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La Fumeterre

Par Benjamin Delfaut

Nul besoin d’aller très loin pour mettre le nez sur des plantes médicinales ! Nous vous présentons aujourd’hui la fumeterre. Au fond du jardin, sur un talus, un tas de pierre ou contre un mur, vous y trouverez certainement de beaux spécimens de cette plante bienfaitrice. Alors, ne la piétinez plus et préservez-la ! Elle a tant de vertus.

Zoom sur la Fumeterre :

Fumaria sp.

Fumaria officinalis L. est désormais incluse dans la famille des Papavéracées (dont font partie le coquelicot et la chélidoine). Le nom du genre Fumaria dérive de l’allemand « Edraute » qui signifie « Rue des champs » et par glissement a donné « Edrauch » qui signifie « Fumée de terre ». Il s’agit d’une petite plante herbacée annuelle (30 à 80cm), cosmopolite des décombres. En France, elle apparaît au mois de février. Sa racine est pivotante et de taille bien inférieure aux parties aériennes ; sa tige, dressée ou rampante, est frêle et délicate : on a vite fait d’arracher la fumeterre par mégarde ! Les feuilles sont alternes et divisées, de couleur vert glauque.  On constate deux saisons de floraison : une au printemps (mars à mai), la seconde à l’automne si les conditions le permettent. Les fleurs sont regroupées en grappes à l’extrémité des tiges : elles sont rose clair, marqué de pourpre foncé voire de brun au sommet. Les fruits sont de minuscules capsules ovoïdes. Toute la plante dégage une légère odeur âcre. La fumeterre a une saveur amère qui a tendance à s’accroître au séchage.

Que renferme la fumeterre ?

En médecine, on emploie l’ensemble des parties aériennes fleuries.

La fumeterre renferme une forte teneur en sels minéraux (potassium) lui conférant une action diurétique. Elle contient aussi des tanins (astringence), des flavonoïdes (rutoside, isoquercétine), de l’acide fumarique et des acides-phénols qui vont participer à l’amertume de la plante. On retrouve de très nombreux alcaloïdes (près d’une centaine décrits au travers des différentes espèces de fumeterre) qui sont titrées à près de 0,3% du totum de la plante ; l’alcaloïde principal étant la protopine.

Protopine

À quoi peut-elle bien servir ?

L’amertume de la fumeterre (notamment en infusion des parties aériennes séchées) permet de stimuler l’appétit chez les convalescents (plante apéritive). Elle stimule l’ensemble des sécrétions digestives, principalement lorsque celles-ci font défaut : salivation, sucs gastriques, bile. Dans ce cas, prendre une tasse concentrée d’infusion 20 à 30 minutes avant de se mettre à table.

La fumeterre est amphocholérétique : cela signifie qu’elle est régulatrice du flux biliaire. Elle permet de stimuler les sécrétions biliaires par les hépatocytes lorsque le flux est insuffisant, a contrario elle diminuera cette fonction sécrétrice pour s’opposer à un débit trop important ; et elle facilite l’élimination de la bile (cholagogue). Elle exerce une action antispasmodique, en particulier au niveau du sphincter d’Oddi qui contrôle l’évacuation tant de la bile que des enzymes pancréatiques dans la lumière intestinale qui permettra une bonne digestion. Elle est indiquée dans les troubles hépato-biliaires (spécialité Oddibil® disponible en pharmacie): boue biliaire, dyskinésie biliaire, insuffisance de sécrétion hépato-biliaire, troubles digestifs liés à la prise de psychotropes. Aussi, elle améliore cliniquement les migraines d’origine digestive. En cas de lithiase, la prudence s’impose pour ne pas risquer d’aggraver la situation. L’action de la fumeterre est relativement douce et harmonieuse sur le plan vésiculaire, elle ne sera pas aussi drastique que l’artichaut ou le radis noir. Toutefois, on évitera de la prendre en automédication dans le cadre d’une indication décrite ci-dessus, mais seulement après un avis médical favorable.

La fumeterre est aussi un bon diurétique, elle sera indiquée dans les problèmes de rétention d’eau, ou en adjuvant d’un traitement contre l’hypertension (aubépine, olivier).

La fumeterre est une excellente plante pour réaliser une cure de drainage saisonnière !

L’expérience de l’usage traditionnel nous apprend que la durée de prise de la fumeterre en fera varier ses effets. En effet, si on la prend sur une dizaine de jours tout au plus, alors elle agira comme un tonique (sur les troubles digestifs et sur l’état général). Dans ces indications, on se limitera à des cures courtes, et on imposera des pauses thérapeutiques d’au moins 15 jours entre deux fenêtres de travail.

Si on poursuit la prise au-delà de 10 jours, alors la plante devient calmante (cela est dû principalement à ses alcaloïdes). À ce stade, elle devient tout indiquée pour les tempéraments agités, hypertendus (avec +/- une répercussion cardiaque de cette agitation : arythmie, tachycardie). Elle conviendra particulièrement lorsque le sujet sera pléthorique.

