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Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part V

Notre réflexion de départ

Notre saga touche à sa conclusion. Nous avons passé en revue une grande partie de la littérature scientifique disponible sur les propriétés antivirales des huiles essentielles. Part I; Part II; Part III; Part IV. Au départ notre interrogation était simple. Dans le contexte actuel marqué par une pandémie virale que nul n’avait prévu, les conseils d’utilisation d’huiles essentielles dont les propriétés anti-infectieuses sont bien connues paraissaient être logiques. Mais anti-infectieux est un terme bien large et nous avions affaire à un virus bien particulier ! Il était important d’y voir plus clair et de proposer une approche logique qui puisse aider chacun dans ses efforts pour contrecarrer cette épidémie.

Comme toujours des voix multiples d' »experts » mettaient en garde, dans les médias, contre l’inefficacité et le manque de preuve des approches naturelles et de même de multiples articles, sites et « thérapeutes » diffusaient des recettes et compositions « antivirales » ou de « protection par les huiles essentielles ». L’ensemble de ces réactions nous paraissaient exagéré par apport au corpus de connaissances disponibles et relever plus de positions doctrinales.

La formation médicale -surtout- et pharmaceutique -légèrement moins- méconnaissent totalement les produits naturels. Tout juste y apprend t’on l’origine naturelle de certains grands médicaments (notamment antibiotiques) mais l’utilisation de produits issus de la plante n’est plus, ni connue, ni étudiée, et considérée systématiquement comme désuète, dépourvue d’efficacité et surtout « sans résultats cliniques démontrés ». Nous reviendrons sur ce dernier point qui est probablement le nœud de crispation, de défiance et d’incompréhension. La réaction négative sur les approches naturelles, du corps médical hospitalier, très présente dans les instances de santé, de conseils et de régulation n’est donc pas surprenante. Souvent, de bonne foi, par méconnaissance de la littérature existante – peu médiatisée et répondant souvent faiblement à leur critères de jugement – , des avis négatifs ont été rendus.

Pour les tenants des approches naturelles, l’intérêt antiviral des huiles essentielles ne fait pas débat. Mais leurs arguments sont souvent faiblement scientifiquement étayés. Les références citées étant régulièrement des livres ou des sites internet, qui se copient les uns les autres, sans que les données originales soient consultées. De bonne foi, des affirmations sont posées sans forcément en avoir les arguments. Par contre, l’usage traditionnel, parfois séculaire (voir millénaire !!), et la grande expérience personnelle de certains, constituent des « études cliniques dans un monde réel » souvent sur de larges populations qui mériteraient d’être considérées mais échappent aux critères réglementaires actuels.

Sans doute est-il présomptueux de vouloir réconcilier ces mondes qui peuvent paraître antagonistes ! Pourtant si on y regarde de près la piste des huiles essentielles comme antiviraux naturels mérite que l’on s’y penche sérieusement.

  • Le potentiel anti-infectieux des huiles essentielles repose sur un rationnel scientifique fort pour les bactéries et les champignons microscopiques; des données existent aussi pour certains virus
  • Une utilisation chez l’homme est courante dans des pathologies infectieuses depuis plusieurs millénaires
  • Leur utilisation, si les règles de sécurité sont appliquées ne pose pas de problème majeur
  • Ces produits sont peu onéreux et peuvent constituer une solution abordable pour des populations pour lesquelles les médicaments seront économiquement hors de portée

Ce que nous avons appris

Il y a peu de littérature sur les effets antiviraux des huiles essentielles. Ils sont, clairement , moins bien explorés que les effets antibactériens. La difficulté méthodologique des essais sur les virus est sans doute la principale raison de ce manque de données.
Part I; Part II

Néanmoins, plusieurs études tant in vitro sur culture cellulaires que in vivo chez l’animal ont montré des potentialités antivirales pour certaines huiles essentielles. Quelques virus (notamment les virus de l’herpes et les virus grippaux) ont été étudiés ainsi que quelques huiles essentielles, de nature variée. Les conclusions de ces études sont très délicates à tirer sauf peut- être pour les virus de l’herpes type 1 et 2 pour lesquels le faisceau d’arguments est solide au regard de certaines huiles essentielles. Pour les autres pathologies virales, les données disponibles sont trop parcellaires pour pouvoir affirmer un intérêt scientifiquement validé ; pour le SRAS-CoV1, une seule publication très incomplète, et aucune pour le moment sur le SRAS-CoV2.
Part III; Part IV

Sur les huiles essentielles qui sont le plus testées positivement sur des souches virales, sont retrouvées ; les cannelles ou leur composant principal le cinnamaldéhyde; le thym, la sarriette et l’origan à thymol/carvacrol. Ceci n’est pas surprenant car ce sont les huiles qui ont un caractère anti-infectieux fort, principalement en altérant les membranes bactériennes. Un effet analogue est souvent revendiqué sur l’enveloppe ou la capside de certains virus.
Nous avons été surpris de ne pas voir dans la littérature l’huile essentielle de ravintsara Cinnamomum camphora à 1,8-cinéole pourtant très largement citée dans les ouvrages d’aromathérapie comme antivirale. Parmi les huiles aux composants moins habituels nous avons noté notamment le manuka et la mélisse.

