Les huiles essentielles Bio peu communes : Le Bois de Hô

« B » comme bois ou « H » comme Hô ? Optons pour le B, c’est en effet dans le bois et l’écorce que la concentration d’huile essentielles est particulièrement intéressante et extractible par distillation à la vapeur d’eau. Botaniquement l’espèce d’origine de cette huile essentielle est le camphrier, Cinnamomum camphora de la famille des Lauracées. Originaire de Chine, du Japon et de Taiwan la distillation des organes de cet arbres va aussi donner une huile essentielle très riche en camphre d’ou son nom de camphrier. Naturalisé à Madagascar les feuilles de ce même arbre vont donné une huile essentielle bien connue, l’huile essentielle de Ravintsara.

Cinnamomum camphora, le camphrier, bois de Hô ou ravintsara

 Que contient l’huile essentielle de Bois de Hô ?

La composition de l’huile essentielle de feuille de Bois de Hô est très atypique puisque contrairement a de nombreuses huiles essentielles à la composition très complexe, l’huile de bois de Hô est composé à 98% environ d’une même substance le linalol, la petite fraction restante étant des oxydes de linalol !  L’odeur délicate de l’huile essentielle de Bois de Hô est donc celle du linalol quasi pur. Le linalol est un alcool à 10 atomes de carbone du groupe des monoterpénols.

Un point botanico-chimique !

La même espèce Cinnamomum camphora est donc capable de donner plusieurs huiles essentielles en fonction de l’origine géographique de l’arbre, de la partie de l’arbre utilisée (feuilles, bois, racines) et du profil biochimique des organes distillés (particularité appelé chémotype ou type chimique). Pour faire simple:

Le Camphrier du Japon (Hon-sho) produit une huile contenant plus de 50% de camphre
A Madagascar le chemotype dominant est caractérisé par un fort taux de 1,8 cinéole (environ 70%)
En Chine et à Taiwan le chémotype linalol est prédominant, c’est le bois de Hô ou Bois de Shiu
Plus rarement un chémotype à nérolidol ou safrole peut être rencontré

Quelles sont les activités connues du linalol et de ses oxydes ?

Le linalol est un alcool à pouvoir antiseptique avéré mais doux. Il est donc naturel d’utiliser l’huile essentielle de Bois de Hô comme antibactérienne de façon générale et particulièrement cutanée cette huile essentielles est souvent notée comme « assainissante ». Le linalol est aussi un stimulant de l’immunité et un tonique général !

Pourquoi employer l’huile essentielle de Bois de Hô ?

Pour ses propriétés antiseptiques notamment en diffusion atmosphérique ou en application transcutanée par exemple dans les dermatoses infectées. L’huile essentielle de bois de Hô est aussi légèrement antifongique ce qui est très utile pour « purifier » la peau. Cette huile essentielle est aussi utilisée en complément d’autres huiles antiseptiques pour les infections de la sphère ORL, gynécologique et urinaire. Comme tonique dans les cas de surmenage ou de fatigue nerveuse, on la recommande aussi comme tonique sexuelle ! Régénérante tissulaire c’est une excellente huile a ajouter dans une crème cosmétique.

Comment prendre l’huile essentielle de de Bois de Hô ?

En diffusion atmosphérique seul ou dans des mélanges appropriés pour des synergies assainissantes. En spray désinfectant ou en application locale, diluée dans une huile végétale à 5 % d’huiles essentielles maximum pour des massages thérapeutiques, le bois de Hô étant que l’un des éléments de la synergie. Utilisée seule, dans des crèmes ou laits cosmétiques, cette huile essentielle sera ajouté dans une proportion de 1%. C’est une huile douce et en général sans problème, mais des allergies peuvent exister, un test cutané préalable est conseillé. Votre pharmacien-herboriste ou médecin phytothérapeute pourra vous guider dans le choix des huiles essentielles à mettre en synergie pour des préparations à diffuser ou à appliquer sur la peau.

Des conseils de professionnels sont nécessaires, les personnes les mieux formées à l’aromathérapie sont les pharmaciens ayant développé un savoir faire spécifique et suivi des formations validés en la matière.

Choisissez des huiles essentielles de qualité, personnels compétents et conseils avisés, bulletin d’analyse non factice… et sentez les… Tests et conseils étant difficiles sur le web faites confiance à des pros !

 Que contient cette huile essentielle ?

La composition de l’huile essentielle de feuille de Bois de Hô est très atypique puisque contrairement a de nombreuses huiles essentielles à la composition très complexe, l’huile de bois de Hô est composé à 98% environ d’une même substance le linalol, la petite fraction restante étant des oxydes de linalol !  L’odeur délicate de l’huile essentielle de Bois de Hô est donc celle du linalol quasi pur. Le linalol est un alcool à 10 atomes de carbone du groupe des monoterpénols.

Un point botanico-chimique !

La même espèce Cinnamomum camphora est donc capable de donner plusieurs huiles essentielles en fonction de l’origine géographique de l’arbre, de la partie de l’arbre utilisée (feuilles, bois, racines) et du profil biochimique des organes distillés (particularité appelé chémotype ou type chimique). Pour faire simple:

Le Camphrier du Japon (Hon-sho) produit une huile contenant plus de 50% de camphre
A Madagascar le chemotype dominant est caractérisé par un fort taux de 1,8 cinéole (environ 70%)
En Chine et à Taiwan le chémotype linalol est prédominant, c’est le bois de Hô ou Bois de Shiu
Plus rarement un chémotype à nérolidol ou safrole peut être rencontré

Quelles sont les activités connues du linalol et de ses oxydes ?