Sur une prise prolongée (minimum 1 mois) par voie interne et/ou externe (compresses imbibées de l’infusion qu’on boit), elle soutiendra la fonction d’élimination de l’émonctoire peau, qui est interdépendant du foie. Traditionnellement, on la recommande pour traiter les prurits, le psoriasis, l’eczéma suintant et les dartres.

Comment l’employer ?

On peut employer la fumeterre à l’état frais comme à l’état sec. Fraîches, les parties aériennes fleuries devront être utilisées sans attendre. Une fois séchées rapidement au soleil par temps sec ou sur des claies à l’ombre dans une enceinte contrôlée, les parties aériennes fleuries peuvent se conserver à l’abri de l’humidité et de la lumière durant au moins 2 ans. On infusera pendant 15 minutes, 5g de plante sèche ou 10g de plante fraîche pour 500mL d’eau frémissante. À boire en 3 fois avant les repas. Si l’amertume est un frein, usez d’ingéniosité et combinez-là à la menthe, la mélisse ou encore la matricaire.

On peut aussi réaliser une teinture-mère de fumeterre (bonne extraction des alcaloïdes en milieu alcoolique). On prendra l’équivalent de 30 gouttes 20 à 30 minutes avant les principaux repas, d’une teinture-mère au D1 (dilution au 1/10ème dynamisée après une macération de 3 semaines des plantes fraîches dans un alcool à 80° minimum, 1 part de plante fraîche pour 2 parts d’alcool).

Le Trèfle des près

Par Benjamin Delfaut

Trifolium pratense

Vous reconnaissez très certainement cette plante, très commune partout en France et dans l’ensemble de l’hémisphère Nord. On la croise aussi bien dans les bois, en lisière, dans les prairies, que dans les zones cultivées, en plaine comme en altitude. Plante vivace dont la feuille est trifoliée (composée de 3 folioles), chaque foliole étant en forme d’ellipse, de couleur verte avec parfois une sorte de tâche blanchâtre caractéristique sur le dessus. Les fleurs sont regroupées au sommet de la tige en une inflorescence globuleuse. Les pétales sont soudés, rosés/violacés au sommet et blancs à la base. L’inflorescence est entourée de stipules en pointe élargies des feuilles supérieures. N’avez-vous jamais goûté au nectar sucré de ces fleurs ? Souvenir d’un subtil plaisir enfantin pour certains…

On l’appelle trèfle commun, trèfle rouge, trèfle des près, trèfle violet, miel des près ou encore herbe à vache. Les botanistes, quant à eux, l’appellent Trifolium pratense L. Elle appartient à la famille des Fabacées (légumineuses).

Un concentré de nutriments et d’anti-oxydants!

Utilisée largement comme plante fourragère, elle demeure peu exploitée pour l’alimentation humaine. Et pourtant ! Elle renferme 12 à 15% de protéines, dont des acides aminés essentiels. À cela, on ajoute un cocktail de vitamines : provitamine A, B1, B3, C, E, K. Cette plante est une excellente reminéralisante : on y retrouve du potassium, du calcium, du magnésium, du phosphore ainsi qu’un large éventail d’oligo-éléments (zinc, fer, chrome, cuivre, sélénium, cobalt, bore, manganèse). Enfin, des polyphénols antioxydants puissants viennent compléter le tableau (quercétine, isoflavones). On peut manger l’ensemble de la sommité fleurie ainsi que les jeunes feuilles, aussi bien fraîches que séchées et pulvérisées, à saupoudrer dans les plats. Rien de tel pour recharger les batteries ! À combiner pourquoi pas à l’ortie piquante ou encore la prêle.

Du côté médicinal, qu’en dit-on ?

Cette plante trouvera toute son utilité chez les organismes épuisés et déminéralisés. À la fois diurétique et décongestionnante de l’ensemble du réseau lymphatique (vaisseaux lymphatiques et ganglions, grâce à la présence de dérivés coumariniques), elle permettra de stimuler le drainage en profondeur des diverses toxines qui peuvent engorger l’organisme : déchets cellulaires, médiateurs de l’inflammation, toxines bactériennes, etc. C’est sur le long terme qu’elle se révèlera la plus efficace. On pourra la préconiser en traitement de fond notamment en cas de terrain inflammatoire chronique (maladie auto-immune, sujet sédentaire avec alimentation trop riche, etc.).

Bien qu’absent des Pharmacopées Européenne et Française, le trèfle des près renferme des flavonoïdes originaux : des isoflavones (biochanine A, trifoside et formononétine, qui sont eux-mêmes des précurseurs de la génistéine et la daidzéine). Ces molécules sont des phyto-œstrogènes, c’est-à-dire qu’elles miment l’effet des œstrogènes dans l’organisme en se fixant sur leurs récepteurs. Le trèfle est recommandé notamment lors de la ménopause chez la femme, afin d’en atténuer les symptômes au moyen du rééquilibrage de la balance hormonale, ainsi que pour prévenir l’ostéoporose. En l’absence de données cliniques fiables (preuve de l’efficacité non démontrée car essais contradictoires), cette indication ne repose que sur l’usage traditionnel.