Nos souhaits pour l’avenir

Compte tenu des informations disponibles dans la littérature qui, bien qu’encore insuffisantes, sont porteuses d’espoir,

Compte tenu de l’expérience très étendue d’usage dans des diverses pathologies virales, notamment respiratoires avec des retours positifs et des effets nocifs essentiellement dus à de mauvaises pratiques d’utilisation, de dosages et de non respect des contres-indications,

Compte tenu du faible prix de ces solutions, de leur disponibilité notamment dans des pays à faible revenu,

Il nous semble important que des études in vitro plus approfondies soient menées sur différents virus et démarrées urgemment sur le SARS-CoV2. Il n’est ni justifié ni bénéfique de rester dans un tel niveau d’inconnu et de pré-supposé.

Des études cliniques sont indispensables, elles doivent être pensées de façon raisonnable sans vouloir absolument calquer les standards d’études du médicament, peu adaptés aux produits naturels, mais en gardant une rigueur scientifique et statistique indispensable. Nous voulons croire que cela est possible et sommes disponibles pour participer à établir les critères de telles études.

De telles études pourraient être financées sur fonds public via des appels d’offres ciblés, les sommes nécessaires sont minimes en regard des efforts consacrés à des approches par des médicaments allopathiques.

Manuka – Leptospermum scoparium

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part IV

Nous avons déjà discuté dans les précédents articles des connaissances acquises notamment in vitro sur des tests cellulaires. Comme nous l’avons vu, une grande diversité d’huiles et donc de principes actifs, peuvent manifester une activité. Les virus de l’herpes ont été principalement étudiés et souvent une activité directe sur les enveloppes virales est responsable de l’action antivirale. Dans quelques cas une action sur la réplication a pu être démontrée.

Part I; Part II; Part III

L’activité d’une huile essentielle sur un type viral donné ne préjuge en rien de l’activité sur un autre virus.

Nous allons voir dans cet article ce qui a été démontré dans la littérature au delà des virus herpétique, déjà évoqués, sur des virus à tropisme respiratoire.

La figure 1 présente les virus responsables d’affections respiratoires les plus communes et une idée approximative de leur implication. Pour chaque type viral il existe, parfois, plusieurs virus entraînant des pathologies de la plus asymptomatique à la plus sévère. Il y a, par exemple, plusieurs types de virus influenza chacun avec de multiples variants. De même, pour les coronavirus dont plusieurs centaines voire milliers existent.

Figure 1: Principaux virus respiratoires et leur importance supposée dans les infections ORL et bronchique
La partie gauche de l’image est empruntée à une présentation de Manuel Schibler, Laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève

Il existe quelques études sur l’intérêt des huiles essentielles comme antiviral sur les virus Influenza et des résultats très parcellaires sur d’autres virus respiratoires. Un seul article, que nous discuterons porte sur un coronavirus.

Le tableau 1 résume les principales études disponibles.

Tableau 1: Synthèse des principales études concernant des virus à tropisme respiratoire et l’effet d’huiles essentielles ou leur composants.
En violet l’huile essentielle ou la substance testé dans l’étude

Action des huiles essentielles sur un coronavirus

A notre connaissance, un seul article mentionne une étude de l’action de différentes huiles essentielles sur un coronavirus.

Une publication, en 2008, de Monica Loizzo de la faculté de Pharmacie de Calabre (Italie) en association avec des chercheurs de la faculté des Sciences de Beyrouth d’autres chercheurs italiens et allemands décrit dans le journal Chemistry and Biodiversity la composition de plusieurs huiles essentielles extraites de plantes originaires du Liban et l’activité in vitre de ces huiles essentielles sur les virus de l’herpès type 1 et le coronavirus SARS-CoV (virus responsable de l’épidémie de SARS en 2002-2004).

Loizzo et al. Chemistry & Biodiversity 2008, 5:461

Les huiles essentielles étudiées sont extraites des plantes suivantes: Laurus nobilis, Juniperus oxycedrus ssp. oxycedrus, Thuja orientalis, Cupressus sempervirens ssp. pyramidalis, Pistacia palaestina, Salvia officinalis, and Satureja thymbra. Pour le Laurier et le Thuja les huiles essentielles sont extraites des baies et des fruits.

Les principaux résultats antiviraux sont décrits dans un tableau de la publication. Les huiles de Laurier et de Thuja montrent une activité modérée sur le virus du SRAS avec des concentrations inhibitrices les plus faibles.


Table de résultats de la publication de Loizzo et al. 2008

Ces résultats ont permis à plusieurs auteurs et sites internets de faire la promotion de l’huile essentielle de Laurier noble dans le cadre de la prévention du Covid-19; le virus SARS-CoV1 étant relativement proche. Si il est possible, éventuellement, d’évoquer la proximité des deux virus l’huile essentielle décrite dans la publication est issue de la distillation de baies alors que l’huile essentielle commerciale classiquement disponible est issue de feuilles et la comparaison de leur composition montre de larges différences.