Le linalol est un alcool à pouvoir antiseptique avéré mais doux. Il est donc naturel d’utiliser l’huile essentielle de Bois de Hô comme antibactérienne de façon générale et particulièrement cutanée cette huile essentielles est souvent notée comme « assainissante ». Le linalol est aussi un stimulant de l’immunité et un tonique général !

Pourquoi employer l’huile essentielle de Bois de Hô ?

Pour ses propriétés antiseptiques notamment en diffusion atmosphérique ou en application transcutanée par exemple dans les dermatoses infectées. L’huile essentielle de bois de Hô est aussi légèrement antifongique ce qui est très utile pour « purifier » la peau. Cette huile essentielle est aussi utilisée en complément d’autres huiles antiseptiques pour les infections de la sphère ORL, gynécologique et urinaire. Comme tonique dans les cas de surmenage ou de fatigue nerveuse, on la recommande aussi comme tonique sexuelle ! Régénérante tissulaire c’est une excellente huile a ajouter dans une crème cosmétique.

Comment prendre l’huile essentielle de de Bois de Hô ?

En diffusion atmosphérique seul ou dans des mélanges appropriés pour des synergies assainissantes. En spray désinfectant ou en application locale, diluée dans une huile végétale à 5 % d’huiles essentielles maximum pour des massages thérapeutiques, le bois de Hô étant que l’un des éléments de la synergie. Utilisée seule, dans des crèmes ou laits cosmétiques, cette huile essentielle sera ajouté dans une proportion de 1%. C’est une huile douce et en général sans problème, mais des allergies peuvent exister, un test cutané préalable est conseillé. Votre pharmacien-herboriste ou médecin phytothérapeute pourra vous guider dans le choix des huiles essentielles à mettre en synergie pour des préparations à diffuser ou à appliquer sur la peau.

Des conseils de professionnels sont nécessaires, les personnes les mieux formées à l’aromathérapie sont les pharmaciens ayant développé un savoir faire spécifique et suivi des formations validés en la matière.

Choisissez des huiles essentielles de qualité, personnels compétents et conseils avisés, bulletin d’analyse non factice… et sentez les… Tests et conseils étant difficiles sur le web faites confiance à des pros !

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part V

Notre réflexion de départ

Notre saga touche à sa conclusion. Nous avons passé en revue une grande partie de la littérature scientifique disponible sur les propriétés antivirales des huiles essentielles. Part I; Part II; Part III; Part IV. Au départ notre interrogation était simple. Dans le contexte actuel marqué par une pandémie virale que nul n’avait prévu, les conseils d’utilisation d’huiles essentielles dont les propriétés anti-infectieuses sont bien connues paraissaient être logiques. Mais anti-infectieux est un terme bien large et nous avions affaire à un virus bien particulier ! Il était important d’y voir plus clair et de proposer une approche logique qui puisse aider chacun dans ses efforts pour contrecarrer cette épidémie.

Comme toujours des voix multiples d' »experts » mettaient en garde, dans les médias, contre l’inefficacité et le manque de preuve des approches naturelles et de même de multiples articles, sites et « thérapeutes » diffusaient des recettes et compositions « antivirales » ou de « protection par les huiles essentielles ». L’ensemble de ces réactions nous paraissaient exagéré par apport au corpus de connaissances disponibles et relever plus de positions doctrinales.

La formation médicale -surtout- et pharmaceutique -légèrement moins- méconnaissent totalement les produits naturels. Tout juste y apprend t’on l’origine naturelle de certains grands médicaments (notamment antibiotiques) mais l’utilisation de produits issus de la plante n’est plus, ni connue, ni étudiée, et considérée systématiquement comme désuète, dépourvue d’efficacité et surtout « sans résultats cliniques démontrés ». Nous reviendrons sur ce dernier point qui est probablement le nœud de crispation, de défiance et d’incompréhension. La réaction négative sur les approches naturelles, du corps médical hospitalier, très présente dans les instances de santé, de conseils et de régulation n’est donc pas surprenante. Souvent, de bonne foi, par méconnaissance de la littérature existante – peu médiatisée et répondant souvent faiblement à leur critères de jugement – , des avis négatifs ont été rendus.

Pour les tenants des approches naturelles, l’intérêt antiviral des huiles essentielles ne fait pas débat. Mais leurs arguments sont souvent faiblement scientifiquement étayés. Les références citées étant régulièrement des livres ou des sites internet, qui se copient les uns les autres, sans que les données originales soient consultées. De bonne foi, des affirmations sont posées sans forcément en avoir les arguments. Par contre, l’usage traditionnel, parfois séculaire (voir millénaire !!), et la grande expérience personnelle de certains, constituent des « études cliniques dans un monde réel » souvent sur de larges populations qui mériteraient d’être considérées mais échappent aux critères réglementaires actuels.

Sans doute est-il présomptueux de vouloir réconcilier ces mondes qui peuvent paraître antagonistes ! Pourtant si on y regarde de près la piste des huiles essentielles comme antiviraux naturels mérite que l’on s’y penche sérieusement.