On contre-indique le trèfle rouge chez la femme enceinte ou allaitante, en cas d’hyperœstrogénie ainsi que chez les femmes ayant eu des antécédents de cancer hormono-dépendant (de même que pour le soja).  De par la présence en faible quantité d’une huile essentielle contenant du salicylate de méthyle (effet aspirine-like), on évitera par mesure large de précaution d’employer le trèfle rouge en même temps que des anticoagulants ou de l’aspirine.

Comment l’utiliser ?

On pourra préparer simplement des infusions à partir des sommités fleuries : on comptera 2 c. à soupe de plante sèche (ou 4 c. à soupe de la plante fraîche) par tasse de 200 ml, infuser 10 minutes dans une eau frémissante, boire à raison de 3 tasses par jour, entre les repas.

On pourra également préparer une teinture-mère de trèfle rouge et en consommer 100 à 150 gouttes par jour, entre les repas.

Point sur la recherche :

Bien que placées au centre de préoccupations de sécurité concernant leur potentiel à promouvoir la croissance des cellules cancéreuses hormono-dépendantes, les isoflavones du trèfle rouge et du soja ne font pas l’unanimité parmi les équipes de recherche. Testées en laboratoire sur des lignées cancéreuses humaines (1), les isoflavones du trèfle rouge et du soja ne semblent non seulement pas favoriser la croissance tumorale, mais en plus elles induiraient une diminution de la prolifération cellulaire, une augmentation de l’apoptose (= processus de mort cellulaire) ainsi qu’un arrêt du cycle cellulaire. La nature est pleine de surprise!

Chez l’homme, il semblerait que les isoflavones du trèfle rouge puissent avoir un rôle bénéfique dans la prévention et le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Cependant, le niveau de preuve demeure faible à l’heure actuelle, puisque les seuls essais conduits étaient des tests in vitro ou in vivo chez la souris.

Par ailleurs, des études préliminaires dans le domaine de l’oncologie semblent mettre en évidence un effet préventif (non pas curatif) du développement de cancer de la prostate chez l’homme. Là encore, les recherches n’ont pas dépassé le stade in vitro, le chemin est encore long avant d’escompter valider une quelconque indication dans ce domaine.

(1) Reiter, E., Gerster P., Jungbauer A. Red clover and soy isoflavones – an in vitro safety assessment. Gynecological Endocrinology : the official journal of the International Society of Gynecological Endocrinology. 2011, 12, pp.1037-42. PMID : 21801124

Covid-19: Une nouvelle organisation du Blog Herbéo pour vous conseiller et vous aider durant cette période particulière

Notre dernier billet sur une prévention naturelle raisonnée contre l’épidémie avait été écrit avant la grave extension des infections par le coronavirus et avant les mesures de confinement. Il reste d’actualité. Pour vous accompagner durant cette période nous avons remanier notre blog, avec trois onglets nouveaux.

Actus Scientifiques

Dans un premier onglet « Actus Scientifiques » vous trouverez différentes informations générales et avis sur des produits naturels d’intérêts pour stimuler l’immunité ou aux potentialités antivirales. Nous allons démarrer par une grande étude sur les huiles essentielles et leur propriétés antivirales éventuelles. Ce sujet nous occupera sans doute sur plusieurs semaines et sera remis à jour régulièrement.

Nous souhaitons nous inscrire dans la droite ligne des déclarations du 16 mars 2020 du président de la République: « évitez l’esprit de panique, de croire dans toutes les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux-sachants «  Nous apporterons des informations scientifiquement étayées en toute humilité car l’immensité de ce que nous ne savons pas est bien plus grande que nos maigres certitudes !

Recettes et Astuces

La période est propice au rangement de sa maison et à la découverte de trésors oubliés dans nos tiroirs ! Nous vous invitons via nos réseaux sociaux à redécouvrir vos richesses en plantes et/ou huiles essentielles. Vous avez peu être aussi un petit jardin plein de promesses en ce début du printemps. Envoyer nous un message avec vos trouvailles et nous vous suggérerons sur nos réseau et sur ce blog mille et une façon de vous en servir utilement !

Fiches de Phyto-aromathérapie

Nous vous proposons de regrouper sous cet onglet des fiches didactiques sur des plantes ou des huiles essentielles, mettant ainsi une bibliothèque virtuelle à disposition de ceux qui souhaitent en savoir plus sur les plantes qui nous entourent.

Prenez soin de vous et de vos proches en restant chez vous !

Pour rappel Herbéo tient une permanence téléphonique du mardi au vendredi de 11h à 18h n’hésitez pas à laisser votre message si nous ne pouvons vous répondre dans l’immédiateté.