Comparaison de l’huile de baies utilisée dans la publication de Loizzo et al. et la composition de l’huile essentielle de feuilles de laurier traditionnellement trouvée dans le commerce.

L’huile essentielle de Laurier noble commerciale est caractérisée par un taux important de 1,8-cinéole et d’a- et b- pinène, ces substances sont présentes en quantité beaucoup plus faibles dans l’huile essentielle de baies. Trois molécules sont présente en quantité importante dans l’huile essentielle utilisée dans la publication et absente dans l’huile de laurier feuille: le b-ocimène, l’érémenthine et la déhydrocostulactone. Enfin, l’huile essentielle de baie renferme de nombreuses substances non identifiées (plus de 45%) et mériterait une caractérisation plus poussée.

Si certaines huiles essentielles sont clairement actives sur des virus à tropisme respiratoire les données sont encore peu nombreuses. Sur les coronavirus l’unique étude disponible pose de nombreuses questions. D’autres données sont nécessaires et des études mériteraient d’être engagées sans délai.

Un baume aux huiles essentielles pour l’herpes labial

Maintenant que nous avons bien étudié la littérature scientifique du domaine autant en profiter pour composer de manière rationnelle un baume contre le virus HSV-1 responsable de l’herpes labial. Voir notre article sur l’étude des huiles essentielles sur les virus de l’herpes.

Choisissons dans le panel des huiles essentielles démontrées comme antiherpétiques sur le virus HSV-1 des huiles dont les mécanismes d’action sont différents avec des effets virucides (sur l’enveloppe et la capside du virus) et des actions sur l’entrée du virus dans la cellule ou sa réplication. Attention aussi de sélectionner des huiles essentielles composées de familles chimiques variées pour avoir une action aussi multifactorielle que possible.

Nous pourrions choisir une synergie composée d’huile essentielle de cèdre de l’atlas, de matricaire, de manuka et de bois de santal blanc. Un bon véhicule pourrait être le beurre de karité pour faire un baume qui puisse être apposé directement sur la peau au niveau de la lésion herpétique.

En terme de proportions; pour 20g de beurre de Karité vous pouvez incorporer par trituration avec une petite spatule préalablement désinfectée à l’alcool à 70°, 5% d’huiles essentielles soit environ 25 gouttes d’huiles essentielles au total. Une répartition pourrait être 6 à 7 gouttes de chacune des 4 huiles essentielles choisies.

Votre baume peut alors mis dans un petit pot bien propre (désinfection à l’alcool préalable) et ne pose pas de problème de conservation particulier. L’application se fera localement sur les lésions avec la possibilité de renouveler l’application jusqu’à 3 fois par jour.

Les huiles essentielles sont elles antivirales Part III

Nous verrons dans cette article les connaissances essentiellement tirées d’expérience in vitro sur les activités antiherpétiques des huiles essentielles.


Quelques rappels sur les tests in vitro d’activité antivirales.

Affirmer une activité antivirale est particulièrement délicat et il convient de prendre en compte plusieurs spécificités des virus. 1) Les virus ne peuvent se multiplier sans le support de leur hôte. Il n’ont pas, en effet, la machinerie complète permettant une réplication et ne possèdent que une information génétique minimale. Ils vont donc « emprunter » à leur hôte l’ensemble de la machinerie cellulaire nécessaire pour traduire leur information génétique afin de fabriquer de nouvelle particules virales. Plus qu’un simple emprunt, une fois la machine cellulaire utilisée elle est souvent détruite par le virus. 2) Les virus sont très petit de 10 à 400 nm (100 nm = 0,0001 millimètre) et ceux qui nous intéressent pour les pathologies humaines parfois très dangereux à manipuler.

Ces éléments entraînent des contraintes importantes pour la réalisation d’essais pour tester d’éventuels antiviraux. D’abord au niveau des locaux et des équipements. Certaines expérimentations ne peuvent être réalisées que dans des laboratoires hautement spécialisés avec des conditions de sécurité extrêmes. De plus, les tests ne sont jamais simple à mettre en oeuvre et demande d’avoir recours à des cultures cellulaires adéquates. L’identification du type de cellules et des conditions de culture qui permettront une réplication du virus étant, déjà, un défi de recherche important. Enfin, la mise au point d’un protocole fiable pour identifier a quel stade de l’infection ou de la réplication virale les composés vont êtres actifs est une complexité de plus de ce type de tests.

La mise au point et la réalisation de tests antiviraux sont donc affaire de laboratoires et de chercheurs très spécialisés et sont rarement des routines très simples. La littérature dans le domaine des huiles essentielles antivirales est donc beaucoup moins importante que celle sur des bactéries, organismes plus faciles à cultiver et étudier. Seules quelques souches virales parmi les plus simples à manipuler ont été étudiées. Par exemple, l’effet des huiles essentielles sur les virus de l’herpes (cet article) et les virus respiratoires dont ceux de la grippe (prochain article) ont donné lieu à une littérature relativement abondante.