Ce que nous avons appris

Il y a peu de littérature sur les effets antiviraux des huiles essentielles. Ils sont, clairement , moins bien explorés que les effets antibactériens. La difficulté méthodologique des essais sur les virus est sans doute la principale raison de ce manque de données.
Part I; Part II

Néanmoins, plusieurs études tant in vitro sur culture cellulaires que in vivo chez l’animal ont montré des potentialités antivirales pour certaines huiles essentielles. Quelques virus (notamment les virus de l’herpes et les virus grippaux) ont été étudiés ainsi que quelques huiles essentielles, de nature variée. Les conclusions de ces études sont très délicates à tirer sauf peut- être pour les virus de l’herpes type 1 et 2 pour lesquels le faisceau d’arguments est solide au regard de certaines huiles essentielles. Pour les autres pathologies virales, les données disponibles sont trop parcellaires pour pouvoir affirmer un intérêt scientifiquement validé ; pour le SRAS-CoV1, une seule publication très incomplète, et aucune pour le moment sur le SRAS-CoV2.
Part III; Part IV

Sur les huiles essentielles qui sont le plus testées positivement sur des souches virales, sont retrouvées ; les cannelles ou leur composant principal le cinnamaldéhyde; le thym, la sarriette et l’origan à thymol/carvacrol. Ceci n’est pas surprenant car ce sont les huiles qui ont un caractère anti-infectieux fort, principalement en altérant les membranes bactériennes. Un effet analogue est souvent revendiqué sur l’enveloppe ou la capside de certains virus.
Nous avons été surpris de ne pas voir dans la littérature l’huile essentielle de ravintsara Cinnamomum camphora à 1,8-cinéole pourtant très largement citée dans les ouvrages d’aromathérapie comme antivirale. Parmi les huiles aux composants moins habituels nous avons noté notamment le manuka et la mélisse.

Nos souhaits pour l’avenir

Compte tenu des informations disponibles dans la littérature qui, bien qu’encore insuffisantes, sont porteuses d’espoir,

Compte tenu de l’expérience très étendue d’usage dans des diverses pathologies virales, notamment respiratoires avec des retours positifs et des effets nocifs essentiellement dus à de mauvaises pratiques d’utilisation, de dosages et de non respect des contres-indications,

Compte tenu du faible prix de ces solutions, de leur disponibilité notamment dans des pays à faible revenu,

Il nous semble important que des études in vitro plus approfondies soient menées sur différents virus et démarrées urgemment sur le SARS-CoV2. Il n’est ni justifié ni bénéfique de rester dans un tel niveau d’inconnu et de pré-supposé.

Des études cliniques sont indispensables, elles doivent être pensées de façon raisonnable sans vouloir absolument calquer les standards d’études du médicament, peu adaptés aux produits naturels, mais en gardant une rigueur scientifique et statistique indispensable. Nous voulons croire que cela est possible et sommes disponibles pour participer à établir les critères de telles études.

De telles études pourraient être financées sur fonds public via des appels d’offres ciblés, les sommes nécessaires sont minimes en regard des efforts consacrés à des approches par des médicaments allopathiques.

Manuka – Leptospermum scoparium

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part IV

Nous avons déjà discuté dans les précédents articles des connaissances acquises notamment in vitro sur des tests cellulaires. Comme nous l’avons vu, une grande diversité d’huiles et donc de principes actifs, peuvent manifester une activité. Les virus de l’herpes ont été principalement étudiés et souvent une activité directe sur les enveloppes virales est responsable de l’action antivirale. Dans quelques cas une action sur la réplication a pu être démontrée.

Part I; Part II; Part III

L’activité d’une huile essentielle sur un type viral donné ne préjuge en rien de l’activité sur un autre virus.

Nous allons voir dans cet article ce qui a été démontré dans la littérature au delà des virus herpétique, déjà évoqués, sur des virus à tropisme respiratoire.

La figure 1 présente les virus responsables d’affections respiratoires les plus communes et une idée approximative de leur implication. Pour chaque type viral il existe, parfois, plusieurs virus entraînant des pathologies de la plus asymptomatique à la plus sévère. Il y a, par exemple, plusieurs types de virus influenza chacun avec de multiples variants. De même, pour les coronavirus dont plusieurs centaines voire milliers existent.

Figure 1: Principaux virus respiratoires et leur importance supposée dans les infections ORL et bronchique
La partie gauche de l’image est empruntée à une présentation de Manuel Schibler, Laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève

Il existe quelques études sur l’intérêt des huiles essentielles comme antiviral sur les virus Influenza et des résultats très parcellaires sur d’autres virus respiratoires. Un seul article, que nous discuterons porte sur un coronavirus.

Le tableau 1 résume les principales études disponibles.

Tableau 1: Synthèse des principales études concernant des virus à tropisme respiratoire et l’effet d’huiles essentielles ou leur composants.
En violet l’huile essentielle ou la substance testé dans l’étude

Action des huiles essentielles sur un coronavirus

A notre connaissance, un seul article mentionne une étude de l’action de différentes huiles essentielles sur un coronavirus.

Une publication, en 2008, de Monica Loizzo de la faculté de Pharmacie de Calabre (Italie) en association avec des chercheurs de la faculté des Sciences de Beyrouth d’autres chercheurs italiens et allemands décrit dans le journal Chemistry and Biodiversity la composition de plusieurs huiles essentielles extraites de plantes originaires du Liban et l’activité in vitre de ces huiles essentielles sur les virus de l’herpès type 1 et le coronavirus SARS-CoV (virus responsable de l’épidémie de SARS en 2002-2004).

Loizzo et al. Chemistry & Biodiversity 2008, 5:461

Les huiles essentielles étudiées sont extraites des plantes suivantes: Laurus nobilis, Juniperus oxycedrus ssp. oxycedrus, Thuja orientalis, Cupressus sempervirens ssp. pyramidalis, Pistacia palaestina, Salvia officinalis, and Satureja thymbra. Pour le Laurier et le Thuja les huiles essentielles sont extraites des baies et des fruits.

Les principaux résultats antiviraux sont décrits dans un tableau de la publication. Les huiles de Laurier et de Thuja montrent une activité modérée sur le virus du SRAS avec des concentrations inhibitrices les plus faibles.