Respectez les consignes et ne cédez pas à la panique !

  • Suivez et respectez scrupuleusement les consignes de confinement
  • Restez chez vous et ne sortez que pour les motifs justifiés et valides
  • Laver vous les mains au savon souvent au cours de la journée
  • Eviter les contacts physiques et tenez vous autant que possible à distance de vos proches
  • Ne tousser pas en mettant vos mains devant la bouche mais tousser plutôt en mettant vos coudes devant la bouche cela évite de contaminer vos mains
  • Si vous pensez avoir des signes évocateurs d’une infection virale pulmonaire (toux, oppression respiratoire, température) ne vous rendez pas aux urgences ni chez votre généraliste utilisez le site
    https://maladiecoronavirus.fr/ et si nécessaire appelez le 15
  • N’appelez pas le 15 pour des renseignements, le bon numéro est le 0 800 130 000
    https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13894
  • Suivez les indications données par les médecins.

Les conseils d’Herbéo pour la prévention de l’infection au coronavirus avec des plantes et des huiles essentielles

La diffusion du coronavirus, Covid-19 est maintenant devenue un problème majeur de santé publique.

La nouveauté et la forte contagiosité de ce virus invite à la prudence. Nouveau virus implique qu’il n’y a donc pas d’immunité acquise chez l’homme et forte dissémination par voie aérienne (gouttelettes de salive) et contact d’homme à homme (mains, face). Beaucoup reste encore à découvrir sur ce virus et les équipes médicales et scientifiques font un travail extraordinaire et doivent être remerciés de cela.

Les autorités mettent en place les plans nécessaires pour limiter l’épidémie et l’heure est plus à l’attention et au suivi des consignes qu’aux polémiques et à la propagation de fausses nouvelles.

Des évolutions négatives comme une contamination à large échelle ou une mutation virale pour une maladie plus agressive sont, bien sur, possibles mais il faut aussi garder la tête froide il y a somme toute peu de cas dramatiques pour le moment.

Avant d’en venir à la prévention en phyto-aromathérapie, rappelons des consignes de base:

  • Laver vous les mains au savon souvent au cours de la journée
  • Eviter les contacts physiques et tenez vous autant que possible à distance de vos contacts
  • Ne tousser pas en mettant vos mains devant la bouche mais tousser plutôt en mettant vos coudes devant la bouche cela évite de contaminer vos mains
  • Si vous pensez avoir des signes évocateurs d’une infection virale pulmonaire (toux, oppression respiratoire, température) ne vous rendez pas aux urgences ni chez votre généraliste mais appelez le 15
  • N’appelez pas le 15 pour des renseignements, le bon numéro est le 0 800 130 000
    https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13894

Si vous souhaitez, en complément, utiliser la phyto-aromathérapie voici nos conseils pour deux stratégies complémentaires l’une de l’autre.

Je stimule mes défenses immunitaires

De multiples composants issus de champignons et plantes sont connus pour stimuler les défenses immunitaires et ainsi prévenir des infections tant bactériennes que virales.

Attention aucune de ces plantes n’a montré d’action spécifique sur le Covid-19, il s’agit de plantes traditionnellement utilisées pour prévenir les maladies infectieuses notamment pour le sphère broncho-pulmonaire.

Echinacée

Les composants actifs et les propriétés de l’échinacée ont déjà été abordées sur ce blog : Herbéo aime la phytothérapie avec les SIPFs (Suspension Intégrale de Plante Fraîche): L’Echinacée L’échinacée est une plante d’origine américaine mais pousse bien sous nos climats.

Vous pourrez utiliser la décoction de racines, des extraits liquides: Suspension Intégrale de Plante Fraiche (SIPF) ou teinture ou des extraits secs en gélules. Des produits combinant echinacée et d’autres plantes immunostimulantes ou des produits de la ruche (propolis) existent sur le marché.

Les choix d’Herbéo: Echinacée SIPF / Phytolys Echinacée / Immunolys(R) / Echinacée complexe (avec Propolis) / tisane composée. Associer de la vitamine C est probablement une bonne idée. Vitamine C naturelle en comprimé ou des plantes comme le fruit de l’églantier (cynorhodons), l’argousier, l’hibiscus …. Notre article sur la vitamine C

Autres plantes immunostimulantes

Elles sont nombreuses: Astragale Astragalus membranaceus; Andrographis Andrographis paniculata; Griffe du chat Uncaria tomentosa; Lapacho Tabebuia sp… toutes ont un bon niveau d’évidences scientifiques de la démonstration de leur effet bénéfique sur l’immunité et comme antiviral (bien que, une nouvelle fois, aucune étude n’a été faite sur le Covid-19 spécifiquement). Ces plantes vont principalement être disponible en extrait sec en gélules, parfois la plante est disponible sous forme de tisane.

Les choix d’Herbéo: En gélules d’extraits / tisane composée. Associer de la vitamine C est également une bonne idée.