Rappelons qu’il est impossible d’affirmer qu’un produit actif sur un type viral sera actif sur un autre type de virus même si ces virus appartiennent à une famille ou un groupe similaire. Pour être plus précis, même si les virus herpétiques et les coronavirus sont des virus enveloppés, le fait qu’une huile essentielle ait été démontrée active sur les virus herpétiques en détruisant son enveloppe ne permet pas de conclure qu’elle l’est aussi sur les coronavirus et en particulier le SARS-CoV2.

Les huiles essentielles actives sur les virus de l’herpes

Il existe deux types de virus herpétique HSV-1 (herpes simplex virus 1) et HSV-2, le premier est responsable de l’herpes labial le second de l’herpes génital. Les test in vitro sont validés depuis longtemps est relativement simple à mettre en route, c’est donc naturellement sur ce type de virus que la littérature sur les huiles essentielles est la plus abondante. Quelques publications rapportent également l’activité du composé majoritaire d’une huile essentielle donnée.

Nous proposons ci-dessous une synthèse des principaux résultats publiés (Tableau 1 et 2). Les protocoles mis en oeuvre sont tous issus d’infection virale sur des cultures cellulaires. En fonction du protocole expérimental (temps d’introduction des différents éléments sur la culture et temps de contact entre virus/cellules et antiviraux) il est possible de distinguer un effet sur le virus lui même avant pénétration cellulaire, sur la pénétration du virus dans la cellule ou sur le processus de réplication virale intracellulaire. Dans beaucoup de cas les huiles essentielles agissent sur la structure du virus -enveloppe ou capside- en l’altérant avant même la pénétration cellulaire (effet sur « l’infectivité » ou virucide). Pour quelques cas une action sur la réplication à pu être démontrée.

Tableau 1
Tableau 2

Outre ces huiles essentielles ou composés majoritaire dans une huile essentielles données de nombreuses autres huiles essentielles ont été testées positivement sur HSV-1 et/ou HSV-2. Une synthèse de ces résultats est fournie ci dessous (Tableau 3).

Tableau 3

Discussion et Conclusion

La littérature in vitro est abondante, trop, peut être, si l’on considère le nombre d’huile essentielles qui montrent une activité sur ces types de virus. Il est possible de penser à un effet complètement aspécifique ou toute huile essentielles testée serait active ! Pourtant à y regarder de plus près les huiules ayant démontrées une activité sur les virus herpétiques 1 et 2 font apparaître plusieurs « clusters » de molécules communes.

  • Le groupe Phénols et dérivés: thymol – carvacrol – eugénol
  • Les Aldéhydes: cinnamaldéhyde et citrals
  • Les Sesquiterpènes et sesquiterpénols: germacrène, himachalène, spathulénol, santalol
  • Les Lactones sesquiterpéniques: leptospermone

Les monoterpènes et monoterpénols sont absents ou peu représentés ainsi que les esters ou les oxydes. Il n’est pas fait mention dans la littérature in vitro des huiles essentielles de ravintsara ou niaouli (huiles riche en 1,8-cinéole) pourtant largement recommandées dans cette indication dans les livres d’aromathérapie. Ceci ne préjuge en rien de l’activité possible de ces huiles, elle n’ont juste pas encore donné lieu à des études in vitro sur ces virus.
Certaines publication font état également de résultats négatifs avec certaines autres huiles (non mentionnées dans cette revue) ou sur certaines autres souches virales. Il est donc possible, dans bien des cas, de s’assurer de la spécificité de l’action d’autant plus qu’en fonction des conditions expérimentales, différents mécanismes d’actions semblent possibles. Ces derniers éléments permettent d’envisager la réalisation de synergies intéressantes combinant une action à différents niveaux de l’infection virale.

Vous ne verrez dans cette revue aucune mention d’article rapportant les résultats d’une d’étude clinique. Il n’y a, en effet, pas de publication clinique et c’est bien regrettable. Il est de notre point de vue urgent de promouvoir une recherche clinique de qualité sur ces sujets.

Fabriquer une solution antiseptique avec des huiles essentielles antivirales

Sur la base de l’analyse effectuée dans notre article précédent sur les huiles essentielles antivirales nous vous proposons des recettes simples pour faire des solutions antiseptiques.

Attention ! Il faut en tout état de cause privilégier les solutions hydro-alcoolique validées suivant la recette préconisée par l’organisation mondiale de la santé à base d’alcool, d’eau oxygénée et de glycérine. Notamment dans des contextes de soins professionnels. Par contre, vous pouvez aussi avoir à la maison des solutions complémentaires avec peu d’ingrédients judicieusement choisis et dosés. C’est le but de cet article.

De nombreux tutoriels sont actuellement disponibles sur internet avec parfois des erreurs en terme de solubilité surtout lorsque des huiles essentielles sont ajoutées. Rappelons que les huiles essentielles sont solubles uniquement dans les corps gras et l’alcool à très fort degré alcoolique et pas dans l’eau. Le gel d’aloé qui est composé à 98% d’eau ne peut contenir qu’un faible pourcentage d’huile essentielle qui seront dispersées dans le gel.