Table de résultats de la publication de Loizzo et al. 2008

Ces résultats ont permis à plusieurs auteurs et sites internets de faire la promotion de l’huile essentielle de Laurier noble dans le cadre de la prévention du Covid-19; le virus SARS-CoV1 étant relativement proche. Si il est possible, éventuellement, d’évoquer la proximité des deux virus l’huile essentielle décrite dans la publication est issue de la distillation de baies alors que l’huile essentielle commerciale classiquement disponible est issue de feuilles et la comparaison de leur composition montre de larges différences.

Comparaison de l’huile de baies utilisée dans la publication de Loizzo et al. et la composition de l’huile essentielle de feuilles de laurier traditionnellement trouvée dans le commerce.

L’huile essentielle de Laurier noble commerciale est caractérisée par un taux important de 1,8-cinéole et d’a- et b- pinène, ces substances sont présentes en quantité beaucoup plus faibles dans l’huile essentielle de baies. Trois molécules sont présente en quantité importante dans l’huile essentielle utilisée dans la publication et absente dans l’huile de laurier feuille: le b-ocimène, l’érémenthine et la déhydrocostulactone. Enfin, l’huile essentielle de baie renferme de nombreuses substances non identifiées (plus de 45%) et mériterait une caractérisation plus poussée.

Si certaines huiles essentielles sont clairement actives sur des virus à tropisme respiratoire les données sont encore peu nombreuses. Sur les coronavirus l’unique étude disponible pose de nombreuses questions. D’autres données sont nécessaires et des études mériteraient d’être engagées sans délai.

Un baume aux huiles essentielles pour l’herpes labial

Maintenant que nous avons bien étudié la littérature scientifique du domaine autant en profiter pour composer de manière rationnelle un baume contre le virus HSV-1 responsable de l’herpes labial. Voir notre article sur l’étude des huiles essentielles sur les virus de l’herpes.

Choisissons dans le panel des huiles essentielles démontrées comme antiherpétiques sur le virus HSV-1 des huiles dont les mécanismes d’action sont différents avec des effets virucides (sur l’enveloppe et la capside du virus) et des actions sur l’entrée du virus dans la cellule ou sa réplication. Attention aussi de sélectionner des huiles essentielles composées de familles chimiques variées pour avoir une action aussi multifactorielle que possible.

Nous pourrions choisir une synergie composée d’huile essentielle de cèdre de l’atlas, de matricaire, de manuka et de bois de santal blanc. Un bon véhicule pourrait être le beurre de karité pour faire un baume qui puisse être apposé directement sur la peau au niveau de la lésion herpétique.

En terme de proportions; pour 20g de beurre de Karité vous pouvez incorporer par trituration avec une petite spatule préalablement désinfectée à l’alcool à 70°, 5% d’huiles essentielles soit environ 25 gouttes d’huiles essentielles au total. Une répartition pourrait être 6 à 7 gouttes de chacune des 4 huiles essentielles choisies.

Votre baume peut alors mis dans un petit pot bien propre (désinfection à l’alcool préalable) et ne pose pas de problème de conservation particulier. L’application se fera localement sur les lésions avec la possibilité de renouveler l’application jusqu’à 3 fois par jour.

Les huiles essentielles sont elles antivirales Part III

Nous verrons dans cette article les connaissances essentiellement tirées d’expérience in vitro
sur les activités antiherpétiques des huiles essentielles.

huiles essentielles

Quelques rappels sur les tests in vitro d’activité antivirales.

Affirmer une activité antivirale est particulièrement délicat et il convient de prendre en compte plusieurs spécificités des virus. 1) Les virus ne peuvent se multiplier sans le support de leur hôte. Il n’ont pas, en effet, la machinerie complète permettant une réplication et ne possèdent que une information génétique minimale. Ils vont donc « emprunter » à leur hôte l’ensemble de la machinerie cellulaire nécessaire pour traduire leur information génétique afin de fabriquer de nouvelle particules virales. Plus qu’un simple emprunt, une fois la machine cellulaire utilisée elle est souvent détruite par le virus. 2) Les virus sont très petit de 10 à 400 nm (100 nm = 0,0001 millimètre) et ceux qui nous intéressent pour les pathologies humaines parfois très dangereux à manipuler.

Ces éléments entraînent des contraintes importantes pour la réalisation d’essais pour tester d’éventuels antiviraux. D’abord au niveau des locaux et des équipements. Certaines expérimentations ne peuvent être réalisées que dans des laboratoires hautement spécialisés avec des conditions de sécurité extrêmes. De plus, les tests ne sont jamais simple à mettre en oeuvre et demande d’avoir recours à des cultures cellulaires adéquates. L’identification du type de cellules et des conditions de culture qui permettront une réplication du virus étant, déjà, un défi de recherche important. Enfin, la mise au point d’un protocole fiable pour identifier a quel stade de l’infection ou de la réplication virale les composés vont êtres actifs est une complexité de plus de ce type de tests.

La mise au point et la réalisation de tests antiviraux sont donc affaire de laboratoires et de chercheurs très spécialisés et sont rarement des routines très simples. La littérature dans le domaine des huiles essentielles antivirales est donc beaucoup moins importante que celle sur des bactéries, organismes plus faciles à cultiver et étudier. Seules quelques souches virales parmi les plus simples à manipuler ont été étudiées. Par exemple, l’effet des huiles essentielles sur les virus de l’herpes (cet article) et les virus respiratoires dont ceux de la grippe (prochain article) ont donné lieu à une littérature relativement abondante.

Rappelons qu’il est impossible d’affirmer qu’un produit actif sur un type viral sera actif sur un autre type de virus même si ces virus appartiennent à une famille ou un groupe similaire. Pour être plus précis, même si les virus herpétiques et les coronavirus sont des virus enveloppés, le fait qu’une huile essentielle ait été démontrée active sur les virus herpétiques en détruisant son enveloppe ne permet pas de conclure qu’elle l’est aussi sur les coronavirus et en particulier le SARS-CoV2.

