré avec la présence préférentielle de trois molécules aux propriétés antiseptiques virale démontrées.

Diversité chimique des huiles essentielles considérées (chaque couleur correspond à une molécule différente, présente en proportion variable d’une HE à une autre) et modélisation de la composition chimique de la synergie proposée.

DIY, des produits pour la maison

Claire à un placard plein de merveilles et nous demande par mail ce qu’elle peut bien en faire. Voici une liste de produits que vous pourrez réaliser avec vos ingrédients.


Avec vos huiles essentielles

Et des cosmétiques !

Encore plus de produits et de remèdes !

Une huile antidouleurs

Encore plus de pIl vous reste encore des produits à utiliser ? Vous pouvez vous faire une de massage pour soulager douleurs et contractures musculaires avec à défaut d’une autre huile végétale votre huile de bourrache et vos huiles essentielles d’Eucalyptus citronné, de Lavande vraie et de menthe poivrée. Prenez 30 ml d’huile végétale et ajouter y 20 à 25 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné (anti-inflammatoire), de Lavande vraie (décontractante musculaire) et 10 gouttes d’Huile essentielle de menthe poivrée (analgésique). Massez les muscles et articulations douloureuses.

Une poudre à récurer

Une formule toute simple pour faire un bon nettoyage de vos éviers, baignoires et douches ! Prenez simplement votre bicarbonate et ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles d’Arbre à thé (= Tea tree), un très bon désinfectant et quelques gouttes d’Essence de citron pour ses propriétés désinfectante et aussi son odeur rafraîchissante !

Et dans la cuisine !

Et pourquoi pas aussi utiliser vos huiles essentielles en cuisine ? Vous pouvez ajouter à votre salade de fruits frais 2 ou 3 gouttes de votre essence de pamplemousse …

Et si vous avez chez vous un lait végétal (lait d’amande, d’avoine, de riz….) vous pouvez y ajouter 2 gouttes d’essence de citron…. un délice !

Claire nous avons utilisé tout votre placard ! N’hésitez pas si vous trouver d’autres merveilles dans vos tiroirs !!! Vérifiez tout de même que tout vos produits ont encore des dates de péremption valides.