Pour faciliter la réflexion nous avons résumé les caractéristiques de solubilité de différents produits facilement disponibles et souvent évoqués dans les articles actuels dédiés à ce sujet. Gel d’aloé, alcool à 90°, eau, huiles essentielles et un dispersant comme le cétiol. Il est, bien sur, possible de remplacer l’eau par un hydrolat antiseptique.

Tableau des solubilités

Il est donc possible de concevoir des gels en utilisant des bases du commerce spécialement formulés pour y ajouter des huiles essentielles ou du gel d’aloé plus courant dans nos placards maison. Par contre l’alcool va provoquer une coagulation de certains composés présents dans le gel et le pourcentage d’huiles essentielles incorporable dans le gel d’aloé doit être modéré.
Il est aussi possible de concevoir des solutions à base d’alcool et d’huiles essentielles, attention à leur caractère rapidement desséchant pour la peau et préférer donc leur utilisation pour la désinfection des surfaces. Attention également au caractère très inflammable de ces solutions. Enfin, un mélange, alcool, eau et huiles essentielles est tout à fait possible à condition de pré-diluer les huiles essentielles dans un dispersant solubol, cétiol etc…

Pour votre choix des huiles essentielles reportez vous aux tableaux publiés dans nos articles précédents:

Les Huiles essentielles sont elles antivirales ? Part I

Les huiles essentielles sont elles antivirales ? Part II

Nous avons opté ici avec une démonstration avec trois huiles essentielles inspirées par les expériences menées in vitro et choisi une huile essentielle de chacun des chemotype typique. L’orange douce riche en limonène, l’eucalyptus de Smith riche en cinéole et l’huile essentielle d’écorce de cannelle de Ceylan riche en cinnamaldéhyde.
En faisant un mélange à 40% d’HE d’eucalyptus de Smith, 40% d’essence d’orange douce et 20% d’HE de cannelle écorce nous optenon un mélange équilibré avec la présence préférentielle de trois molécules aux propriétés antiseptiques virale démontrées.

Diversité chimique des huiles essentielles considérées (chaque couleur correspond à une molécule différente, présente en proportion variable d’une HE à une autre) et modélisation de la composition chimique de la synergie proposée.

Une solution pour les mains desséchées par le gel hydroalcoolique

Chloé et Laura nous demandent comment venir en mians aux personnels des Ehpad ou elles travaillent et dont les mains sont desséchées et abîmées par l’emploi fréquent de gel hyrdoalcoolique.

L’alcool et les composés gélifiants ont tendances à dessécher la peau. Avec l’utilisation fréquente qui est faite de ces solutions par le personnel soignant il faut aussi penser à des baumes réparateurs. Les corps gras sont indispensables pour refaire la couche protectrice cutanée. on dit souvent qu’ils vont « hydrater la peau », c’est un peu un abus de langage car les huiles et beurres végétaux ne vont pas hydrater (ce qui signifie littéralement apporter de l’eau) mais plutôt protéger de la déshydratation. Leur action consiste plutôt a rétablir un film protecteur, nourrir la couche superficielle dite « cornée » de l’épiderme permettant, ainsi, d’assouplir la peau et de favoriser la cicatrisation.

Fabriquer un baume pour les mains avec juste deux ingrédients

Vous pouvez fabriquer rapidement un baume efficace en combinant un beurre et une huile végétale. Eviter les huiles minérales comme la paraffine ou la vaseline, préférez le beurre de karité Butyrospermum parkii et une bonne huile végétale : abricot, amande douce, chanvre, avocat, argan, germe de blé, rose musquée ou un macérât huileux de calendula ou centella.
Les macérât huileux sont des macérations de plantes dans l’huile souvent l’huile de tournesol, cela permet d’apporter une propriété particulière à l’huile végétale, adoucissante et cicatrisante par exemple pour le calendula ou la centella.

Faites un mélange en poids de 70% de beurre de karité et 30% d’huile. Par exemple, approximativement, une cuillère à soupe bombée de beurre de karité et trois-quart de cuillère à soupe d’huile végétale.

Nettoyer un bol et une spatule et si possible désinfecter les à l’alcool à 70°
Peser le beurre de karité dans le bol et l’écraser à l’aide de la spatule afin d’obtenir une pâte homogène.
Rajouter petit à petit l’huile végétale jusqu’à l’obtention d’une « pommade-chantilly »

Et une version plus élaborée si cela vous tente !

A la pommade précédente vous pouvez ajouter des huiles essentielles aux propriétés cicatrisantes et antiseptiques. Nous vous proposons l’huile essentielle de lavande vraie (encore appelée fine ou officinale) Lavandula angustifolia et de ciste ladanifère Cistus ladaniferus. Pour ce type de produit il ne faut pas mettre plus de 1% d’huile essentielle ce qui correspond pour les proportions données ci dessus à 8 gouttes au total d’huile essentielle; par exemple 4 de lavande vraie et 4 de ciste.