Les huiles essentielles actives sur les virus de l’herpes

Il existe deux types de virus herpétique HSV-1 (herpes simplex virus 1) et HSV-2, le premier est responsable de l’herpes labial le second de l’herpes génital. Les test in vitro sont validés depuis longtemps est relativement simple à mettre en route, c’est donc naturellement sur ce type de virus que la littérature sur les huiles essentielles est la plus abondante. Quelques publications rapportent également l’activité du composé majoritaire d’une huile essentielle donnée.

Nous proposons ci-dessous une synthèse des principaux résultats publiés (Tableau 1 et 2). Les protocoles mis en oeuvre sont tous issus d’infection virale sur des cultures cellulaires. En fonction du protocole expérimental (temps d’introduction des différents éléments sur la culture et temps de contact entre virus/cellules et antiviraux) il est possible de distinguer un effet sur le virus lui même avant pénétration cellulaire, sur la pénétration du virus dans la cellule ou sur le processus de réplication virale intracellulaire. Dans beaucoup de cas les huiles essentielles agissent sur la structure du virus -enveloppe ou capside- en l’altérant avant même la pénétration cellulaire (effet sur « l’infectivité » ou virucide). Pour quelques cas une action sur la réplication à pu être démontrée.

Tableau 1
Tableau 2

Outre ces huiles essentielles ou composés majoritaire dans une huile essentielles données de nombreuses autres huiles essentielles ont été testées positivement sur HSV-1 et/ou HSV-2. Une synthèse de ces résultats est fournie ci dessous (Tableau 3).

Tableau 3

Discussion et Conclusion

La littérature in vitro est abondante, trop, peut être, si l’on considère le nombre d’huile essentielles qui montrent une activité sur ces types de virus. Il est possible de penser à un effet complètement aspécifique ou toute huile essentielles testée serait active ! Pourtant à y regarder de plus près les huiules ayant démontrées une activité sur les virus herpétiques 1 et 2 font apparaître plusieurs « clusters » de molécules communes.

Les monoterpènes et monoterpénols sont absents ou peu représentés ainsi que les esters ou les oxydes. Il n’est pas fait mention dans la littérature in vitro des huiles essentielles de ravintsara ou niaouli (huiles riche en 1,8-cinéole) pourtant largement recommandées dans cette indication dans les livres d’aromathérapie. Ceci ne préjuge en rien de l’activité possible de ces huiles, elle n’ont juste pas encore donné lieu à des études in vitro sur ces virus.
Certaines publication font état également de résultats négatifs avec certaines autres huiles (non mentionnées dans cette revue) ou sur certaines autres souches virales. Il est donc possible, dans bien des cas, de s’assurer de la spécificité de l’action d’autant plus qu’en fonction des conditions expérimentales, différents mécanismes d’actions semblent possibles. Ces derniers éléments permettent d’envisager la réalisation de synergies intéressantes combinant une action à différents niveaux de l’infection virale.

Vous ne verrez dans cette revue aucune mention d’article rapportant les résultats d’une d’étude clinique. Il n’y a, en effet, pas de publication clinique et c’est bien regrettable. Il est de notre point de vue urgent de promouvoir une recherche clinique de qualité sur ces sujets.

Fabriquer une solution antiseptique avec des huiles essentielles antivirales

Sur la base de l’analyse effectuée dans notre article précédent sur les huiles essentielles antivirales nous vous proposons des recettes simples pour faire des solutions antiseptiques.

Attention ! Il faut en tout état de cause privilégier les solutions hydro-alcoolique validées suivant la recette préconisée par l’organisation mondiale de la santé à base d’alcool, d’eau oxygénée et de glycérine. Notamment dans des contextes de soins professionnels. Par contre, vous pouvez aussi avoir à la maison des solutions complémentaires avec peu d’ingrédients judicieusement choisis et dosés. C’est le but de cet article.

De nombreux tutoriels sont actuellement disponibles sur internet avec parfois des erreurs en terme de solubilité surtout lorsque des huiles essentielles sont ajoutées. Rappelons que les huiles essentielles sont solubles uniquement dans les corps gras et l’alcool à très fort degré alcoolique et pas dans l’eau. Le gel d’aloé qui est composé à 98% d’eau ne peut contenir qu’un faible pourcentage d’huile essentielle qui seront dispersées dans le gel.

Pour faciliter la réflexion nous avons résumé les caractéristiques de solubilité de différents produits facilement disponibles et souvent évoqués dans les articles actuels dédiés à ce sujet. Gel d’aloé, alcool à 90°, eau, huiles essentielles et un dispersant comme le cétiol. Il est, bien sur, possible de remplacer l’eau par un hydrolat antiseptique.

Tableau des solubilités

Il est donc possible de concevoir des gels en utilisant des bases du commerce spécialement formulés pour y ajouter des huiles essentielles ou du gel d’aloé plus courant dans nos placards maison. Par contre l’alcool va provoquer une coagulation de certains composés présents dans le gel et le pourcentage d’huiles essentielles incorporable dans le gel d’aloé doit être modéré.
Il est aussi possible de concevoir des solutions à base d’alcool et d’huiles essentielles, attention à leur caractère rapidement desséchant pour la peau et préférer donc leur utilisation pour la désinfection des surfaces. Attention également au caractère très inflammable de ces solutions. Enfin, un mélange, alcool, eau et huiles essentielles est tout à fait possible à condition de pré-diluer les huiles essentielles dans un dispersant solubol, cétiol etc…

Pour votre choix des huiles essentielles reportez vous aux tableaux publiés dans nos articles précédents:

Les Huiles essentielles sont elles antivirales ? Part I

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part II

Nous avons opté ici avec une démonstration avec trois huiles essentielles inspirées par les expériences menées in vitro et choisi une huile essentielle de chacun des chemotype typique. L’orange douce riche en limonène, l’eucalyptus de Smith riche en cinéole et l’huile essentielle d’écorce de cannelle de Ceylan riche en cinnamaldéhyde.
En faisant un mélange à 40% d’HE d’eucalyptus de Smith, 40% d’essence d’orange douce et 20% d’HE de cannelle écorce nous optenon un mélange équilibré avec la présence préférentielle de trois molécules aux propriétés antiseptiques virale démontrées.