Champignons

Plusieurs champignons peuvent être intéressants notamment le Reishi Ganoderma lucidum, le Maitake Grifola frondosa et le Shiitake Lentinus edodes. Les carpophores (parties aériennes) des champignons sont réduites en poudre ou mieux on procède à l’extraction des principes actifs, principalement des polysaccharides, pour obtenir des extraits plus concentrés.

Les choix d’Herbéo: En gélules d’extraits d’une espèce de champignons ou un mélange de différentes espèces.


J’utilise les huiles essentielles anti-infectieuses en cas de besoin

Certaines huiles essentielles ont des propriétés anti-infectieuses remarquables, il est souvent difficile de distinguer leur potentialité anti-bactériennes, antivirales et antifongiques. Des associations pertinentes sont possibles en sélectionnant des huiles de compositions moléculaires complémentaires. La liste des huiles essentielles anti-infectieuses est longue nous ne vous proposerons qu’une sélection organisée suivant leur principaux composants. Là encore aucune n’a fait l’objet d’expérimentation spécifiquement sur le Covid-19.

Pour une utilisation raisonnable des huiles essentielles reportez vous à notre précédent article: Le conseil Herbéo: Les contres indications des huiles essentielles
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Huiles à phénols

Pour n’en citer que trois: Origan, Sarriette, Thym à thymol…. Déjà abordées dans ce blog ces huiles sont parmi les plus anti-infectieuses mais aussi les plus délicates à utiliser. Le conseil Herbéo: Les précautions d’emploi des Huiles essentielles à Phénols

Nous aimons bien l’huile essentielle de Serpolet moins riche en phénols mais au profil moléculaire plus diversifié, peut être à privilégier pour combiner efficacité et sécurité d’utilisation.

Bien que ne contenant pas de phénols nous pouvons aussi citer ici les huiles essentielles de clou de girofle et de cannelle feuille (contiennent de l’eugénol) et de cannelle écorce (contient de cinnamaldéhyde) Très anti-infectieuses mais aussi délicates d’utilisation

Huiles à alcool mono-terpéniques

Toutes contiennent une forte proportion de petites molécules à fonction alcool ayant de bonnes propriétés anti-infectieuse: bois de Ho, thym à linalol, arbre à thé, thym à thujanol… Plus facile d’utilisation et moins agressive mais aussi douées d’une activité anti-infectieuse moindre.

Voir par exemple notre article sur le Bois de HO

Huiles à cinéole

Autrefois le cinéole était appelé eucalyptol… on retrouve donc dans cette liste l’huile essentielle d’eucalyptus radié, d’eucalyptus globuleux d’eucalyptus de smith et également d’autres espèces dont le fameux ravintsara (Cinnamomum camphora de Madagascar), le saro, le niaouli et plus local le laurier noble. Pourquoi pas aussi la Marjolaine sylvestre Thymus mastichina qui comporte à la fois des alcool mono-terpéniques et du cinéole en forte proportion.

Je diffuse des huiles essentielles dans mon environnement

Au final je fais quoi ?

Pourquoi pas diffuser chez soi ou au bureau des mélanges d’huiles essentielles purifiantes et assainissantes. Différents mélanges existent et sont délicieusement parfumés. Il faut toutefois un appareil de diffusion si possible fonctionnant par nébulisation ou ultrasonique. Attention aussi aux précautions à prendre pour les enfants, les personnes épileptiques, asthmatiques et également si un chat habite la maison !

Attention aussi à ne pas surcharger votre atmosphère avec des concentrations d’huiles essentielles qui seraient alors plus toxique que positive.

Je désinfecte mes mains régulièrement

C’est un réflexe à prendre en période d’épidémie infectieuse et il est facile de fabriquer son spray anti-infectieux à moindre frais. Votre notre petit article sur ce sujet :
Les gels antibactériens dangereux pour la santé ? Faites des sprays aux huiles essentielles !

Je fais une cure pour stimuler mes défenses

Tisane, gélules, extrait liquide à vous de choisir ! Il est difficile de recommander une plante plutôt qu’une autre. Un bon protocole pourrait être Echinacée seule ou associée à la propolis durant 3 semaines puis Champignons en association 3 semaines. Demandez toujours conseil à un spécialiste, certaines pathologies et certains traitements sont contre indiqués avec ces remèdes naturels.

En plus je me fais une tisane, voici un exemple qui pourra être adapté à chacun !

Dans un premier temps je fais une décoction (le plantes sont mises dans l’eau bouillante pour 4 à 5 min) de racines d’échinacée d’écorces de lapacho et de cannelle puis après avoir couper la source de chaleur et laisser un peu baisser la température j’ajoute un mélange de feuilles de thym, fleur de sureau, et fruits d’églantier. Je laisse infusez 10 minutes avec un couvercle, je filtre et bois au moins deux bols chauds dans la journée.