Bien mélanger la pommade et les huiles essentielles en triturant la préparation.
Étiqueter la préparation en notant la date de fabrication.
Conservation à l’abri de la lumière 3  à 6 mois.

Attention aux huiles essentielles, elles sont contre-indiquées aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes et peuvent être allergisantes. Effectuer un test de tolérance dermique
au niveau du plis du coude avec la préparation avant une utilisation plus large.

Masque purifiant vite fait et surtout efficace !

Comment faire un masque purifiant avec peu d’ingrédients ? C’est la question de @biotipful !

Avec juste deux ingrédients ! De l’argile, verte si possible et à défaut blanche ou rose et un peu de thym, romarin ou sarriette, de votre jardin ou terrasse.

Faire une infusion de plante assez concentrée la laisser tiédir; humecter votre argile (2 c à soupe devraient suffire pour faire un masque) avec cette infusion afin d’obtenir une pâte facile à apposer sur votre visage. Laisser poser une dizaine de minutes et rincer à l’eau claire.

Avec quelques ingrédients supplémentaire vous pouvez ajouter à votre pâte d’argile 1/2 c à café d’huile de noisette ou de jojoba dans laquelle vous aurez mis 2 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé OU de petit grain bigarade OU de bois de Ho.

Si vous utilisez des huiles essentielles faites attention à vos yeux; ne pas mettre ce masque sur des zones proche des yeux et vérifier auparavant que vous n’êtes pas allergique en testant la préparation au plis du coude avant de la déposer sur votre visage.

Si vous utilisez des huiles végétales en fluide visage et si votre peau a tendance a créer de petites imperfections, privilégiez des huiles non comédogènes: noisette, macadamia, jojoba. Plus fluide elles ne bouchent pas les pores de la peau.

Anti-stress, résistance et endurance.

Géraldine nous a envoyé le contenu de son placard à plantes et huiles essentielles sur facebook…. elle a plein de ressources utiles pour passer ce moment difficile !

Avec vos belles réserves nous vous proposons un programme de tisanes qui vont tout à la fois renforcer vos défenses et tonifier votre organisme et vous relaxer !

Tisane tonique

Tisane du matin avec vos racines d’eleuthérocoque et les feuilles d’ortie. L’éleuthérocoque est une plante dite « adaptogène » elle renforce la résistance au stress environnementaux, stimule l’immunité est tonifiante sans être excitante. L’ortie est riche en minéraux, acides aminés et vitamines. Pratiquement vous pouvez faire une décoction de racine: faire bouillir 3 à 4 minutes vos racines d’éleuthécoque – 1 c à soupe pour 500 ml -; couper la source de chaleur et ajouter 1c à soupe d’ortie; laisser infuser 10 min; ajouter du miel si vous souhaitez et boire chaud ou froid dans la journée !

Précaution avec l’éleuthérocoque si vous souffrez d’hypertension ou si vous avez un antécédent de cancer hormonaux dépendant.

Tisane relaxante

Géraldine vous avez les ingrédients parfait pour composer une infusion relaxante ! Je vous propose de faire un mélange avec 2 part de feuilles d’oranger, 1 part de fleurs de lavande et 1 part de fleurs de camomille romaine. Laisser infuser 5 min dans une eau à 80° environ. Parfait pour calmer anxiété et stress et passer une bonne nuit !

Vous avez aussi de l’huile essentielle de lavande vraie. Une ou deux gouttes sur l’oreiller faciliteront votre entrée dans le sommeil.

Un gel antiseptique pour les mains

Vous avez aussi des ingrédients qui peuvent vous permettre de réaliser un gel antiseptique pour les mains avec votre huile essentielle de Bois de Ho et votre essence de citron. Auriez vous du gel d’aloe vera ? Si ajouter 1 à 2 % d’huiles essentielles dans votre gel d’Aloe ! Nous vous apprendrons dans un prochain post comment fabriquer votre solution désinfectante sans gel d’Aloé mais avec de l’alcool à 70° ou 90°.


Une mélange parfumé pour vos placards

Maintenant que tout est rangé vous pouvez parfumer vos placard en mettant sur un petit support poreux (petit galet d’argile, tampon de coton…) un mélange d’huile essentielle Bois de Ho, Litsée et Citron cela doit être super agréable

Nous avons presque tout utilisé !

Il reste dans votre collection deux huiles essentielles, la sauge sclarée aux usages vraiment spécifique nous pourrons en reparler et la gaulthérie que je vous recommande de mettre de côté en ce moment.

L’huile essentielle de gaulthérie est composée à plus de 95% d’une substance appelée salicylate de méthyle proche dans ses actions des dérivés « salicylés » (l’aspirine en est un) qui sont anti-inflammatoires par nature peut recommandés en période infectieuse.