Diversité chimique des huiles essentielles considérées (chaque couleur correspond à une molécule différente, présente en proportion variable d’une HE à une autre) et modélisation de la composition chimique de la synergie proposée.

DIY, des produits pour la maison

Claire à un placard plein de merveilles et nous demande par mail ce qu’elle peut bien en faire. Voici une liste de produits que vous pourrez réaliser avec vos ingrédients.


Avec vos huiles essentielles

Et des cosmétiques !

Encore plus de produits et de remèdes !

Une huile antidouleurs

Encore plus de pIl vous reste encore des produits à utiliser ? Vous pouvez vous faire une de massage pour soulager douleurs et contractures musculaires avec à défaut d’une autre huile végétale votre huile de bourrache et vos huiles essentielles d’Eucalyptus citronné, de Lavande vraie et de menthe poivrée. Prenez 30 ml d’huile végétale et ajouter y 20 à 25 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné (anti-inflammatoire), de Lavande vraie (décontractante musculaire) et 10 gouttes d’Huile essentielle de menthe poivrée (analgésique). Massez les muscles et articulations douloureuses.

Une poudre à récurer

Une formule toute simple pour faire un bon nettoyage de vos éviers, baignoires et douches ! Prenez simplement votre bicarbonate et ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles d’Arbre à thé (= Tea tree), un très bon désinfectant et quelques gouttes d’Essence de citron pour ses propriétés désinfectante et aussi son odeur rafraîchissante !

Et dans la cuisine !

Et pourquoi pas aussi utiliser vos huiles essentielles en cuisine ? Vous pouvez ajouter à votre salade de fruits frais 2 ou 3 gouttes de votre essence de pamplemousse …

Et si vous avez chez vous un lait végétal (lait d’amande, d’avoine, de riz….) vous pouvez y ajouter 2 gouttes d’essence de citron…. un délice !

Claire nous avons utilisé tout votre placard ! N’hésitez pas si vous trouver d’autres merveilles dans vos tiroirs !!! Vérifiez tout de même que tout vos produits ont encore des dates de péremption valides.

Les huiles essentielles ont elles des activités antivirales ? Part II

Que sait-on de l’activité antiseptique des huiles essentielles et notamment de leur activité sur les virus. (Pour rappel antiseptique désigne un effet sur des surfaces ou tissus)

Parmi les premières recommandations les plus importantes pour lutter contre l’épidémie actuelle figure la désinfection des mains et des surfaces. Pour cela il faut de bons antiseptiques (voir notre article précédent Part 1) avec des composants virucides. C’est le rôle du gel hydroalcoolique mais aussi du savon qui par ses composés tensioactifs va désagréger l’enveloppe et l’acide nucléique du virus. Il faut aussi veiller à désinfecter les surfaces que nous touchons et qui peuvent être des vecteurs de transmission et si l’on y pense leur nombre est impressionnant : poignées de portes, tables, téléphone portable, souris d’ordinateurs, claviers d’ordinateur, robinets etc et si vous allez faire vos courses ; volant de voiture, guidon de vélo, levier de vitesse, sac à main, terminaux de carte bleues etc etc…. !

La persistance d’un virus sur différents types de surface va dépendre de la nature du virus, du type de surface et des conditions de température, d’humidité… Pour le coronavirus Sars-CoV-2 la question est discutée et en fonction des conditions la persistance de la présence et du caractère infectieux semble pouvoir aller de quelques heures à une semaine [1 – 3]. Il n’y a pas encore eu d’étude publiée sur l’effet désinfectant de surface avec des huiles essentielles sur le Sars-CoV-2, en revanche il existe des études concernant l’effet antiseptique de plusieurs huiles essentielles sur différents virus.

Même si ces études sont peu nombreuses il est possible d’en tirer quelques conclusions. Ces expériences concernent surtout le virus de l’hépatite A et un modèle murin de virus assez homologue à celui de l’hépatite A. Les auteurs qui ont réalisés ces expérimentations cherchaient en effet des moyens de protection de denrées alimentaire potentiellement contaminés par des virus du type hépatite A. Ce virus se transmet, en effet, majoritairement de manière oro-fécale par des légumes ou de l’eau contaminée et est très fréquent dans des pays ou les conditions d’hygiène sont précaires.

Sur ce virus et dans ces conditions les huiles essentielles d’agrumes riches en limonène sont efficaces. Les plus puissantes semblent être celles riches en cinéole (romarin par exemple) et cinnamaldéhyde (cannelle écorce). Paradoxalement le thymol et le carvacrol semble moins efficace dans ces conditions.

Nous verrons dans un prochain chapitre quelles sont huiles essentielles qui ont démontré une activité antivirale dans des tests cellulaires d’infection (ceux-ci mesurant une véritable activité d’inhibition de l’activité du virus dans un système in vitro). Mais il semble raisonnable de préconiser l’utilisation d’une combinaison d’huiles essentielle en désinfection de surface.