J’ai une petite synergie d’huile essentielles anti-infectieuse en prévention

De nombreuse recette sont possibles voici par exemple un mélange équilibré avec différentes familles de molécules anti-infectieuses:

Ce roll on permettra d’appliquer facilement un peu de la solution en la faisant pénétrer sur les avant-bras. La fréquence, la durée d’utilisation et la composition des synergies sont à adapter en fonction de votre exposition potentielle suivant votre lieu d’habitation et votre vie sociale. N’hésitez pas à demander conseil !

  • Huile essentielle de Marjolaine sylvestre 0,5 ml (environ 15 gouttes)
  • Huile essentielle de Serpolet 0,5 ml
  • Huile essentielle de Laurier noble 0,5 ml
  • Huile végétale de jojoba pour compléter dans un petit flacon « roll on » de 10ml

Je me méfie des remèdes miracle

De nombreux produits sont trop rapidement promus par des auteurs peu scrupuleux comme cure naturelle DU coronavirus… méfiance la réalité est qu’aucun remède naturel n’a été validé sur ce virus. Les conseils donnés ci dessus sont, nous le pensons, de bon sens et étayés par des nombreuses études sur les propriétés des plantes et huiles essentielles citées et peuvent aider à stimuler les défenses de notre organisme.

Mais n’oubliez pas que devant des signes pulmonaires avec fièvre il vous faut appeler le 15 et faire face sans angoisse à un dépistage pour éviter une propagation du virus.

Compléments alimentaires – Les conseils d’Herbéo, l’herboristerie de Bordeaux : La Vitamine C

Avoir du tonus et combattre la fatigue… prenez des plantes à vitamines C !

L’histoire de la Vitamine C est aujourd’hui bien connue du grand public. Sa déficience chez les marins au temps des long voyages à la voile provoquait une maladie mortelle, le scorbut, qui pouvait être évitée lorsque l’on ajoutait au régime des fruits et des légumes et notamment des jus de citron et/ou d’orange. Les signes principaux constaté lors de la déficience en vitamine C nous aident à comprendre le rôle exact de cette substance :

  • Fatigue intense
  • Œdèmes des membres
  • Saignements des muqueuses et sous cutanées
  • Complications infectieuses

Résistance à la fatigue et aux infections, maintien des fonctions vasculaires et de l’intégrité des muqueuses mais aussi d’autres fonctions importantes comme la cicatrisation et la réparation des altérations du collagènes (affections rhumatismales, consolidation des fractures…).

Chimiquement la vitamine C s’appelle acide l-ascorbique et provient directement du métabolisme du glucose. Il existe un équilibre entre la forme oxydée et la forme réduite l’acide déhydroascorbique. La plupart des animaux sont capables de synthétiser la vitamine C mais le singe et l’homme dépendent totalement d’un apport extérieur (c’est la définition d’une vitamine) qu’ils trouvent en général dans les fruits et légumes. La vitamine C est hydrosoluble (dissoute facilement dans l’eau). Lors de la cuisson des aliments c’est plus l’élimination dans l’eau de cuisson que la température qui fera baisser le taux de vitamine C. Les plantes à vitamine C sont donc tout à fait indiquée pour la réalisation de tisanes.

Pour un adulte les besoins journaliers en vitamine C vont de 50 à 150 mg en fonction du degré d’activité physique, du niveau de stress ou de pathologies associées. Prise par voie orale la vitamine C va rapidement être absorbée au niveau de l’intestin grêle et se répartir dans l’organisme, foie, corticosurrénales et hypophyse sont particulièrement riche en vitamine C. L’élimination de la vitamine C se fait principalement dans les urines et dans la sueur.

Du fait de la richesse et de la variété de notre alimentation, le scorbut est, heureusement, aujourd’hui une maladie disparue. Une supplémentation en vitamine C pourra être utile dans les cas suivants.

Adaptation au stress et à l’effort. La vitamine C intervient dans la synthèse du cortisol, hormone de l’adaptation au stress et de la régulation des inflammations d’où la richesse des glandes corticosurrénales à l’origine du cortisol en vitamine C.

Métabolisme du collagène. La vitamine C permet la synthèse d’hydroxyproline, composant principal du collagène. Aide à la cicatrisation, réparation des tendons et prévention des pathologies des articulations font partie des bienfaits d’une supplémentation en vitamine C.

Résistance aux infections. Importante pour la fabrication des anticorps et la défense contre bactéries et virus, la vitamine C est l’alliée des enrhumés !

Métabolisme du fer et des neurotransmetteurs aminergiques. La vitamine C est nécessaire à l’absorption et la fixation du fer et également à la synthèse de la dopamine, de la noradrénaline et de l’adrénaline. Tout ces métabolismes font intervenir des réactions d’oxydo-réductions ou la vitamine C intervient comme cofacteur.

Détoxification. Les réactions hépatiques de détoxification impliquent des enzymes d’oxydation. Des facteurs comme la vitamine C permettant la régénération des systèmes enzymatiques sont indispensables.