Les huiles essentielles ont elles des activités antivirales ? Part I

Certaines huiles essentielles ont-elles des propriétés antivirales ? La question est loin d’être anodine et mérite d’être étudiée:

  • des articles et interventions, parfois par des « experts » mettent en garde contre ce qui est présenté comme une « fake-news »
  • de nombreux livres, magazines, sites internet et citent régulièrement certaines huiles essentielles comme de bon antiviraux
  • certaines vidéos (très, trop ?, téléchargées) font la promotion de deux gouttes sur les poignets comme préventif absolu
  • beaucoup de personnes ont déjà utilisé ces produits pour des pathologies virales hivernales avec des succès divers

Que sait-on ? Qu’est ce qui a été démontré ? Essayons d’y voir clair !

Dans ce premier article tentons de définir un peu les termes et leurs subtilités et de faire une synthèse rapide des hypothèses présentes


Les bons termes

Définitions issues du dictionnaire de l’Académie de Médecine

Antiseptique:
Produit chimique ou procédé utilisé dans des conditions définies et appliqué sur les tissus ou les surfaces des dispositifs médicaux, pour éliminer ou tuer les micro-organismes ou inactiver les virus présents. Il s’agit d’un terme général concernant bactéries, champignons microscopiques, certains parasites et les virus sans distinction de famille. La notion d’application sur une surface ou un tissu est importante.

Antibiotique:
Substance capable d’empêcher la reproduction des bactéries (bactériostatique) ou de les détruire (bactéricide) en bloquant certaines réactions enzymatiques. Le terme s’applique clairement au monde bactérien et donc pas aux virus.

Antiinfectieux:
Qui combat ou prévient une infection. Autre terme recouvrant tout type d’infection, virale ou bactérienne mais peut porter sur le traitement et/ou sur la prévention.

Antiviral:
Caractère d’un médicament utilisé dans le traitement ou la prévention d’une infection virale.
Il inhibe la réplication des virus dans l’organisme. Ne s’applique cette fois qu’au virus avec une notion de prévention et de traitement.

Le bon emploi de ces mots est important car les publications grand public sur les huiles essentielles les confondent souvent, parfois même passent de l’un à l’autre au fur et à mesure des copies aboutissant à une grande confusion ou tout devient « bon pour tout » !

Définitions issues du dictionnaire de l’Académie de Pharmacie

Bactérie:
Micro-organisme (de 0,3 à 2,5 µm) unicellulaire sans noyau (procaryote) dont le génome est constitué d’ADN en un seul chromosome et éventuellement d’ADN extrachromosomique porté par des plasmides. […] À l’extérieur, la paroi est une enveloppe rigide qui assure l’intégrité de la cellule bactérienne et est responsable de sa forme. […] Division par scissiparité. […] Il existe de très nombreuses espèces de bactéries dont la classification (taxonomie) repose sur de nombreux critères par exemple morphologiques, chimiques, moléculaires. Saprophyte dans divers milieux naturels, commensale ou pathogène opportuniste ou obligatoire chez l’Homme, des animaux et des végétaux. Il est intéressant de comprendre qu’une bactérie à une capacité a se reproduire seule dans le bon milieu et de retenir qu’elle peut être inoffensive ou pathogène chez les animaux (homme compris !) et chez les végétaux.

Virus:
Entité biologique acaryote, dont les dimensions varient de 10 à 300 nm ; est, de ce fait, invisible au microscope optique et ne peut être retenu par aucun filtre. Parasite obligatoire de cellules vivantes pour son développement in vivo et sa culture in vitro, il est, le plus souvent, pathogène […]. Un virus est constitué d’un seul acide nucléique (ARN ou ADN), ce qui le différencie d’une bactérie. Un virus utilise les constituants d’une cellule pour se multiplier. […] Les virus sont classés selon la nature de l’acide nucléique (ADN ou ARN),
[…] la présence ou l’absence d’enveloppe.
Tout est dit un virus ne peut se multiplier sans infecter une cellule

Pour démontrer une action antiseptique il faudra donc mesurer le nombre, la résistance et la viabilité de bactéries ou de virus sur une surface
Pour démontrer une action antivirale il faudra démontrer (et/ou suivant les cas)
– l’inhibition de la pénétration du virus dans des cellules cibles
– l’inhibition de la reproduction (réplication) du virus dans des cellules cibles
– la diminution de l’excrétion du virus par un organisme
Pour une action antibactérienne (antibiotique) les démonstration sont plus faciles quand la bactérie est cultivable, se reproduisant elle même il est plus aisé de mesurer une inhibition de la croissance bactérienne.

Il est classique de distinguer les effets in vitro « en tube à essai » des effets in vivo plus lourds à réaliser sur animal de laboratoire. Enfin, l’évidence « clinique » c’est a dire l’efficacité chez l’homme d’une action préventive ou curative est le graal de la démonstration.