Rappelons que les huiles essentielles sont insolubles dans l’eau mais solubles dans l’alcool à fort degré alcoolique, cela renforce bien évidemment leur activité comme antiseptique de surface.

Pour une application rationnelle des données précédentes il est possible de confectionner une synergie en choisissant une huile essentielle dans les trois groupes représentés dans le tableau suivant.

Des recettes typiques de solutions antiseptique pour les surfaces ou les mains sont données dans la rubrique « Recettes et Astuces » de ce blog

A suivre pour une nouvelle synthèse des données publiées sur ce sujet !

  1. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/26/coronavirus-combien-de-temps-le-sars-cov-2-reste-t-il-infectieux-sur-des-surfaces_6034549_4355770.html
  2. https://www.lepoint.fr/sante/comment-eliminer-le-coronavirus-sur-sa-peau-26-03-2020-2368911_40.php#
  3. https://www.nih.gov/news-events/news-releases/new-coronavirus-stable-hours-surfaces
  4. Battistini R et al. Food Environ. Virol. 2019 ; 11, 90.
  5. Fabra MJ et al. Food Environ. Virol. 2016 ; 8, 125.
  6. Sanchez G, Aznar R. Food Environ. Virol. 2015 ; 7, 183.

Les conseils d’Herbéo pour la prévention de l’infection au coronavirus avec des plantes et des huiles essentielles

la Terre avec un masque sanitaire dû à la crise planétaire du covid-19.

La diffusion du coronavirus, Covid-19 est maintenant devenue un problème majeur de santé publique.

La nouveauté et la forte contagiosité de ce virus invite à la prudence. Nouveau virus implique qu’il n’y a donc pas d’immunité acquise chez l’homme et forte dissémination par voie aérienne (gouttelettes de salive) et contact d’homme à homme (mains, face). Beaucoup reste encore à découvrir sur ce virus et les équipes médicales et scientifiques font un travail extraordinaire et doivent être remerciés de cela.

Les autorités mettent en place les plans nécessaires pour limiter l’épidémie et l’heure est plus à l’attention et au suivi des consignes qu’aux polémiques et à la propagation de fausses nouvelles.

Des évolutions négatives comme une contamination à large échelle ou une mutation virale pour une maladie plus agressive sont, bien sur, possibles mais il faut aussi garder la tête froide il y a somme toute peu de cas dramatiques pour le moment.

Avant d’en venir à la prévention en phyto-aromathérapie, rappelons des consignes de base:

Si vous souhaitez, en complément, utiliser la phyto-aromathérapie voici nos conseils pour deux stratégies complémentaires l’une de l’autre.

Je stimule mes défenses immunitaires

De multiples composants issus de champignons et plantes sont connus pour stimuler les défenses immunitaires et ainsi prévenir des infections tant bactériennes que virales.

Attention aucune de ces plantes n’a montré d’action spécifique sur le Covid-19, il s’agit de plantes traditionnellement utilisées pour prévenir les maladies infectieuses notamment pour le sphère broncho-pulmonaire.

Echinacée

Les composants actifs et les propriétés de l’échinacée ont déjà été abordées sur ce blog : Herbéo aime la phytothérapie avec les SIPFs (Suspension Intégrale de Plante Fraîche): L’Echinacée L’échinacée est une plante d’origine américaine mais pousse bien sous nos climats.

Vous pourrez utiliser la décoction de racines, des extraits liquides: Suspension Intégrale de Plante Fraiche (SIPF) ou teinture ou des extraits secs en gélules. Des produits combinant echinacée et d’autres plantes immunostimulantes ou des produits de la ruche (propolis) existent sur le marché.

Les choix d’Herbéo: Echinacée SIPF / Phytolys Echinacée / Immunolys(R) / Echinacée complexe (avec Propolis) / tisane composée. Associer de la vitamine C est probablement une bonne idée. Vitamine C naturelle en comprimé ou des plantes comme le fruit de l’églantier (cynorhodons), l’argousier, l’hibiscus …. Notre article sur la vitamine C

Autres plantes immunostimulantes

Elles sont nombreuses: Astragale Astragalus membranaceus; Andrographis Andrographis paniculata; Griffe du chat Uncaria tomentosa; Lapacho Tabebuia sp… toutes ont un bon niveau d’évidences scientifiques de la démonstration de leur effet bénéfique sur l’immunité et comme antiviral (bien que, une nouvelle fois, aucune étude n’a été faite sur le Covid-19 spécifiquement). Ces plantes vont principalement être disponible en extrait sec en gélules, parfois la plante est disponible sous forme de tisane.

Les choix d’Herbéo: En gélules d’extraits / tisane composée. Associer de la vitamine C est également une bonne idée.

Champignons

Plusieurs champignons peuvent être intéressants notamment le Reishi Ganoderma lucidum, le Maitake Grifola frondosa et le Shiitake Lentinus edodes. Les carpophores (parties aériennes) des champignons sont réduites en poudre ou mieux on procède à l’extraction des principes actifs, principalement des polysaccharides, pour obtenir des extraits plus concentrés.

Les choix d’Herbéo: En gélules d’extraits d’une espèce de champignons ou un mélange de différentes espèces.


J’utilise les huiles essentielles anti-infectieuses en cas de besoin

Certaines huiles essentielles ont des propriétés anti-infectieuses remarquables, il est souvent difficile de distinguer leur potentialité anti-bactériennes, antivirales et antifongiques. Des associations pertinentes sont possibles en sélectionnant des huiles de compositions moléculaires complémentaires. La liste des huiles essentielles anti-infectieuses est longue nous ne vous proposerons qu’une sélection organisée suivant leur principaux composants. Là encore aucune n’a fait l’objet d’expérimentation spécifiquement sur le Covid-19.