Stress oxydatif. Plus généralement la vitamine C est un excellent antioxydant pour la prévention du stress oxydatif et du vieillissement cellulaire.

Vitamine C avec bioflavonoïdes; action retard

Quelles sont les plantes à vitamine C ?

Champion le fruit du camu camu, Myrciaria dubia, Myrtacées avec 2,5g de vitamine C pour 100g de fruit puis l’acérola, Malpighia punicifolia, Malpighiacée avec 1,6g. Le camu camu vient d’Amazonie et l’acérola des Antilles. Nous trouvons plus près de nous également des fruits très riche en vitamine C, le cynorrhodon, fruit de l’églantier sauvage, Rosa canina, Rosacées, est sur le podium avec une médaille de bronze et 1g de vitamine C pour 100g de fruit. De bonnes sources de vitamines C vont pouvoir être retrouvées dans la baie d’argousier, le fruit de cassis, le calice de la fleur d’hibiscus, le persil, le kiwi, l’ortie, le brocolis…. Finalement l’orange et le citron si célèbres ont des quantités modérées avec seulement 55 à 60 mg pour 100g de fruit.

Une supplémentation en vitamine C pour qui ?

Sportif en période d’activité intense notamment durant l’hiver ou en climat frais, pour augmenter l’adaptation de l’organisme et la résistance aux infections.

Etudiant en révision, pour une meilleure résistance au stress et l’optimisation des performances.

Après un traumatisme, blessures, tendinite, entorse, fractures pour aider à la cicatrisation et à la reconstruction ligamentaire et osseuse.

Lors d’une infection bactérienne ou virale pour stimuler les défenses de l’organisme

Chez les personnes anémiées pour favoriser l’absorption du fer.

Comment prendre de la vitamine C ?

Préférez la vitamine C naturelle issue des plantes car les plantes fabriquent uniquement la forme active de la vitamine C. En gélules ou comprimés et pourquoi pas en tisane, le vitamine C étant très soluble dans l’eau.

Une tisane tonifiante riche en vitamine C :

La tisane Tonique d’Herbéo:
Eleuthérocoque, cynorrhodons, eucalyptus, hibiscus, ortie, menthe 100% Bio

Compléments alimentaires – Les conseils d’Herbéo, l’herboristerie de Bordeaux : La Vitamine B12

L’histoire de la vitamine B12 est liée à celle de la maladie de Biermer encore appelée anémie pernicieuse. Cette anémie d’installation progressive est dû à une atteinte auto-immune empêchant par altération des parois gastro-intestinales l’absorption de la vitamine B12.

L’action antianémique du foie de veau mise en évidence dans les années 1920 oriente les recherches vers l’identification des substances actives. En 1948 est décrit la vitamine B12 ou cyanocobalamine qui, à doses infimes, permet de corriger les troubles hématologiques de la maladie de Biermer. En fait plusieurs substances de structure chimique proches possèdent une activité vitaminique de type B12.

Moléculairement la vitamine B12 a une structure complexe formée d’un noyau tetrapyrrolique au centre duquel figure un atome de cobalt, un groupe nucléotidique et un groupement variable qui va permettre de distinguer la cyanocobalamine (groupe cyano CN), l’hydroxocobalamine (groupe hydroxyl OH) ou la méthylcobalamine (groupe méthyle CH3). La vitamine B12 est soluble dans l’eau.

Les vitamine B12 sont synthétisées par les bactéries intestinales et principalement chez les ruminants. Elle est ensuite présente dans la chair des animaux et stockée principalement dans le foie. L’homme ne peut compter que sur un apport extérieur par la consommation de viande de ruminant et/ou de lait ou produits dérivés. Les végétaux sont dépourvus de vitamine B12. Malheureusement l’absorption intestinale de cette vitamine est faible et ne dépasse pas 50%.

La vitamine B12 absorbée est stockée dans notre foie et nous avons normalement de 2 à 3 mg « en stock » soit environ 3 ans de réserve. En effet les quantités nécessaires par jour sont infimes : environ 2,5 à 5 µg. Dans un régime végétarien une carence peut s’installer très progressivement car les apports sont réduits uniquement aux micro-quantités présente dans des microorganismes présents sur les légumes absorbés.

L’absorption de la vitamine B12 par le tube digestif est faible par un mécanisme passif lorsque les quantités de vitamine sont importantes dans la lumière intestinale (cela ne concerne toutefois pas plus de 1% de cette quantité !), et par un mécanisme actif intervenant pour les doses plus faibles de vitamine B12 en combinant deux molécules de vitamine B12 à une protéine de protection et de transport synthétisée par la paroi stomacale appelée « facteur intrinsèque ». Ce complexe est protégé de la dégradation enzymatique intestinale et va être absorbé par les entérocytes de l’iléon via des récepteurs spécifiques. D’autres protéines de transport plasmatique prendront alors en charge la vitamine B12 pour l’emporter sur son lieu de stockage (le foie) ou d’utilisation.