Atteindre un niveau de preuve maximal avec études cliniques sur une grande population et une méthodologie irréprochable est quasiment impossible pour des produits naturels, faute de moyens financiers suffisants (public ou essentiellement privé par des laboratoires pharmaceutique ces évaluations adaptés aux médicaments coûtent des dizaines de millions d’euros) et du fait de la difficulté à standardiser un produit par nature variable et multiple. Une huile essentielle est, en effet, composée de plusieurs dizaines (parfois plusieurs centaines) de molécules et cette assemblage va varier en fonction des origines et des années… tout comme le vin ! Mais il est important d’aller le plus loin possible dans l’évaluation et de tenter de réunir des preuves scientifiques aussi solides que possible qui pourront être confronté à une autre réalité clinique enseignée par l’usage traditionnel parfois millénaire.

Las huiles essentielles présentées comme antivirales

Nous avons depuis plusieurs années compilé au sein d’une base de données les information relatives à la composition chimique et aux activités revendiquées des huiles essentielles. Il est ainsi aisé d’extraire du système les différentes huiles essentielles notifiées comme antivirale et d’observer leur composition chimique. Attention, il s’agit d’une compilation issue d’ouvrages qui souvent se copient les uns les autres et de sites qui… copient les ouvrages, c’est donc une liste indicative que nous nous proposons de mettre à l’analyse dans les prochains articles.

Si nous analysons la composition chimique de ces huiles un certain nombre de composés apparaissent le plus fréquemment (voir tableau ci après), il est donc probable qu’ils sont les principaux vecteur de l’activité recherchée ou du moins qu’ils y contribuent grandement

La grande variété de virus

Une autre notion importante est de relativiser ce que l’on entend par « antiviral » car la famille des virus est immense et certains produits peuvent être actifs sur tel ou tel virus et inactifs sur tout les autres. Voici dans l’illustration suivante une idée de la diversité des familles de virus affectant l’homme !

De nombreux virus, beaucoup d’huiles essentielles et une multiplicité de composés potentiellement intéressants. Quel vertige ! Dans notre prochain article nous débuterons une analyse de la littérature scientifique sur ces sujets avec de multiples requêtes sur les bases de données d’articles scientifiques… un travail titanesque que nous ne pourrons faire, sans doute, que partiellement. A bientôt !

Covid-19: Une nouvelle organisation du Blog Herbéo pour vous conseiller et vous aider durant cette période particulière

Notre dernier billet sur une prévention naturelle raisonnée contre l’épidémie avait été écrit avant la grave extension des infections par le coronavirus et avant les mesures de confinement. Il reste d’actualité. Pour vous accompagner durant cette période nous avons remanier notre blog, avec trois onglets nouveaux.

Actus Scientifiques

Dans un premier onglet « Actus Scientifiques » vous trouverez différentes informations générales et avis sur des produits naturels d’intérêts pour stimuler l’immunité ou aux potentialités antivirales. Nous allons démarrer par une grande étude sur les huiles essentielles et leur propriétés antivirales éventuelles. Ce sujet nous occupera sans doute sur plusieurs semaines et sera remis à jour régulièrement.

Nous souhaitons nous inscrire dans la droite ligne des déclarations du 16 mars 2020 du président de la République: « évitez l’esprit de panique, de croire dans toutes les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux-sachants «  Nous apporterons des informations scientifiquement étayées en toute humilité car l’immensité de ce que nous ne savons pas est bien plus grande que nos maigres certitudes !

Recettes et Astuces

La période est propice au rangement de sa maison et à la découverte de trésors oubliés dans nos tiroirs ! Nous vous invitons via nos réseaux sociaux à redécouvrir vos richesses en plantes et/ou huiles essentielles. Vous avez peu être aussi un petit jardin plein de promesses en ce début du printemps. Envoyer nous un message avec vos trouvailles et nous vous suggérerons sur nos réseau et sur ce blog mille et une façon de vous en servir utilement !

Fiches de Phyto-aromathérapie

Nous vous proposons de regrouper sous cet onglet des fiches didactiques sur des plantes ou des huiles essentielles, mettant ainsi une bibliothèque virtuelle à disposition de ceux qui souhaitent en savoir plus sur les plantes qui nous entourent.

Prenez soin de vous et de vos proches en restant chez vous !

Pour rappel Herbéo tient une permanence téléphonique du mardi au vendredi de 11h à 18h n’hésitez pas à laisser votre message si nous ne pouvons vous répondre dans l’immédiateté.

Respectez les consignes et ne cédez pas à la panique !

  • Suivez et respectez scrupuleusement les consignes de confinement
  • Restez chez vous et ne sortez que pour les motifs justifiés et valides
  • Laver vous les mains au savon souvent au cours de la journée
  • Eviter les contacts physiques et tenez vous autant que possible à distance de vos proches
  • Ne tousser pas en mettant vos mains devant la bouche mais tousser plutôt en mettant vos coudes devant la bouche cela évite de contaminer vos mains
  • Si vous pensez avoir des signes évocateurs d’une infection virale pulmonaire (toux, oppression respiratoire, température) ne vous rendez pas aux urgences ni chez votre généraliste utilisez le site
    https://maladiecoronavirus.fr/ et si nécessaire appelez le 15
  • N’appelez pas le 15 pour des renseignements, le bon numéro est le 0 800 130 000
    https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13894
  • Suivez les indications données par les médecins.