Pour une utilisation raisonnable des huiles essentielles reportez vous à notre précédent article: Le conseil Herbéo: Les contres indications des huiles essentielles

Huiles à phénols

Pour n’en citer que trois: Origan, Sarriette, Thym à thymol…. Déjà abordées dans ce blog ces huiles sont parmi les plus anti-infectieuses mais aussi les plus délicates à utiliser. Le conseil Herbéo: Les précautions d’emploi des Huiles essentielles à Phénols

Nous aimons bien l’huile essentielle de Serpolet moins riche en phénols mais au profil moléculaire plus diversifié, peut être à privilégier pour combiner efficacité et sécurité d’utilisation.

Bien que ne contenant pas de phénols nous pouvons aussi citer ici les huiles essentielles de clou de girofle et de cannelle feuille (contiennent de l’eugénol) et de cannelle écorce (contient de cinnamaldéhyde) Très anti-infectieuses mais aussi délicates d’utilisation

Huiles à alcool mono-terpéniques

Toutes contiennent une forte proportion de petites molécules à fonction alcool ayant de bonnes propriétés anti-infectieuse: bois de Ho, thym à linalol, arbre à thé, thym à thujanol… Plus facile d’utilisation et moins agressive mais aussi douées d’une activité anti-infectieuse moindre.

Voir par exemple notre article sur le Bois de HO

Huiles à cinéole

Autrefois le cinéole était appelé eucalyptol… on retrouve donc dans cette liste l’huile essentielle d’eucalyptus radié, d’eucalyptus globuleux d’eucalyptus de smith et également d’autres espèces dont le fameux ravintsara (Cinnamomum camphora de Madagascar), le saro, le niaouli et plus local le laurier noble. Pourquoi pas aussi la Marjolaine sylvestre Thymus mastichina qui comporte à la fois des alcool mono-terpéniques et du cinéole en forte proportion.

Je diffuse des huiles essentielles dans mon environnement

Au final je fais quoi ?

Pourquoi pas diffuser chez soi ou au bureau des mélanges d’huiles essentielles purifiantes et assainissantes. Différents mélanges existent et sont délicieusement parfumés. Il faut toutefois un appareil de diffusion si possible fonctionnant par nébulisation ou ultrasonique. Attention aussi aux précautions à prendre pour les enfants, les personnes épileptiques, asthmatiques et également si un chat habite la maison !

Attention aussi à ne pas surcharger votre atmosphère avec des concentrations d’huiles essentielles qui seraient alors plus toxique que positive.

Je désinfecte mes mains régulièrement

C’est un réflexe à prendre en période d’épidémie infectieuse et il est facile de fabriquer son spray anti-infectieux à moindre frais. Votre notre petit article sur ce sujet :
Les gels antibactériens dangereux pour la santé ? Faites des sprays aux huiles essentielles !

Je fais une cure pour stimuler mes défenses

Tisane, gélules, extrait liquide à vous de choisir ! Il est difficile de recommander une plante plutôt qu’une autre. Un bon protocole pourrait être Echinacée seule ou associée à la propolis durant 3 semaines puis Champignons en association 3 semaines. Demandez toujours conseil à un spécialiste, certaines pathologies et certains traitements sont contre indiqués avec ces remèdes naturels.

En plus je me fais une tisane, voici un exemple qui pourra être adapté à chacun !

Dans un premier temps je fais une décoction (le plantes sont mises dans l’eau bouillante pour 4 à 5 min) de racines d’échinacée d’écorces de lapacho et de cannelle puis après avoir couper la source de chaleur et laisser un peu baisser la température j’ajoute un mélange de feuilles de thym, fleur de sureau, et fruits d’églantier. Je laisse infusez 10 minutes avec un couvercle, je filtre et bois au moins deux bols chauds dans la journée.

J’ai une petite synergie d’huile essentielles anti-infectieuse en prévention

De nombreuse recette sont possibles voici par exemple un mélange équilibré avec différentes familles de molécules anti-infectieuses:

Ce roll on permettra d’appliquer facilement un peu de la solution en la faisant pénétrer sur les avant-bras. La fréquence, la durée d’utilisation et la composition des synergies sont à adapter en fonction de votre exposition potentielle suivant votre lieu d’habitation et votre vie sociale. N’hésitez pas à demander conseil !

Je me méfie des remèdes miracle

De nombreux produits sont trop rapidement promus par des auteurs peu scrupuleux comme cure naturelle DU coronavirus… méfiance la réalité est qu’aucun remède naturel n’a été validé sur ce virus. Les conseils donnés ci dessus sont, nous le pensons, de bon sens et étayés par des nombreuses études sur les propriétés des plantes et huiles essentielles citées et peuvent aider à stimuler les défenses de notre organisme.

Mais n’oubliez pas que devant des signes pulmonaires avec fièvre il vous faut appeler le 15 et faire face sans angoisse à un dépistage pour éviter une propagation du virus.

Réalisez des sprays aux huiles essentielles

D’après Le Point (le 22 Juillet 2015), une étude américaine révèle que le désinfectant favoriserait l’absorption par la peau de bisphénol A, un perturbateur endocrinien. 

Consultez l’article du magazine Le Point

Faites des sprays aux huiles essentielles désinfectantes, c’est efficace, facile, sans danger, économique et délicatement parfumé… en plus il y une multitude de recettes possibles.
Venez apprendre chez Herbéo à Bordeaux centre !

Une alternative naturelle personnalisable et à l’efficacité démontrée. Une idée simple à diffuser largement. 

Nous vous proposons en vidéo une
recette de sprays aux huiles essentielles