Il faut retenir qu’une bonne intégrité de la paroi digestive et une acidité suffisante dans l’estomac sont indispensable à la bonne absorption de la vitamine B12 et faire le lien avec l’augmentation des syndromes de perméabilité et des dysbioses intestinales ainsi que le recours a des traitements antiacides par inhibiteurs de la pompe à proton au long cours.

Cyano- et hydroxy-cobalamine sont des formes de transition menant à la méthyl- ou 5-deoxyadénosyl-cobalamine seules forment biologiquement actives comme co-facteur de plusieurs réactions physiologiques d’importance :

  • La transformation de l’homocystéine en méthionine
  • Le métabolisme des folates qui est capital pour la synthèse de l’ADN
  • Le métabolisme de certains acides gras et acides aminés

Les conséquences d’une carence chez l’homme se caractérise par les signes suivants :

  • Une fatigue intense
  • Des signes digestifs avec anorexie et diarrhées
  • Des troubles neurologiques : douleurs et engourdissement des extrémités, troubles de la marche de la mémoire et de l’humeur. La carence en vitamine B12 affecte notamment la synthèse de myéline qui gaine les prolongements nerveux et permet la conduction de l’influx nerveux.
  • Une anémie avec pâleur, difficultés respiratoires à l’effort, l’anémie concerne les trois lignées sanguines (globules rouges, blancs et plaquettes) et est dite « mégaloblastique » caractérisée par la présence de grandes cellules aux caractéristiques immatures dans la moelle osseuse.

La carence en vitamine B12 peut être attestée en cas de suspicion par un dosage sanguin.

Les carences proviennent de déficits alimentaires et/ou de troubles liés au processus d’absorption. Régime végétarien strict ou les apports en vitamine B12 sont réduits uniquement aux microquantités présentes dans des microorganisme présent sur les végétaux absorbés.

Déficit d’absorption par manque congénital d’une protéine de transport (cas génétique rares), par atteinte auto-immune (maladie de Biermer) ou suite de chirurgie intestinale (obésité, cancers, maladies inflammatoires). Des déséquilibres importants de la flore, l’atteinte des muqueuses intestinale notamment due à des intolérances alimentaires peut aussi entrainer après épuisement des stocks hépatiques (cf ci-dessus) une carence en vitamine B12. Hypoacidité gastrique fréquente notamment chez les personnes âgées et les personnes traitées par les inhibiteurs de la pompe à protons (-prazole)

La complémentation en vitamine B12 en cas de carence peut être fait par injection intramusculaire qui permet de refaire rapidement les stocks de l’organisme mais aussi par voie orale. Malgré la faible absorption de cette vitamine les quantités journalières nécessaires étant très faibles la voie orale pourra donner satisfaction.

En dehors des pathologies carentielles évoquées plus haut une supplémentation en vitamine B12 pourra être envisagée chez les personnes fatiguées, en convalescence, chez les personnes âgées, les éthyliques et les personnes atteinte de polynévrites. La femme enceinte végétarienne doit être vigilante et se complémenter en vitamine B12 pour éviter toute carence pour le fœtus.

Les personnes traitées par des médications antiacides, la metformine ou la colchicine peuvent nécessiter une supplémentation, ces médicaments diminuant l’absorption de la vitamine B12.

Il n’y a pas de risque de surdosage et d’hypervitaminose avec la vitamine B12 et sa tolérance est excellente.

Vitamine B12 (méthylcobalamine) et vitamine B9

En bref :

Ou trouver de la vitamine B12

Pour 100 g d’aliment :

Foie de mouton ou de veau       60 -65 µg

Crustacés            15 – 30 µg

Sardines              10 – 12 µg

Saumon, Thon   4 µg

Charcuterie        1 – 2 µg

Qui doit se poser la question d’une supplémentation ?

  • Personnes souffrant d’anémie de Biermer ou d’un affection congénitale touchant l’absorption de la vitamine B12
  • En cas de fatigue ou convalescence après une chirurgie digestive
  • En cas de névrites périphériques avec engourdissement des extrémités
  • Chez les personnes traitées au long cours par des inhibiteurs de la pompe à proton (–prazole), la metformine ou la colchicine
  • Chez les végétariens stricts particulièrement chez les femmes enceintes

Comment prendre de la vitamine B12

  • En consommant des aliments riches en vitamine B12
  • En prenant une complémentation sous forme liquide ou solide
    • La spiruline et la Klamath contiennent de la vitamine B12 mais cette fraction vitaminique est semble-t-il peu active et peu disponible
    • L’intérêt de la cyanocobalamine (plus stable) par apport à la méthylcobalamine (directement active et potentiellement plus biodisponible) est discuté

Quelques idées fausses

  • Notre flore intestinale fabrique suffisamment de B12       FAUX !
  • Les aliments fermentés apportent suffisamment de B12      FAUX !

Dans un prochain article tout sur la vitamine B9 et pourquoi l’associer à la B12 !